jeudi 29 mars 2012

Derniers jours en Afrique du Sud


Mes derniers jours en Afrique du Sud ont été placés sous le signe des retrouvailles. D’abord avec Jenny, avec qui je passe l’après-midi à papoter, puis 2 jours plus tard avec mes parents. 
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Après ma dernière visite à l’ambassade de Côte d’Ivoire où je récupère enfin mon visa, je retrouve Jenny à Pretoria où elle habite avec son mari et ses 2 filles. Jenny était étudiante d’échange avec moi en Australie il y a 14 ans et on avait grimpé Ayers Rock ensemble. 3 heures à se raconter nos vies, un peu court mais on espère faire mieux la prochaine fois !

Avec Jenny à Pretoria

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Avant l’arrivée de mes parents, Nat m’a emmenée visiter le centre de Johannesbourg et plus particulièrement Constitution Hill. C’est sur cette colline qu’étaient emprisonnés un grand nombre de prisonniers politiques pendant les années d’apartheid. La visite est de nouveau très intéressante. 

Prisonniers politiques au Number 4
 Constitution Hill se compose de différents bâtiments. Le « Number 4 » était la prison réservée aux hommes noirs. Cellules surpeuplées, manque de nourriture, tortures et sévices, les séjours entre ces murs chargés d’histoire étaient tout sauf un voyage d’agrément.

A quelques mètres de là se trouve la nouvelle Cour constitutionnelle. Ce symbole de la protection des droits sacrés a été érigé à l’endroit même où jadis ces droits fondamentaux étaient bafoués

La Cour constitutionnelle

A l’entrée, la flamme de la démocratie commémore les 15 ans de la nouvelle Constitution. Une pensée jaillit immédiatement à l’esprit après la lecture des panneaux sur les étapes qui ont mené à l’égalité de tous les Sud-africains : 1996, c’était hier… 

Le fort réservé aux prisonniers blancs

Le fort était la prison réservée aux hommes blancs, où les conditions n’étaient pas vraiment meilleures, même s’ils avaient plus à manger. Le dernier bâtiment comprend la prison des femmes, aujourd’hui un espace d’exposition et des locaux pour des associations s’occupant de la question du genre. Difficile de s’imaginer que dans ces jardins verts, les femmes étaient jetées dans des cellules de tôle ondulée, parfois simplement parce qu’elles ne portaient pas leur « pass » sur elles…  


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Les retrouvailles principales, c’est bien sûr avec mes « Pamataton » (Papa Maman Tata Tonton), mes parents et mon oncle et ma tante Jean-Louis et Régine. Ils débarquent à l’aéroport de Joburg après une courte nuit dans un A380. 

En route pour Soweto
 Avec Nat, on leur a prévu un programme d’enfer : à peine le temps de prendre une douche et ils sont plongés dans les contrastes sud-africains. On quitte le quartier chic de Nat pour faire une visite de Soweto, le plus célèbre township d’Afrique du Sud. 

 
Simon, notre guide du jour, habite lui-même à Soweto et nous parle de la vie dans ces quartiers réservés aux Noirs au temps de l’apartheid. C’est de Soweto que sont parties les plus grandes manifestations contre le régime.

Certains quartiers comme Diepkloof Extension sont chics, avec de petites maisons de briques propres et nettes. Mais en face, ce sont des maisons de tôle ondulée où il n’y a ni électricité ni eau courante.
Simon nous emmène visiter le Hector Pieterson Museum, du nom de ce gamin de 14 ans qui a été tué par la police lors d’une manifestation d’étudiants. Le musée retrace les grandes lignes de l’apartheid et du soulèvement de Soweto. Un bon résumé pour eux qui ne restent que 24 heures à Joburg…

Hector Pieterson Museum
 Vilakazi Street est surnommée la « rue des Prix Nobel de la Paix » : Desmond Tutu (1984) et Nelson Mandela (1993) ont habité ici. Après la visite de la maison de Mandela, on va goûter la bière de maïs locale dans un bar, épique !


Ma dernière soirée en Afrique du Sud est à l’image de mon séjour : plein de discussions en français et en anglais, de vin et de bonne compagnie ! Encore merci Nat et David !

Les photos de Joburg et Soweto sont ici
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dimanche 25 mars 2012

Montagnes sud-africaines

Pendant mon séjour à Joburg, Nat et David m'ont gentiment emmené passer quelques jours au pied des Maluti Mountains. Le 21 mars étant férié en Afrique du Sud (Human Rights Day), c'était l'occasion de partir pour un long week-end. On a donc embarqué le vélo de David, les biberons de Chiara, la moitié du frigo et nos chaussures de marche pour nous rendre à Clarens, un petit village du Free State. Le Free State est une province rurale d'Afrique du Sud, anciennement fief afrikaner du parti nationaliste (celui qui a imposé l'apartheid). Partout, les panneaux sont écrits en afrikaans, cette langue dérivée du néerlandais. Au moins je ne serais pas dépaysée en rentrant en Belgique...

Paysage du Free State
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Après 3 heures de route dans le veld (les grands espaces de la campagne sud-africaine), nous arrivons à Clarens, un paisible petit village perché à presque 2000m d'altitude. Quel bonheur de loger dans une maison avec vue sur la montagne !

Vue sur la montagne au coucher du soleil
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Tous les matins, David part faire 3 heures de vélo dans la montagne et nous le rejoignons plus tard en voiture. Clarens est à quelques kilomètres du Golden Gate Highlands National Park, un magnifique parc national aux promontoires rocheux impressionnants.  On l'explore en voiture mais aussi à pied, pour la première randonnée de Chiara (sur le ventre de son papa !). Les vues, notamment sur le Drakensberg, sont à couper le souffle, le silence impressionnant et la faune bien présente (surtout des antilopes et des zèbres).

Golden Gate Highlands National Park

Ballade à Mushroom Rock
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Dans le parc, on visite un musée en plein air recréant un village Basotho (ethnie peuplant essentiellement le Lesotho voisin). J'ai l'occasion de goûter le vetkoek, une brioche typique fourrée à la viande hachée et de boire de la bière maison offerte aux visiteurs du village (goût âcre et peu plaisant). Ce musée en plein air retrace les différents habitats basothos du XVIème siècle au XXème siècle. La visite est intéressante malgré le côté un peu artificiel des acteurs qui "jouent" le rôle du chef ou du sorcier du village...

Je dois boire la bière de bienvenue... (beurk !)
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Entre ces visites, on s'adonne aux activités locales : aller au village à pied sur des routes de terre, faire quelques courses dans la petite épicerie du village, admirer les innombrables galeries d'art (Clarens est un repère d'artistes), déjeuner d'un hot dog typiquement allemand avec une bière brassée sur place, dénicher des bouquins rares dans l'un des deux magasins de livres, manger des crêpes, admirer le coucher de soleil sur les montagnes en sirotant un verre de Chardonnay... Bref, les vacances !!

L'épicerie de Clarens

Avec Chiara sur une terrasse
Encore merci à Nat et David de m'avoir fait découvrir ce charmant coin d'Afrique du Sud ! Les photos de Clarens sont ici.

mercredi 21 mars 2012

Premières impressions africaines

Me (re)voilà en Afrique, ce continent que j'adore. Fini la moiteur asiatique, bonjour l'automne africain - grand ciel bleu, soleil et lumière magique.
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J'ai retrouvé Natalie à l'aéroport de Johannesbourg après une longue nuit sans sommeil dans l'avion. Pour ceux qui ne la connaissent pas, Nat était la toute première étudiante d'échange accueillie par ma famille, 6 mois avant mon propre départ pour l'Australie. Les retrouvailles sont excellentes et je fais surtout la connaissance de Chiara, la fille de Nat et David, qui va bientôt avoir un an et qui commence tout juste à marcher.

Natalie et Chiara

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L'Afrique du Sud. La première fois que j'y suis venue (en 2001), j'avais été frappée de voir autant de Blancs. Depuis 1991 et la fin de l'apartheid, elle mérite entièrement son nom de "nation arc-en-ciel". Nat m'emmène dans plusieurs endroits très intéressants au niveau de l'histoire du pays :  Liliesleaf Farm où les dirigeants de la branche armée de l'ANC ont été arrêtés en 1963 et le musée de l'apartheid..



Liliesleaf Farm est une ferme qui servait de planque aux "freedom fighters" de l'ANC, à une période où cette organisation était interdite par le gouvernement. Le musée est très bien fait, très didactique, avec de nombreux documents visuels, animations audios, etc. Dommage qu'il pleut !

Visite de Liliesleaf Farm

Le musée de l'apartheid est un endroit à ne pas rater. Car comme le dit le panneau à l'entrée, voilà où l'apartheid doit exister : dans un musée. Pour nous mettre tout de suite dans l'ambiance, on reçoit un ticket avec une entrée "White" ou "Non-White". Selon la classification aléatoire du ticket, la visite commence par une entrée différente. Toute la ségrégation du système est là...

Entrée du musée de l'apartheid
 L'apartheid classait les gens par couleur et par race. Selon cette classification, les gens étaient séparés, sur le territoire mais dans la vie de tous les jours. Les trains, les bars, les toilettes, les bus, les écoles, les quartiers étaient séparés : "whites" ou "non-whites". Le musée retrace le combat des "freedom fighters", ces combattants de la liberté qui se sont opposés au régime, d'abord par la non-violence puis par des actes de sabotage, pour mettre fin à la discrimination.


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Ma visite de Johannesbourg a aussi été marquée par la découverte de quelques petits endroits très sympas, des marchés (le Neighbourgoods market), des shoppings centers (Melrose Arch, Hyde Park, Sandton City, 44 Stanley Avenue). On est très loin de l'image de "ville du crime", même si les barrières et barbelés entourant les maisons rappellent cette réalité.

Braamfontein

Au delà des visites culturelles, j'ai passé mon temps à Johannesbourg à discuter en français avec Natalie et David (qui débute dans la langue de Voltaire), à m'occuper de l'adorable Chiara, à aller me faire couper les cheveux par un fan de Tom Boonen et de Philippe Gilbert, à aller déjeuner dans des endroits branchés, à manger des steaks fondants dans la bouche, à rencontrer des amis de Nat et David, à déguster mon premier braai (barbecue) sud-africain... Bref, un séjour génial et j'en profite pour remercier Nat et David pour leur accueil si chaleureux.

Premier toboggan pour Chiara
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Seule ombre au tableau, mes premiers jours en Afrique ont été ternis par la saga "visas". Obtenir un visa pour le Ghana et la Côte d'Ivoire, mes dernières destinations africaines, relève du parcours du combattant. Il aura fallu 3 allers-retours à Pretoria, d'innombrables coups de fil et échanges d'emails, l'achat d'un nouveau billet d'avion, pour finalement obtenir mon visa ivoirien (en passant, merci à Cyrille, Xavier et Tina pour leur aide...). Quant au  visa ghanéen, j'espère l'obtenir à la frontière en arrivant car il est tout simplement impossible à obtenir ici ou en Namibie (ma prochaine étape) - voilà qui promet une autre aventure !!!


Les photos de Johannesbourg sont ici

lundi 19 mars 2012

L'Asie en 4 minutes 30...

Voici un petit résumé en vidéo de mon séjour de 2 mois en Asie du Sud-Est.
Enjoy !

https://youtu.be/RSWBYhypHUE


lundi 12 mars 2012

Cambodge - le vrai pays du sourire

Je n'étais pas mécontente de quitter le Viêt Nam, un beau pays certes, mais dont mon impression générale restera moins bonne que le reste de l'Asie du Sud-Est, la faute à ses habitants trop agressifs et arnaqueurs. D'ailleurs, l'arnaque a continué jusqu'à la frontière, puisque la compagnie de minibus avec laquelle je voyageais nous a presque forcés à prendre le visa cambodgien avec eux. Ne voulant pas aller contre (et peut-être retarder) le groupe de 12 personnes, j'ai fini par obtempérer mais évidemment j'ai eu la confirmation  qu'ils se sont sucrés au passage. Dernière arnaque vietnamienne !

Premières images de la campagne cambodgienne à travers la vitre du bus

Après une prise de ma température corporelle dans une hutte (35° - c'est la chaleur extérieure), je reçois mon tampon - bienvenue au Cambodge ! Le minibus roule à travers la campagne et déjà on sent la différence avec le Viêt Nam : il y a moins de monde ! Pays essentiellement agricole, le Cambodge n'a que 15 millions d'habitants (contre 90 millions au Viêt Nam) et la route est longée de rizières, de palmiers et de petits hameaux.

 Phnom Penh

J'arrive dans la capitale à l'heure des embouteillages et comme partout en Asie, camions, motos, tuktuks, voitures et vélos se disputent l'asphalte dans une belle cacophonie. C'est l'heure des retrouvailles avec Amélie, une amie belge (presque suisse), qui me rejoint pendant 2 semaines. Elle me trouve en grande conversation avec Hossein, le propriétaire de l'hôtel, Américain d'origine iranienne, féru d'art et de photo, qui nous invite à dîner. Pour un premier contact avec le Cambodge, c'est plutôt réussi !

Le tuktuk - icône des rues cambodgiennes
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Le lendemain, Hossein nous trouve un tuktuk pour la journée, une excellente façon de se déplacer pour découvrir la capitale. On commence par l'une des pages les plus sombres de l'histoire du Cambodge, la visite de Tuol Sleng. Cette ancienne école a été transformée en prison, centre de torture et d'exécution lors du régime des Khmers rouges, entre 1975 et 1979. Entre 15 000 et 20 000 personnes y ont trouvé la mort, il n'y avait que 7 survivants à la libération du camp par les troupes vietnamiennes en janvier 1979.

Les victimes de Tuol Sleng

Le régime de Pol Pot a commis l'un des pires génocides du XXème siècle. En moins de 4 ans, il a réussi à exterminer environ 2 millions de Cambodgiens (20% de la population de l'époque), visant particulièrement toutes les personnes qui avaient une éducation. Il suffisait de porter des lunettes pour être considéré comme intellectuel. A la prise de Phnom Penh, les Khmers rouges ont évacué toute la ville et envoyé les citadins travailler dans les champs ou dans des camps de "rééducation". Un grand nombre d'entre eux ne sont jamais revenus.
Les principaux dirigeants du régime Khmer rouge

Dans l'ancienne prison, l'ambiance est lourde. Les visages des victimes, dont les regards effrayés nous scrutent par delà la mort, sont alignés sur des panneaux. Les cellules sont étouffantes, les plus petites faisant  à peine 1,5 m². Ici et là, des instruments rappellent les tortures quotidiennes : chaînes, potence, vasques pour noyer le détenu. Quel contraste avec le ciel bleu, les frangipaniers en fleur et les joyeux bruits de la rue. On sort de cet endroit avec un poids sur le cœur et la tête remplie d'images horribles. En même temps, comme Auschwitz (déjà visité avec Amélie à l'époque..), cet endroit est nécessaire pour la mémoire et l'éducation des générations futures.

Tuol Sleng : les frangipaniers, la potence et les cellules
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La visite suivante est plus légère. Le Grand Palais est un havre de beauté, de fleurs, de dorures, de temples et de bas reliefs. Ca me rappelle celui de Bangkok, sauf qu'il y règne une ambiance beaucoup plus sereine et paisible car beaucoup moins de monde.

Grand Palais de Phnom Penh
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On terminera la visite de Phnom Penh par des marchés. Le marché central et le marché russe - toujours un joyeux bric-à-brac d'échoppes, d'odeurs, de couleurs et de bruits. L'Asie dans toute sa splendeur !

Bijoutier au marché central


Kampot

Un petit tour en bus et nous voilà à Kampot, une charmante et paisible petite bourgade au sud du pays. On y passera 3 nuits, tout simplement parce qu'on aime l'atmosphère de cette ville au passé colonial qui semble s'être endormie dans un autre temps. Trois petits jours très relaxants où on attrape des habitudes "happy hour" dans un resto pour regarder le soleil se coucher, où on flâne le long de la rivière, où on fait des expéditions à vélo au marché, où on goûte des mets délicieux au fameux poivre frais de Kampot,  où on lit à l'ombre des arbres en fleurs dans l'air conditionné car il fait 35°.. 

Sunset sur la rivière de Kampot

Le deuxième jour, on loue une moto et on va jusqu'à Kep, la station balnéaire du coin. Rien de folichon sur la plage mais on se régale (même moi - tout arrive!) de crabes fraîchement pêchés, la spécialité de la ville.
 
Tout arrive : je mange (et apprécie) du crabe !

Sur le chemin du retour, des enfants nous emmènent voir de belles grottes qui abritaient un temple (détruit par les Khmers rouges). L'atmosphère est irrespirable et on peine à se glisser dans d'étroits boyaux pleins de chauve-souris. Nos (grands) corps d'Occidentaux ne s'habituent décidément pas à la moiteur des tropiques !
Notre guide dans les grottes

Battambang

Après une journée de bus qui nous a vu repasser par Phnom Penh et expérimenter un peu plus les joies du karaoké cambodgien, nous sommes arrivées à Battambang. La ville offre peu d'intérêt mais sa campagne vaut le détour. On organise donc une "journée tuktuk" pour aller voir différents sites dans les environs.

La campagne
L'attraction "phare" du coin, c'est son train de bambou. Les villageois ont restauré une vieille ligne de chemin de fer datant des Français et l'utilisent comme moyen de transport entre les villages. Le "train" consiste en une plateforme en bambou, posée sur deux essieux et propulsée par un espèce de moteur de tondeuse. Epique !! Pour se croiser sur cette ligne à une voie, priorité au plus chargé et l'autre démonte son embarcation pour faire de la place !

Sur le Bamboo train avec Daphné


On visite aussi un joli petit temple pré-angkorien perché en haut d'une colline (Phnom Banan). La journée se termine par Phnom Sampeau, où la montée jusqu'aux Killing Caves nous rend presque malades. Malade de chaleur - il y a 40° - et malade de voir cette grotte où 10 000 personnes ont perdu la vie, jetées dans le vide comme des marionnettes par les Khmers rouges.

Killing cave de Phnom Sampeau


Siem Reap et Angkor

La plupart des touristes viennent au Cambodge pour voir les temples d'Angkor. Les ruines de l'ancienne capitale khmère (entre le IXème et le XVème siècle), sont situées près de Siem Reap, une ville moderne qui a poussé comme un champignon avec l'explosion du tourisme dans les années 90.

Angkor Wat au lever de soleil
La chaleur étant accablante, on renonce à notre plan initial de louer des vélos pour faire le tour du site et louons les services de Meta, un chauffeur de tuktuk. Notre découverte du site commence par le "petit circuit', une dizaine de temples. Moment fabuleux au moment du lever de soleil sur le plus célèbre d'entre eux : Angkor Wat.

Les têtes du Bayon
Après un moment, ces temples se ressemblent un peu tous. J'ai bien aimé le Bayon, dont les tours cachent des visages et le Ta Prohm, le temple de "Lara Croft: Tomb Raider", où la végétation a envahi le site.

Ta Prohm
Lors de notre deuxième jour d'exploration du site, nous allons visiter un magnifique petit temple un peu éloigné : le Banteay Srei. Appelé la "citadelle des femmes" parce qu'il aurait été réalisé par/pour des femmes, les sculptures, bas reliefs et linteaux sont d'une finesse incroyable.

Banteay Srei
Notre dernier coup de coeur sur Angkor : le temple de Preah Khan, que l'on visite quasi vide au coucher du soleil et dont les sculptures sont de nouveau magnifiquement préservées.

Preah Khan
Toutes les photos d'Angkor sont ICI
Une journée sur le lac Tonlé Sap

L'ONG Osmose propose des éco-visites de la réserve ornithologique de Prek Toal, sur le lac Tonlé Sap. Des voyageurs nous en avaient dit le plus grand bien et la description du Routard était assez élogieuse - il ne nous a rien fallu de plus pour décider de faire une petite journée "pas de temples".


Un minibus emmène notre groupe de 6 personnes au bord du lac. On embarque sur un bateau à moteur et, par un petit canal couleur caramel, on arrive sur le Tonlé Sap, ce lac poissonneux. Des villages temporaires de pêcheurs sont érigés le long des rives. On arrive vite au village flottant de Prek Toal, où on change pour un bateau plus petit, le niveau du lac étant extrêmement bas (fin de saison sèche oblige). Difficile d'imaginer que pendant la saison des pluies, jusqu'à 10 mètres d'eau recouvrent ces arbres...

Village flottant de Prek Toal

L'entrée dans la réserve d'oiseaux de Prek Toal se fait par un canal étroit. Notre bateau passe à peine entre la végétation. Déjà on observe les premiers envols de cormorans, hérons, pélicans, becs ouverts (une sorte de cigogne), aigrettes... On est transvasés sur une embarcation encore plus petite, une barque à fond plat.

Entrée dans la réserve de Prek Toal

Pélican à bec tacheté
 Après environ 30 minutes de navigation dans d'étroits boyaux où il faut souvent se baisser pour passer sous les branches, on arrive au but de l'excursion : l'arbre observatoire. Sans réfléchir, je monte sur l'échelle en bois, bricolée avec des brelages, le long de cet arbre. En haut, une plate-forme en bambou tient vaille que vaille sur le haut des branches. Il ne faut pas avoir le vertige..


L'arbre observatoire vu d'en bas
Mais la vue d'en haut sur toute la réserve est superbe et notre guide nous pointe les espèces d'oiseaux au télescope : ahingas, marabouts, ibis, hérons, becs ouverts, pélicans.. . Après un déjeuner de poisson dans la hutte des rangers, on prend le chemin du retour. Une magnifique journée !


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Conclusion

J'ai vraiment apprécié le Cambodge, surtout après le Viêt Nam. Les Cambodgiens sont souriants et chaleureux, malgré leur lourd passé. Le pays est très pauvre, c'est la débrouille à tous les coins de rues mais il y a une fraîcheur et une authenticité particulière, qui, je l'espère, ne sera pas corrompue par le tourisme de masse (ce qui est en train d'arriver à Siem Reap...où le touriste est roi !). Bref, allez au Cambodge mais ne vous contentez pas de visiter les splendeurs d'Angkor car le pays a mille autres beautés à offrir !



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La suite...

De Siem Reap, nous avons rejoint la frontière thaïlandaise en bus et sommes arrivées à Bangkok après 12 longues heures de trajet. WE relax à Bangkok :  marché de Chatuchak, promenade dans les malls géants, séance de cinéma avec film thaïlandais, ballade dans les rues, dégustation de soupe piquante, séance de pédi-mani...

Amélie au marche de Chatuchak

Voilà, Amélie vient de partir en direction de l'aéroport et de l'Europe... Demain, ce sera mon tour de m'envoler mais vers le sud et mon dernier continent : l'Afrique. Une autre aventure commence !

Les photos du Cambodge sont ICI