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dimanche 15 janvier 2012

Aymard le Canard

Je vous remercie pour vos messages de sympathie suite à mon appel à témoins dans le cas de la disparition de mon cher Edgar.

Comme les recherches ont fait chou blanc et qu'il n'est pas toujours évident de voyager seule, son remplaçant est arrivé par les bons soins de Daisy et Thomas.



Aymard le canard est le cousin orange d'Edgar. Il a passé son baptême de l'air avec brio et il aime déjà beaucoup la bière Chang, la plongée et paresser dans une poche de mon sac à dos.

lundi 12 décembre 2011

Wanted


Après un mois sans nouvelles, je lance un avis de recherche : Edgar s'est fait la malle.

Profitant d'un instant d'inattention, il a échappé à la vigilance de mes yeux avertis et a décidé de rester un peu plus longtemps en Nouvelle-Zélande. Il m'avait confié son coup de coeur pour le pays au long nuage blanc (que je partage) et quand il n'a pas réapparu sur les routes de Tasmanie, j'en ai déduit qu'il continuait à explorer (sans moi!!!) l'île du Sud. Il a peut-être rencontré une cane à son goût et a définitivement immigré ?

Je suis inquiète et surtout triste car j'ai perdu mon compagnon de voyage de 6 mois de bourlingue, qui m'a tenu compagnie pendant des milliers de kilomètres sur les routes du monde.

Alors je lance un appel : si vous avez vu, croisé, entendu ou parlé à Edgar ces dernières 4 semaines, donnez moi des nouvelles car il me manque !!!

samedi 22 octobre 2011

L'île du Sud - fin du séjour avec Eva et cie


C'est assise dans une cabine téléphonique au milieu de la ville dévastée de Christchurch que je vous envoie ces nouvelles de la fin de mon séjour sur l'île du Sud avec Eva, Tacky Tacot et cie. Enjoy !
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Après l’adrénaline de Queenstown, rien de tel qu’un petit séjour près d’un lac pour se ressourcer. On choisit le lac de Manapouri et sa proximité avec le Doubtful Sound. Un « Sound » n’est pas un fjord mais ça y ressemble méchamment. Il y a aussi le Milford Sound mais qui est (selon les échos de voyageurs), beaucoup plus touristique que son voisin Doubtful. Qui s’appelle « Incertain » selon Captain Cook qui n’était pas sûr qu’il y ait assez de vent pour en sortir quand il a visité la région. Nous voulions le visiter en kayak mais pas de bol, comme ce n’est pas la saison touristique, il manquait deux autres personnes pour que la compagnie sorte ses kayaks. On a donc dû se rabattre sur la croisière. Double croisière faudrait-il dire car avant d’arriver dans le Sound lui-même, il faut traverser le Lac Manapouri, débarquer à terre, puis prendre un bus qui traverse un col de montagne avant de monter dans un autre bateau pour la visite du Sound. 

Lake Manapouri
 Il ne faisait pas magnifique quand on est partis mais c’est une des régions de NZ qui reçoit le plus de pluie par an. Et l’atmosphère du Sound avec de la brume et des nuages accrochés aux cîmes des montagnes environnantes est tout simplement magique. Après la traversée du Lac Manapouri, on visite la Manapouri Power Station, une centrale hydro-électrique enterrée à 200 mètres sous terre. Petite prouesse d’ingéniérie, sa visite est fascinante car dans les années 60, il a fallu creuser un tunnel de 2 km à travers une des roches les plus épaisses au monde, à coup de dynamite. 

La centrale électrique de Manapouri
 Lors de la croisière sur le Sound, on croise des Blue pinguins (manchots pygmées), de nombreuses cascades et surtout du silence. Vu son inaccessibilité, le Sound est peu visité. Quelques bateaux de croisière viennent bien y faire un tour de temps en temps mais sinon, ce sont juste des terres inviolées et intouchées. 
Le Doubtful Sound
 
Après notre croisière qui a duré toute la journée, on se pose le long du Lac Monowai, encore un havre de paix reculé, où seuls des chasseurs partent en bateau dans les huttes pour essayer de débarrasser le pays des cerfs importés qui sont devenus une nuisance pour la faune locale.

La solitude du Lac Monowai
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L’étape suivante de notre voyage nous emmène dans les Catlins, une superbe région tout au sud du pays, pleine de collines verdoyantes remplies de moutons et vaches et d’une côte déchiquetée que se partagent les vagues rugissantes, les plages immaculées et les falaises abruptes. On se pose d’abord à Slope Point, le point le plus au sud de l’île du Sud, dans une ferme où on va aider à donner à manger aux veaux et aux agneaux esseulés. Très sympa !
Slope Point
 On fait la route à notre aise, aidées par un magnifique soleil. Après le phare de Waipapa Point et ses phoques, nous voilà à Curio Bay, où, à marée basse, on voit apparaître les vestiges d’une forêt fossilisée vieille de 180 millions d’année. Assez curieux de se retrouver près d’un vieux tronc figé dans la pierre, avec des vagues immenses à quelques mètres. Curio Bay était le premier endroit de notre liste pour voir des yellow-eyed pinguins (pingouins aux yeux jaunes ou, pour le nom scientifique, des manchots antipodes). Pas de chance, ils n’étaient pas dans le coin pendant notre visite. Dans la baie voisine, on est sensé voir des dauphins en été mais comme ce n’est encore que le début du printemps…

Curio Bay
 On visite quelques belles petites chutes le long de la route, qu’on atteint après une petite marche dans la forêt humide. Après la plage déserte de Cannibal Bay, on arrive à Nugget Point. Pour atteindre le phare, il faut emprunter un chemin spectaculaire qui plonge de chaque côté dans le vide. Tout en bas, sur les rochers, des phoques se prélassent au milieu des mouettes, cormorans et autres oiseaux marins. La vue sur la mer est tout simplement splendide !
Le phare de Nugget Point
 On s’arrête pour la nuit à Kaka Point, où on passe la soirée dans le seul pub local, pour voir les All Blacks battre les Wallabies en demi-finale de la Coupe du monde de rugby. 

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Dunedin est la deuxième ville de l’île du Sud et nous charme tout de suite par ses maisons victoriennes, sa place octogonale, sa vieille gare et son atmosphère estudiantine (Dunedin est le siège de l’université d’Otago). On se prélasse au soleil dans les jardins botaniques avant de prendre la direction de la péninsule d’Otago. 

Relax dans le jardin botanique de Dunedin
 Après avoir établi notre camp de base à Portobello, on met le cap sur Sandfly Bay, où on peut observer des manchots antipodes revenir sur la plage après leur journée de pêche en mer. On descend dans les dunes où on observe des lions de mer jouer sur la plage et dans les vagues. Pas l’ombre d’un manchot mais il faut dire que ces pingouins sont très timides et ne sortent pas de l’eau s’il y a des humains en vue. Et comme par hasard, nous ne sommes pas les seules à avoir eu l’idée de venir les observer. Chou blanc pour les pingouins mais vue magnifique avec l’orage qui approche.

Sandfly Bay
 
L’  « orage » durera 24h… Une journée entière de tempête : vent à décorner les bœufs et pluie battante. Bref, à notre réveil, on décide quand même d’aller au Penguin Place, une réserve privée qui fournit un habitat aux manchots antipodes et offre des visites guidées par un système de tranchées pour aller observer ces petites bêtes de plus près. On a la chance d’en observer 7 dans des positions différentes : en train de couver, en train de marcher sous la pluie battante (ça ne les dérange visiblement pas du tout), en train de se baigner dans une mare ou en train de taper la converse avec un gros phoque. 

Un manchot antipode alias yellow-eyed pinguin
 Après s’être presque envolées à la pointe de la péninsule dans l’espoir d’apercevoir la colonie d’albatros royaux (et eux non plus n’aiment pas la tempête), on retourne à Dunedin pour finir l’après-midi au cinéma… 

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On continue notre remontée vers le nord et on s’arrête à Moeraki, célèbre pour ses « boulders », des rochers tous ronds éparpillés sur la plage. Observables uniquement à marée basse et il faut quand même se mouiller les pieds pour les atteindre mais ce phénomène géologique nous amuse beaucoup. Au bout de la péninsule de Moeraki, on fait une très chouette ballade jusqu’au phare de Katiki Point, où on observe de nombreux phoques et même un manchot antipode en train de couver. 

Moeraki Boulders
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Oamaru est la ville du pingouin. Elle possède une grande colonies de manchos pygmées (qu’on ne verra pas – non merci la transformation de la vue des pingouins en phénomène de foire)  et de manchots antipodes. Après la visite du quartier historique de Oamaru, on ira observer ces derniers sur la plage et on en verra deux, de très loin, sortir de la mer pour rentrer dans leur nid. Au final, on aura vu 10 pingouins aux yeux jaunes, pas mal vu qu’il en reste à peine 900…
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 Grosse route pas très intéressante entre Oamaru et Christchurch, on décide de passer notre dernière nuit dans Tacky Tacot sur la péninsule de Banks. Plus particulièrement à Akaroa, une petite colonie de pêcheurs où s’étaient installés un groupe de colons français au milieu du 19ème siècle. Après la visite du village, on s’installe pour notre dernière soirée : apéro au soleil, vue sur la baie et steaks grillés – que demander de plus ?

Le port d'Akaroa
On rentre à Christchurch par le chemin des écoliers, une route toute sinueuse sur les crêtes et dans les nuages. Magnifiques points de vue avant de redescendre sur Christchurch. 

Péninsule de Banks - Summit Road
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Au plus on se rapproche du centre de Christchurch, au plus on peut voir les dégâts laissés par le terrible tremblement de terre de 6,3 sur l’échelle de Richter, qui a détruit la ville le 22 février dernier. Après avoir déposé nos affaires dans une charmante petite auberge à quelques mètres de la Red Zone, on va rendre Tacky Tacot (snif, il nous a quand même été bien fidèle, la seule aventure qu’il nous ait causé ayant été notre faute : notre embourbement à Otaki). Bizarre de se retrouver à pied après ces 23 jours avec notre vieux tacot. On rentre à l’auberge par des chemins détournés. Détournés car de nombreuses rues sont fermées et le centre de la ville est un no man’s land où seuls travaillent les grues de démolition. Vraiment triste de voir ça de nos propres yeux, tous ces dommages causés par ce sursaut de la croûte terrestre. 

Le centre de Christchurch dévasté
 On passe notre dernière soirée ensemble… au pub ! Ce soir, c’est la « petite finale » entre Wales et l’Australie. Les Wallabies gagnent et nous on se fait des potes, qui nous explique certaines subtilités du jeu.

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Voilà, ce matin à 5h30, Eva est repartie vers la Belgique et j’en profite au passage pour la remercier d’être venue m’accompagner pour un bout de chemin au bout du monde, ce furent 3 semaines vraiment inoubliables !

De mon côté, je vais rester quelques jours à Christchurch, histoire de planifier un peu la suite de mon séjour, car j’ai encore 3 semaines pour poursuivre la découverte de ce pays magnifique.
Les photos sont ICI

jeudi 13 octobre 2011

L'île du Sud - part 1

Résumé de notre première semaine sur l’île du Sud en quelques mots clés : marche, soleil, pluie, mer, plages, montagnes enneigées, glacier et saut à l’élastique !
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Après une traversée un peu agitée du Cook Strait, nous avons débarqué dans l’île du Sud à Picton. Petite ville de passage qui ne nous verra que le temps d’un lunch, nous commençons notre périple au sud par la Queen Charlotte Drive, qui offre de magnifiques vues sur les Malborough Sounds. 
Queen Charlotte Drive

Nous passons la nuit dans un camping du DOC (Department of Conservation) à Pelarus Bridge, où on fait une chouette balade le long de la rivière pour aller admirer deux belles petites cascades au milieu de la forêt.
Cascade à Pelarus Bridge

Le lendemain, nous arrivons à Nelson d’où on a une magnifique vue sur les montagnes du parc national d’Abel Tasman. Parce qu’il faut faire des choix, on fait une croix sur ce dernier et décidons de nous diriger vers son voisin, Nelson Lakes, beaucoup moins fréquenté. Il pleut à verse toute la nuit mais la lumière sur le lac Rotoiti est magique au coucher du soleil. 

Lac Rotoiti - Nelson Lakes NP
 La randonnée du jour consiste à escalader le « Gros Robert », surnom affectueux du Mont Robert, au bord du lac. Après une montée raide dans les arbres couverts de lichens, on arrive dans la neige pour des vues à 360° sur les montagnes et le lac. La descente est tout aussi raide mais offre des panoramas de toute beauté sur Rotoiti.  FA-BU-LE-UX !

En haut du Mont Robert
 La journée continuera sur des panoramas fabuleux le long de la West Coast. La route serpente entre la côte déchiquetée où viennent s’écraser des vagues immenses et les forêts humides du massif de Paparoa. On passe la soirée à Punakaiki dans un pub bondé de supporters gallois, anglais et français pour les premiers quarts de finale de la Coupe du monde de Rugby. Bref, une journée parfaite ! 

West Coast entre Westport et Greymouth
 A Punakaiki, on visite les fameux « Pancake Rocks », des roches calcaires érodées formant des couches ressemblant à une pile de pancakes. Les « blowholes », des geysers maritimes, nous aspergent avec le fracas des vagues à marée haute. Très impressionnant.

Les fameux "Pancake Rocks" à Punakaiki
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L’étape suivante sur la West Coast sera pour les glaciers Franz Josef et Fox, qui sont très accessibles, étant situés à moins de 15km de la côte. Première nuit au Franz Josef car le lendemain, on embarque dans un groupe guidé pour aller marcher sur le glacier. C’est LA grosse activité du coin, si on fait abstraction du balai des hélicoptères et autres avions pour des « scenic flights », héliski ou ice-climbing (pour les portefeuilles plus garnis !). 

Sur/dans le glacier Franz Josef

On est parties pleines d’appréhension car la seule agence agréée pour guider des randonnées sur le glacier nous avait un peu fait peur sur le niveau de difficulté de la journée. Donc, à retenir : faites le full day sur le glacier ! Nous, on a fait la demi-journée, et on a trouvé ça un peu trop facile. Cela dit, le temps passé à marcher en crampons sur le glacier, à travers des crevasses étroites, était vraiment magique et restera un souvenir inoubliable.
Le lendemain, le copain Fox nous fait de l’œil, sous la brume matinale. Une heure de marche pour aller l’admirer de plus près et on revient complètement trempées par un crachin infernal. Mais la vue en valait la peine !
Sous la pluie à Fox Glacier

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Après quelques discussions sur la suite de l’itinéraire, on décide de passer une nuit à Wanaka plutôt que de se rendre directement à Queenstown. Quelle bonne inspiration ! La route pour y arriver, qui longe le lac Hawea, est splendide et on se dégotte un excellent camping avec vue imprenable sur le lac Wanaka et les montagnes enneigées. Sur les conseils d’une ranger du DOC, on fait une randonnée autour de Diamond Lake, qui grimpe ensuite jusqu’à Rocky Mountain pour des vues époustouflantes sur le lac et les montagnes. 

Le lac Wanaka vu du sommet de Rocky Mountain
 
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Queenstown se targue d’être la capitale mondiale du sport d’aventure et d’adrénaline. Toutes les activités sportives extrêmes possibles et imaginables sont offertes aux nombreux touristes attirés par cette station de ski hors de prix. Depuis très longtemps, j’avais envie de tenter le saut à l’élastique et le Kawarau Bridge, premier site de bungee au monde, m’a semblé l’endroit idéal pour sauter dans le vide. Mes impressions : 43m, c’est quand même haut et le plus « difficile » est de se lancer (même si j’y ai été les pieds en avant). Le plus chouette : quand l’élastique rebondit et vous fait admirer le magnifique décor (ici : une rivière et des falaises). En gros, très chouette expérience ! Je tenterais bien le Nevis Highwire (134m) mais mon budget est plutôt serré. Alors, si ça vous tente de me sponsoriser pour sauter dans le vide, il suffirait que tous les lecteurs de ce blog me filent 2€ (ou plus)… Pour les donations : mon numéro de compte BE52 7323 1500 3309 :-)

Un petit souvenir de mon saut dans le vide...
 Comme déjà dit plus haut, Queenstown est hyper touristique. Les rues sont pleines d’échoppes de souvenirs, de boutiques de location de ski ou d’agences d’activités sportives. Sans compter les bars et les restos. Nous nous laissons tenter par les Fergburger, délicieux, avant de nous enfuir de cette ville too much pour nous.
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La suite du programme : toujours plus au sud avec Eva, avant de remonter vers Christchurch par la côte est.
Les photos sont ici !


jeudi 6 octobre 2011

L'île du Nord avec Eva, Dumpy, Edgar et Tacky Tacot

Une nouvelle aventure a commencé ce jeudi 29 septembre, avec l'arrivée d'Eva. Pour ceux qui ne la connaissent pas, Eva est une de mes meilleures amies avec qui j’ai étudié la criminologie, fait un échange à Montréal et qui a été ma colocataire pendant 3 ans après nos études. Je la retrouve à l’aéroport d’Auckland avec des petits yeux mais une grande satisfaction d'être enfin arrivée après un très long voyage de 30h. Je ne lui laisse pas (encore) le temps de souffler car on a rendez-vous avec notre "Wicked" campervan. Lors de nos recherches d'un van aménagé sur le net, on avait adoré l'esprit un peu hippie de ces camionnettes japonaises taguées et décorées. Wicked avait des prix imbattables et comme pendant la Coupe du monde de rugby, les prix ont tendance à tripler, l'affaire a été rapidement conclue.

Eva et Tacky Tacot

Il fallait se douter qu'il y aurait un twist. Pour être bref, disons que notre Nissan Vanette  aux couleurs de « Reservoir Dogs » n’est pas de la première jeunesse. 12 ans d’âge et 250 000 km au compteur, de la rouille et de la moisissure dans tous les coins, un changement de vitesse plus que capricieux, un moteur fatigué qui chauffe rapidement, un équipement loin d’être neuf et très bringuebalant, on ne peut pas dire qu’on est gagnantes sur le rapport qualité/prix !
 
Après un fish ‘n chips et quelques provisions, on se lance sur la route, direction la péninsule de Coromandel. On s’arrête vite dans un camping à Thames pour faire le grand nettoyage du campervan (la literie fournie est loin d’être propre, idem pour la vaisselle et l’intérieur) et permettre à Eva de prendre une douche et d’aller au lit tôt.
La péninsule de Coromandel
 Rien de tel qu’une bonne nuit de sommeil pour se requinquer et partir à la découverte de la péninsule sous un magnifique soleil. Très beaux paysages vallonnés avec vue sur la mer, petites îles rocheuses perdues dans les flots bleus, belles plages de sable blanc, c’est superbe. On déjeune à Hot Water Beach, une plage où, à marée basse, on peut creuser un trou dans le sable et disposer de son propre bain d’eau thermale chaude.
Dodo à Matata, derrière une dune, en prévision d’une excursion à White Island, le seul volcan marin de NZ. Pas de bol, le lendemain matin, le temps se gâte et notre excursion est annulée à cause de la mer démontée. On décide de se diriger vers le plateau central et le fameux Tongariro National Park.

Hot Water Beach
 
En chemin, on s’arrête à Wai-O-Tapu Thermal Reserve, un parc rempli de geysers et autres piscines de boue et lacs d’eau chaude. Un paysage qui ressemble très fort à ce que j’ai déjà vu dans le Yellowstone NP aux USA. A 10h15 précises, le geyser Lady Knox crache son eau bouillante : il suffit de jeter quelques morceaux de savon dans sa cheminée pour qu’une réaction chimique se produise et que le geyser entre en éruption.  Petite mention spéciale pour le Devil’s Bath, un lac d’eau vert fluo.

Wai-O-Tapu Thermal reserve
 Notre prochaine étape, Rotorua, est sensée être la capitale des sports de sensation de l’île du Nord. Nous découvrons une bourgade un peu endormie dans la brume. Après avoir déambulé dans ses rues vides, on terminera la journée à se prélasser dans des bains d’eau chaude à Waitike.

Bain dans les sources d'eau chaude

Après notre nuit aux sources chaudes, la météo ne s’améliore toujours pas. Après avoir re-mariné dans l’eau à 42°, on reprend la route, direction Taupo. Cette petite ville est située au bord du lac du même nom, le plus grand de NZ. Après un lunch de moules locales, on va dans un pub pour  regarder le dernier match de poule des All Blacks contre le Canada. Inutile de dire que les pauvres Canadiens n’offre pas de grande résistance face aux colosses néo-zélandais.
Petit cidre dans un pub pour regarder les All Blacks

Lundi sera notre journée de déception. Le temps est vraiment exécrable et au fur et à mesure qu’on longe le lac Taupo et qu’on se rapproche du Tongariro National Park, l’espoir de pouvoir grimper sur ses volcans s’amenuise. On grimpe quand même jusqu’à Whakapapa Village, où se trouve le Visitor Center et une station de ski. La ranger nous confirme ce qu’on craignait : pas d’amélioration du temps prévue avant 5 jours et impossible de faire le Tongariro Alpine Crossing, considéré comme la plus belle randonnée d’une journée de NZ. De plus, si le temps s’éclaircit, il faut encore faire appel à une agence pour avoir un guide car l’usage de crampons et de piolets est encore indispensable sur certaines portions du chemin. La mort dans l’âme, on décide de quitter la région et de continuer vers le sud, sans avoir vu l’ombre d’un volcan…

Le temps MAGNIFIQUE au Tongariro National Park

 C’était la meilleure chose à faire car le temps s’est dégagé sur la ravissante petite route vers Wanganui. Plein de moutons sur des collines toutes vertes, avant de longer une belle rivière qui nous amène à la mer de Tasman. Wanganui est une petite ville avec quelques vestiges coloniaux mais on installe notre camp à quelques kilomètres de la ville, dans un parc vide près d’un joli petit lac.

Edgar et Dumpy sur les routes NZ
 
Avant-dernière journée dans l’île du Nord et après tous ces kilomètres, nos jambes sont un peu engourdies, il est temps de les mettre un peu à l’épreuve ! On roule jusqu’à Tararua National Forest sous un beau ciel dégagé. A la recherche de l’emplacement parfait à l’abri du vent, on s’embourbe dans la prairie du camping. Il faudra 4 paires de bras tombées du ciel pour nous dégager ! Un de nos sauveurs nous invite à prendre le thé dans sa caravane, un exemple de l’hospitalité et de la gentillesse des kiwis. Avec tout ça, notre randonnée est remise à demain, cette petite aventure nous a fait perdre du temps…

Tararua National Forest

Le lendemain, le beau temps se maintient et on va faire une randonnée de 2h dans le bush. Clématites sauvages, fougères et magnifique vue sur la vallée de l’Otaki, très chouette. On reprend la route et nous arrêtons dans la banlieue de Wellington. Le temps a complètement changé : il tombe un crachin dru et il y a un vent à décorner les bœufs. On décide de se poser dans un camping à la lisière de la ville et d’aller explorer la capitale néo-zélandaise en train. Enfin, explorer est un grand mot. Il fait tellement immonde qu’on ne voit pas grand-chose mais on se balade le long de l’avenue commerçante, on grimpe en haut de la colline en cable car, on traverse le Jardin botanique où les tulipes sont en fleur et on s’envole le long du Waterfront. Pas eu le temps de visiter le Parlement ou les nombreux musées gratuits car ils étaient tous fermés à 16h. On est fourbues et trempées quand on rentre au camping, heureusement qu’il y a des douches pour se réchauffer !

Vue brumeuse sur Wellington, en haut du Jardin Botanique

Notre temps sur l’île du Nord se termine, ce matin, on a embarqué dans un énorme ferry pour traverser le Cook Strait et arriver à Picton, sur l’île du Sud. Pas de belle vue du détroit, la mer est déchaînée par des vents du sud et on doit se concentrer pour ne pas être malades…
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Conclusion : espérons que le temps soit meilleur (même s’il sera plus froid) dans l’île du Sud et qu’il ne nous empêchera plus de faire des activités !!

PS Eva est super et les photos sont ICI

mercredi 28 septembre 2011

Le Northland

Après une semaine de repos bien mérité à Auckland, je décide de faire un mini road-trip avant l'arrivée d'Eva. Au programme : la visite du nord de l'île du Nord, le bien nommé Northland... Ma petite Toyota Corolla rouge est parfaite pour ces quelques jours. Mais les premiers kilomètres demandent un peu d'adaptation : conduite entièrement à gauche, il faut éviter les réflexes naturels de se porter sur la droite après un tournant ou un pont et qui plus est, j'apprends à me servir de ma main gauche... Visiblement les voitures automatiques sont moins courantes par ici !

Keep left !


Je quitte Auckland sous la pluie et remonte le long de la Twin Coast Discovery Highway. Omaha, Goat Island, Leigh, Orewa, Langs Beach... Ce sont surtout des magnifiques plages désertes, une succession de petites baies plus belles les unes que les autres. Je passe ma première nuit à Manghawei Heads, dans une auberge où il n'y a personne sauf un Irlandais qui bosse dans le coin. Bref, soirée sympa à discuter et à manger du snapper (pagrus auratus) pêché et cuisiné par Mike.

Mangawhai Heads - Surfer Beach


Je passe le lendemain par Bay of Islands, et Russell, qui est plutôt touristique. La ville offre un grand nombre d'activités "d'été" comme nager avec les dauphins, surfs, plage, snorkelling... Bref, pas le temps de vraiment m'attarder mais c'est très joli. Deuxième nuit toute seule dans une auberge avec une vue magnifique sur la baie de Whangaroa.

Matapouri


Après quelques hésitations (j'avais entendu des avis contraires), je décide finalement d'aller jusqu'à Cap Reinga, l'extrême pointe nord du pays. Je n'ai pas regretté une seconde les 200km de "détour" car le spectacle en valait vraiment la peine. La mer de Tasman et l'Océan pacifique se rencontrent dans un tumulte de grosses vagues, à l'extrémité d'un pic rocheux où trône un phare tout blanc. Le spectacle des vagues rugissantes qui viennent se fracasser sur les rochers est de toute beauté. Pas étonnant que l'endroit soit sacré pour les Maoris, qui le considère comme "le lieu du grand saut de départ des esprits".


Cape Reinga

Je m'arrête à Omapere pour la nuit, de nouveau avec une vue splendide sur Hokianga Harbour. Une région très historique, avec la signature du traité de Waitangi (qui mit fin à la guerre entre Européens et Maoris) et des premières colonies européennes. Une petite promenade au coucher du soleil vers Signal Point où on a une vue à 360° sur la mer de Tasman et Hokianga. Pour une fois, l'auberge n'est pas vide, je papote avec Karen, une ancienne étudiante d'échange Rotary (!!), en vadrouille avec sa fille.

Sandy Point - Hokianga Harbour

Dernière journée sur la route, je commence par une promenade de 2h dans la Waipoua Forest, où se trouvent les plus grands "kauris" de Nouvelle-Zélande. Ces arbres millénaires peuvent atteindre 15m de diamètre et 50m de haut. On se sent minuscule à côté d'eux, ça me rappelle les séquoias de Californie...

(oui c'est moi devant) Yakas, le 7ème plus grand kauri de NZ

Je termine ma journée par un retour à Muriwai, histoire d'aller prendre des photos des fameux fous australs avec une meilleure lumière et un meilleur appareil photo ! Dernière soirée chez Mieke et Patrick avant d'aller chercher Eva demain matin à l'aéroport, une nouvelle aventure va commencer...

Fou austral à Muriwai

Les photos sont ici...

mercredi 13 juillet 2011

Marguerite, Edgar et moi - Fin

Ce matin, j'ai ramené Marguerite à l'étable, après 5625 km ensemble... La voilà partie certainement pour d'autres aventures avec d'autres gens vers d'autres cieux. Il me reste donc à vous conter nos derniers jours ensemble, qui furent de nouveau riches en découvertes.


***


DAY 10 – Las Vegas – Beatty, NV (127 miles – 204km)

Une journée de transition… Je ne sais pas trop par où rentrer à San Francisco. Je suis un peu fatiguée et du coup, je m’arrête dans un Starbucks (wifi gratuit..) pendant 3h pour faire mon blog et trier mes photos. Comme je veux traverser la vallée de la Mort, je me dis qu’il n’est pas très malin de faire ça en pleine journée, alors que c’est l’endroit le plus chaud de la planète. Du coup, je roule jusqu’à Beatty, toujours au Nevada, qui est une porte d’entrée pour la Death valley. Pas moyen de trouver un camping sans énormes camping car et avec un peu d’ombre donc j’opte pour la solution motel. Encore une bonne nuit dans un vrai lit, je les compte !

DAY 11 – Death Valley – Camp Nelson, CA (340 miles – 547km)

Debout à 4h30 car ce matin, j’ai rendez-vous avec la Vallée de la Mort! A peine passée l’entrée du parc (et oui, c’est désormais un parc national), je sens déjà la chaleur et le soleil n’est même pas levé… Je roule vers le fameux Zabriskie Point, avec Pink Floyd (étonnant hein, pour ceux qui me connaissent un peu…) dans les oreilles. La puissance de la musique me transporte dans ces paysages lunaires et surchauffés. Le lever de soleil sur Zabriskie Point est tout simplement magique. Au fur et à mesure que le soleil se lève et passe au dessus de la montagne, ces formations de sédiments de cendres volcaniques érodées se colorent et révèlent toute leur beauté.


Zabriskie Point au lever du soleil
Terminé le moment magique, je me dirige vers Dante’s View, où une autre surprise m’attend.  Après la montée (bravo Marguerite qui l’a effectuée sans se plaindre), je découvre un panorama époustouflant sur la Vallée. Les formations d’anciens lacs salés miroitent au soleil levant, avec les montagnes comme garde-chiourme. Moi qui pensais que la Vallée de la Mort se limitait à un désert rocailleux où il fait étouffant, je suis bluffée. Car après ça, je découvre les dunes de Mesquite Flats, des ondulations de sable dans la torpeur ambiante. Et puisque More en est à sa 4ème écoute (dont je découvrirais plus tard que ce n'est pas la BO du film d'Antonioni mais bon, Pink Floyd dans les paysages désertiques de la Vallée de la Mort, c'est unique), je me retrouve dans le désert plat et salé, avec la route qui y gît comme une balafre. Je n’ai qu’un mot : WOAW !

Marguerite au milieu de la Vallée de la Mort

 Toutes les bonnes choses ont une faim et je me paie un milkshake au prix du lingot d’or dans une des dernières stations de la Vallée (oui oui, la Vallée de la Mort est habitée mais entre mai et octobre, il y a peu de gens qui osent s’y aventurer, même avec l’air conditionné). Ce qui est au prix du lingot d’or c’est aussi l’essence évidemment. Heureusement que j’ai prévu le coup en faisant le plein à Beatty (toujours partir avec le ventre plein… On ne sait jamais ce qui nous attend sur la route…)

L'essence à $5,48 le gallon (prix habituel : entre $3,5 et $3,8)

Je rejoins finalement la Highway 395 et je me retrouve avec la Sierra Nevada devant moi. Problème car elle se trouve dans le chemin de ma route jusqu’à Sequoia National Park. Je me renseigne et on m’indique que la route du Sherman Pass est ouverte ce qui, sur la carte, est un raccourci. Petite erreur de jugement de ma part… J’aurais dû me méfier : la route n’était pas sur mon plan général du Sud Ouest américain. Car qui dit « Sierra Nevada à traverser » dit route de montagne sinueuse, à pic et en mauvais état ! Et je suis bien dépourvue quand des chemins de traverse sans indication s’offrent à moi… Un arrêt dans un General Store perdu dans les sapins plus tard, je suis désormais pourvue d’une carte plus précise et d’une indication comme quoi il faut au moins 5-6h pour rejoindre le parc de Sequoia. Bon, il est 13h, continuons la route et nous verrons bien ! Marguerite a bien souffert dans les côtes et les descentes, je dois lui rendre (encore) hommage car après la chaleur de la Death Valley (46°C aujourd’hui), elle m’a fièrement menée à travers ces routes de montagnes de toute beauté.

La route du Sherman Pass dans la Sierra Nevada


A 16h, après une route de 20km qui n’était qu’épingle à cheveux sur épingle à cheveux, je m’arrête à Camp Nelson. On me dit qu’il faut encore 3-4h pour arriver au Sequoia National Park. Mais quelle idée ! Il y a plein de séquoias ici ! Je suis en plein Sequoia National Forest (il faudra d’ailleurs m’expliquer la différence entre la Sequoia National Forest, le Sequoia National Monument et Sequoia National Park !). Bref, j’installe ma tente au bord d’un petit torrent et à l’ombre de… séquoias géants ! Demain est un autre jour, on verra si j’ai envie d’aller jusqu’au parc national.

DAY 12 - Camp Nelson - Sequoia National Park, CA (105 miles - 169 km)

Puisque c'est quand même sur la route, je décide d'aller à Sequoia National Park et d'y passer 2 nuits. Je reprends la route aux mille tournants pour arriver dans la vallée, avant de remonter dans la montagne. Je décide de faire une croix sur Yosemite, je crois que c'est magnifique mais des montagnes, des cascades et des forêts, j'en verrais encore en Alaska, dans le Yellowstone ou Grand Teton. Tandis que les sequoiadendron giganteum ne poussent que sur certains flans occidentaux de la Sierra Nevada. 

Les fameux sequoias
 
Mon premier arrêt dans le parc est pour tailler une bavette avec un ranger au Visitor Center. Entre nous, la visite au Visitor Center est un must avant toute exploration d'un parc, on y glane une masse d'infos sur les chemins de randonnée, la météo, les endroits fermés ou les meilleurs moments pour visiter un site, les emplacements de camping, etc. Munie de précieux conseils, je pars à la découverte de la Giant Forest.  Je vais voir le General Sherman, considéré comme l'arbre le plus volumineux du monde. Pas le plus grand ni le plus large (d'ailleurs, j'avais déjà vu "l'arbre le plus grand du monde" au Mexique) mais le plus gros. Je m'attendais à être impressionnée devant le General Sherman mais je dois dire que j'ai été déçue : rien ne le distingue vraiment de son armée dans la Giant Forest. Cela dit, j'ai été émerveillée par ces arbres de manière générale et je doit dire qu'on se sent vraiment comme une petite souris devant un humain d'1m80 devant ces géants.  



Après cette ballade le nez en l'air dans la Giant Forest, je m'installe au camping de Lodgepole. "Have you camped in a bear area before ?" Gloups... Et oui, l'ours noir (ou baribal) est très actif dans le coin. Il faut donc prendre mille précautions concernant la nourriture et tout ce qui a une odeur (produits de beauté, savon, détergents, tabac...) et tout enfermer dans des "bear proof boxes" disponibles aux emplacements de camping. Cela dit, je n'ai pas vu l'ombre d'un museau d'ours, même s'il paraît qu'il y en a beaucoup. Enfin, je ne vous raconte pas comme je faisais pas trop la fière en allant aux toilettes au milieu de la nuit...

Les fameuses bearproof boxes

DAY 13 - Sequoia NP - Kings Canyon, CA (125 miles - 201 km)
 
Je pars de bonne heure pour une randonnée jusqu'aux Tokopah Falls. Je fais bien d'y aller de grand matin car sur le chemin du retour, je croise pas mal de touristes. Je me ballade donc le long de la rivière Kaweah, entre les séquoias, les écureuils et les rochers. La vue sur les chutes est très belle, il y a beaucoup d'eau et encore de la neige à certains endroits. Pas étonnant dès lors que les rivières soient aussi rugissantes.. De retour au camping, je prends la voiture, direction Kings Canyon. 

Pause au soleil aux Tokopah Falls

En chemin, de la fumée et une odeur âcre sur la route : pas de doute, il y a des incendies dans le coin. J'apprends que ce sont des incendies volontaires car les sequoias géants ont besoin du cycle du feu pour se reproduire, pour ouvrir leurs cônes et que les graines puissent s'échapper. Et comme ils ont une écorce hyper résistante (au feu ou à la pourriture), un petit coup de chaleur ne leur fait pas peur. 

La route vers Kings Canyon est majestueuse, les freins en prennent un coup mais la plongée dans le canyon est saisissante. Au fond, la Kings River déroule ses flots déferlants vers la vallée. Quand j'arrive à sa portée, je suis hypnotisée par ces cascades d'eau rugissantes au bord de la route. La route serpente le long du canyon et de la rivière. Je fais le détour par quelques chutes : les Grizzly Falls (où Edgar aurait bien fait trempette) et les Roaring Falls. Somptueux.

Vue vers Kings Canyon


Après toute cette route, il est temps de rentrer au camping. Je me fais mon dernier repas sur le feu (je suis devenue pro pour faire bouillir de l'eau sur les braises) et je vais dormir en même temps que le soleil.

DAY 14 - Sequoia NP - Portola Valley, CA (264 miles - 425 km)

Après un dernier coucou aux sequoias, je redescends la montagne par ces routes aux mille tournants pour débarquer dans les plantations de fraises, cerisiers et autres orangers. On est dans le verger de la Californie ! Quel contraste avec la montagne et ses températures nocturnes de 4°C.. Mon étape de la journée consiste à me rouler jusqu'à Portola Valley pour aller rendre visite à Inès et Olivier. Ceux-ci sont installés depuis 6 ans dans la région et sont pour l'instant dans les préparatifs de retour définitif vers la Belgique avec leurs 3 enfants, dont la dernière a tout juste un mois. J'ai passé une très chouette après-midi et soirée à papoter avec eux, avec leurs garçons qui couraient joyeusement partout. Voilà qui terminait de belle façon mon road trip dans le sud ouest américain !


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Ce matin, j'ai fait les derniers kilomètres jusqu'à San Francisco, j'ai été donner mon sac de couchage supplémentaire et quelques autres ustensiles devenus inutiles à des sans-abris et j'ai pris mon billet de train pour ce soir. Après quelques hésitations, ce sera donc direction Portland, Oregon!

Les photos de cette dernière partie sont ICI.