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lundi 23 avril 2012

Bertha, Aymard et moi sur les routes du sud de la Namibie


Après avoir déposé Pamataton à l’aéroport de Windhoek, je prends la route du sud. Aymard est bien sûr du voyage et nous sommes véhiculés par Bertha, une Land Rover Discovery verte pâle. Son surnom était évident : c’est un vrai char à conduire, elle est verte et on est dans une ancienne colonie allemande*
Bertha, Aymard et moi
*pour ceux qui n'ont pas compris la référence, instruisez vous ici

Le baptême du feu sur les pistes namibiennes est intense : 200 km de pistes de graviers où je croise 4 autres véhicules en 3h de route… Grâce à Tim, notre guide ces 2 dernières semaines (voir post précédent), je pars avec un itinéraire tout fait, du matériel de camping de luxe et plein de bonnes adresses. Mon premier arrêt est dans le Kalahari. 

Bienvenue sur les pistes namibiennes !
En fait, il n’y a pas grand-chose à faire dans le coin mais j’en profite pour relaxer et je fais aussi une « sundown game drive » au lodge voisin. Rien de fabuleux comme animaux mais un magnifique coucher de soleil sur les dunes rouges avec un bon vieux G&T en main…

Sunset sur le Kalahari
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Je descends ensuite encore plus au sud pour arriver à la Quivertree Forest. Ces Aloes dichotoma sont de drôles d’arbres entre le baobab et l’aloe vera. Ils sont tout une forêt dans le coin, concentrés dans le désert.
J’en profite pour aller me ballader dans le Giant’s playground, un jardin naturel de pierres entassées les unes sur les autres.

Giant's Playground

Quivertree Forest au lever du soleil
 
Le soleil se couchant sur les Quivertrees est un spectacle fabuleux car l’orage menace. Il menace tellement que je suis obligée de me replier dans Bertha pendant 2h, le temps que dure la précipitation. Pas de bon dîner au feu de bois ce soir… Plus tôt dans l’après midi, j’avais été voir les 4 guépards de la propriété se faire nourrir. Assez impressionnant de caresser ces gros chats, qui restent toutefois sauvages…


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Cañon Roadhouse a voulu recréer l’atmosphère des stops routiers de la route 66. Vieux tacots au milieu du désert, quincaillerie en tous genre, c’est une halte très agréable aux portes du Fish River Canyon. J’en profite pour aller me ballader (et me perdre un peu…) sur les hauts plateaux. A part quelques quiver trees solitaires, des mouches et des damans, l’endroit est rocailleux et désertique.

Cañon Roadhouse

Le lendemain, je découvre ce fameux Fish River Canyon, sensé être le 2ème plus grand canyon au monde. J’avoue que je ne suis pas très impressionnée au premier coup d’œil au « Main view point ».. Serais-je blasée ?? Non, car il suffit de faire quelques kilomètres sur une piste rocailleuse et je suis béate d’admiration devant d’autres magnifiques points de vue sur cette merveille géologique. La route qui continue vers Ai-Ais Hot Springs est aussi fabuleuse. On se sent seuls au monde dans cet enfer rocailleux et désertique mais qu’est ce que c’est beau !

Fish River Canyon

Fish River Canyon

 Après avoir paressé dans les sources chaudes d’Ai-Ais et avoir partagé mon repas avec un couple de Danois tour-du-mondistes, je traverse le parc de Richterveld pour entamer mon inexorable remontée vers le nord (et au bout, la Belgique...). J’entre dans la Sperrgebiet – la Diamond Restricted Area. Interdiction formelle pour le public de quitter la route car de part et d’autre se trouvent des mines de diamants.

La Fish River dans Ai-Ais Richterveld Transfontier Park

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J’arrive à Aus après une longue route solitaire de 300 km. Klein Aus Vista, mon camping, est au pied des montagnes et comme les routes ont été dévastées par un terrible flash flood il y a 2 semaines (en 2h ils ont reçu 146mm de pluie alors qu’il pleut annuellement 90mm…), je teste les capacités 4 roues motrices de Bertha dans le sable. Elle se débrouille comme un chef !

Mon campement à Klein Aus Vista

Aus est renommée pour sa colonie de chevaux sauvages, descendants de chevaux de l’armée sud-africaine qui se sont échappés pendant la guerre. Je vais les observer à Garub, le seul point d’eau à des km à la ronde. Ils sont des dizaines à s’ébattre dans la poussière et à venir s’abreuver au pied des montagnes. Avec le seul vent et les hennissements comme bruit de fond, c’est un spectacle magique…

Les chevaux sauvages d'Aus
 

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Je fais une visite d’une journée à Lüderitz, une ancienne ville allemande perdue au bord de la côte et entourée du désert. Elle est entourée de la Sperrgebiet et partout, des panneaux rappellent qu’il est interdit de s’aventurer dans les dunes. La ville en elle-même est très endormie et malgré le charme des bâtiments allemands, je lui trouve peu d’intérêt.

Lüderitz
 
Par contre, j’aime beaucoup Kolmanskop, une ville fantôme à quelques kms de là. Construite en 1909 après la découverte de diamants dans les dunes, elle a été abandonnée en 1956 et depuis lors, le sable a envahi ses habitations. L’ancien hall des fêtes a été restauré et transformé en boutique de souvenir et petit musée mais la plupart des habitations sont ouvertes au vent, et au sable. Vision irréelle du temps figé, à l’image de ces quilles de bowling qui attendent depuis 60 ans les joueurs…

Le sable a tout envahi à Kolmanskop


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Après une dernière ballade au lever du soleil dans la réserve privée de mon camp, je prends une mauvaise route de gravier pour les Tirasberg  Mountains. Le lodge renseigné par Tim possède un superbe camping en pleine nature. Cuisiner face au soleil couchant sur les montagnes et les dunes rouges est une expérience inoubliable. Je passe la soirée avec Stinne et Adam, les Danois rencontrés à Ai-Ais, que je retrouve avec grand plaisir. 

Les moutons au milieu du camp de Namtip
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Le lendemain, alors que tout le monde va à Sossusvlei , je me dirige vers le massif de Naukluft, une chaîne de montagnes dans le désert du Namib. La route est longue et pas toujours en bon état, je n’ai plus vu de macadam depuis 2 jours… La récompense, c’est d’arriver au Tsauchab River Camp, un camping près du lit de la Tsauchab, une autre rivière asséchée. Mon emplacement est isolé, avec une douche en plein air sous l’immense figuier sauvage. Le top : les toilettes en plein air face à la vue sur les montagnes… !

Magnifique route vers Namib-Naukluft

Ma douche en plein air à Tsauchab River Camp
 
Je reste deux nuits ici car il y a plein de randonnées à faire dans les montagnes. J’emprunte un chemin réservé aux 4x4 et je bénis le ciel d’avoir une Land Rover qui passe partout, sans être avoir besoin de la transmission intégrale, car le chemin est plutôt accidenté !



Je fais une belle ballade dans un canyon, puis le long de piscines naturelles. Je suis toute seule, dans cette magnifique nature, avec quelques klipspringers, le vol d’aigles majestueux au dessus de ma tête et le pépiement des oiseaux. 

La vallée (canyon) de Mooikloof
 
L’après-midi, je fais une autre randonnée sur une colline couverte de sortes d’aloès, de cactus et de quiver trees. En haut, la vue à 360° sur le massif du Naukluft est fabuleuse. En redescendant, j’aperçois à travers les jumelles les fameux zèbres des montagnes qui n’ont pas de rayures sur le ventre. Après ma douche au milieu de la nature, je profite de mon dernier soir de camping face au soleil couchant. Quelle belle journée !

Quiver Tree Hike

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Hier, j’ai repris la route de Windhoek, à travers le Remhoogte Pass, un col plein de gués à traverser. Derniers moments avec Bertha dans les graviers, je suis quand même contente de retrouver le macadam après presque 650 km de piste…

Un des nombreux gués du Remhoogte Pass

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Je passe quelques jours de détente chez Teresa, qui était la sœur d’accueil d’Aurore (ma sœur) pendant son échange au Zimbabwe. Vendredi, je m’envole pour le Ghana et la Côte d’Ivoire… Dur dur de me dire que dans 3 semaines jour pour jour, je serais en Belgique !

Les photos du Sud de la Namibie sont ICI

samedi 3 décembre 2011

Mon séjour en Tasmanie

Déjà 2 semaines sans nouvelles, j'espère que vous n'étiez pas trop impatients... J'ai une bonne excuse : Mon ordi est malencontreusement tombé par terre et certaines touches ne fonctionnent plus. J'ai donc du attendre de me retrouver à Melbourne pour acheter un clavier portable (pas très pratique mais mieux que rien!) Me voilà donc à Melbourne pour vous raconter mon magnifique séjour en Tasmanie, un Etat australien très particulier. En voici le récit et pour suivre le trajet sur une carte, n’hésitez pas à aller voir la page Itinéraire.

Jour 1:  Launceston – St Helens (201 km)

Je récupère mon nouveau compagnon de route, une Holden Barina que je surnomme Dumbo car elle barrit dans les côtes. Mon premier arrêt est au Visitor Center car j’ai besoin d’inspiration pour mon programme. Comme d’habitude, je ressors avec plein de brochures et une idée plus précise des choses à voir et à faire dans la région. Je suis aussi enchantée d’apprendre qu’en 12 jours, j’aurai le temps de faire le tour de l’île.

Lilydale Falls
Je visite les gorges de Launceston avant de suivre les prédictions météo et partir d’abord vers l’Est. Après quelques kilomètres, je me sens enfin en Australie : forêts d’eucalyptus, cascades, terre rouge, kookaburras et kangourous, plages de sable blanc, végétation luxuriante… Je passe ma première nuit à St Helens, un petit bled charmant.

St Helens
 Jour 2:  St Helens – Coles Bay (195 km)
Je passe la matinée à explorer la Bay of Fires toute proche de St Helens. Il parait que ce nom ne vient pas des algues rouges sur les rochers mais des nombreux feux allumés dans la baie par les Aborigènes quand les premiers Européens sont arrivés dans le coin… Le résultat, c’est plutôt magnifique : grosses boules rouges avec une mer transparente et une plage de sable blanc. Plus loin ce sont des dunes immenses face à la mer déchaînée.
Binalong Bay
Toute la route est superbe, les plages immenses succèdent à de petites baies, puis la route serpente dans des forêts mi-tropicales. J’arrive finalement à ma destination du jour : Freycinet NP. Ce parc est célèbre pour sa magnifique vue sur Wineglass Bay. L’occasion est trop belle, je décide donc de tester ma cheville et de faire la ballade d’1h30 jusqu’au lookout. Vu les photos, disons que je ne l’ai pas regretté ! (et ma cheville a tenu le coup)
Wineglass Bay Lookout
Je fais d’autres petites ballades dans le parc, au Cap Tourville pour aller voir le phare et à Sleepy Bay où la mer de Tasman est tout sauf sleepy !

Sleepy Bay
 Jour 3:  Coles Bay – Hobart (411 km)

Après un dernier arrêt dans le parc de Freycinet pour admirer les kilomètres des Friendly Beaches, je me dirige vers la péninsule de Tasman et Port Arthur. Port Arthur est célèbre car elle a été fondée pour abriter l’une des plus importantes colonies pénitentiaires de l’Empire britannique au début du 19ème siècle. Pour ceux qui ne le savent pas, la Tasmanie a d’abord été peuplée par des taulards… 

Port Arthur
En arrivant sur place à 16h (voilà ce qui m’apprendra à faire la sympa et prendre des jeunes en stop), je ne m’attendais pas à trouver un site énorme avec de nombreuses ruines à visiter. Mais la visite en fin de journée se révèle moins bondée et tout aussi spéciale. Un retour en arrière dans mes cours de criminologie, surtout avec la visite de la « Separate Prison ». Cette dernière été bâtie selon les plans, révolutionnaires à l’époque, de Jeremy Bentham. Celui-ci pensait que pour réformer l’esprit criminel, les prisonniers devaient être isolés de tous contacts et sous constante observation, passant toute leur peine dans une mini cellule où ils n’avaient que la lecture de la Bible comme distraction. Inutile de préciser que ces pauvres bougres devenaient lentement fous sous pareille torture mentale !
Separate Prison
Les prisonniers travaillaient à Port Arthur et il y avait une cathédrale, une caserne, un port, un gouverneur… Le site est très bien mis en valeur et j’aurai aimé pouvoir y rester plus longtemps mais comme je n’ai pas trouvé de logement dans la limite de mes modestes moyens, j’ai mis les voiles et roulé jusqu’à Hobart, la capitale de l’Etat.

Jour 4:  Hobart – Tahune – Hobart (276 km)

Ce matin, j’embarque Marieke et Linda, deux Néerlandaises rencontrées à l’auberge, et on part faire un tour dans les environs de la ville. Mes roues nous emmènent à Tahune Forest reserve où on peut marcher « dans les arbres ». Des passerelles et des ponts suspendus sont aménagés pour une ballade à 20m du sol, extra ! 
Tahune Airwalk
Après un retour à Hobart par le chemin des écoliers, on déguste ensemble un fish’n chips sur le port. Cette magnifique journée se termine en haut du Mont Wellington, le sommet de 1200m qui domine la ville. Vue à 360° pour un superbe coucher de soleil, avec une mer de nuages à droite et la ville d’Hobart à gauche.

Sunset sur Mont Wellington
  Jour 5:  Hobart (25 km)
Journée pluvieuse mais heureusement le ciel ne commence à se déchaîner qu’après ma visite au Salamanca Market, le marché artisanal local où fripes, légumes, bijoux et autres souvenirs se côtoient dans les étals. 
Salamanca market
Qui dit pluie dit journée parfaite pour aller visiter le MONA (Museum of Old and New Art). Cette immense collection privée possède à la fois des anciennes momies égyptiennes et le dernier Cloaca de notre Wim Delvoye national. Autrement dit, une sélection originale et éclectique que j’ai énormément appréciée. La visite guidée se faisait avec un iPod Touch qui enregistrait mes préférences (+ love x hate), que j’ai pu retrouver sur internet le soir venu. Merveilleuse technologie…

La machine à crottes de Wim Delvoye
 Jour 6:  Hobart – Bruny Island
Journée de croisière au programme. J’embarque dans un bus à destination de Kettering, où on prend le ferry pour la magnifique petite île de Bruny Island. Les routes de l’île ne sont pas toutes asphaltées et interdites aux voitures de location – d’où l’idée de la croisière. Après un « morning tea » très aussie (thé et muffin), on embarque dans des petits bateaux pneumatiques. La mer est très agitée et certaines personnes sont vite malades. On longe la côte et le parc national de South Bruny. Hautes falaises, grottes et arches dans la roche, caves souterraines, c’est très beau.

Bruny Island
Le but de l’excursion est d’aller voir les otaries à fourrure, version australienne. Ils sont plusieurs dizaines à se prélasser sur les rochers. Au retour, quelques dauphins viennent jouer devant la proue du bateau mais pas de baleines (le bateau 15 minutes derrière nous en verra 4 !).

Otaries à fourrure
Jour 7:  Hobart – Strahan (333 km) 

Journée de route pour rallier l’est de l’île et la petite ville de Strahan. Je m’arrête à Derwent Bridge pour admirer « The Wall », un mur de bois où un artiste local a sculpté des scènes de travail dans la forêt. Magnifique ! Je continue jusqu’au Lake St Clair, un autre parc national à quelques kilomètres. Une bonne occasion pour se dérouiller les jambes et tenter d’apercevoir des platypus (ornithorynques).

La route continue ensuite à travers le parc Franklin Gordon, très sauvage. Superbes cascades à Nelson Falls et magnifique lac Burbury. 
Lac Burbury
Jour 8:  Strahan  
Encore une croisière, cette fois sur la Gordon River et dans un luxueux catamaran. On navigue jusqu’à l’embouchure, appelée Hell’s Gate par les détenus qui arrivaient à Sarah Island, une colonie pénitentiaire qui se situe plus haut sur la rivière. Le passage est plutôt étroit…

On longe des cultures de saumons avant de débarquer sur la fameuse Sarah Island, où les ruines de la fameuse prison nous sont commentées par une excellente guide. Les détenus envoyés ici étaient des multirécidivistes et les conditions de travail étaient extrêmement dures (coups de fouets, froid, isolation, peu de nourriture). Très intéressant comme visite et surtout guide extra.
Les ruines de Sarah Island
Après cette chouette visite à Sarah Island on remonte la rivière Gordon jusqu’à un petit boardwalk dans la forêt tropicale. Les fameux Huon pine poussent dans le coin ; ce sont des arbres souvent millénaires dont le bois est hyper résistant et qui constituait un matériau de choix pour les constructeurs de bateaux. Les prisonniers ont d'ailleurs construit environ 200 bateaux pendant les 12 ans de la colonie, le plus important shipyard de l'hémisphère sud à l'époque.
La rainforest











Jour 9 : Strahan - Stanley (311 km)

Le lendemain matin, il pleut comme vache qui pisse et plutôt que d'aller voir le fameux parc de Cradle Mountain sous la flotte, je décide de rouler jusqu'à la côte nord et plus particulièrement Stanley, un petit village sur une péninsule. J'ai bien fait de suivre mon instinct car le temps est dégagé à la côte et je grimpe sur The Nut, un gros rocher qui ressemble à un cake tout rond, d'où on a une vue splendide sur la mer et la région. 
The Nut
 Le temps est très changeant et donne des lumières magnifiques sur la campagne et la mer, avec des arcs-en-ciel, de la pluie et du soleil. Le coucher de soleil est tout simplement magique.

Jour 10 : Stanley - Cradle Mountain (190 km)

Je décide finalement d'aller à Cradle Moutain, le parc le plus célèbre de Tasmanie. Je suis assez surprise de voir que la montagne est couverte de neige alors qu’on est officiellement le premier jour de l’été ! Je décide d'aller faire le tour de Dove Lake, un beau lac au pied de Cradle Mountain (qui ressemble à un berceau, d'où son nom). Super chouette marche de 2h autour du lac, dans la forêt et au bord de l'eau. 

Neige sur Cradle Mountain

Le soir, j'ai rendez-vous avec une icône de Tasmanie, ses fameux diables. Ces petits marsupiaux ont été longtemps victime de leur image (appelés diables à cause de leurs cris perçants) et parfois exterminés. Aujourd'hui, c'est un cancer très rare et unique à leur espèce qui a éliminé 80% de la population. Je visite un centre où ils sont protégés et qui possède un programme de reproduction pour tenter d'enrayer la maladie.

Feeding time pour les diables de Tasmanie

Jour 11 : Cradle Mountain - Launceston (159 km)

Dernière journée en Tasmanie, je décide de refaire une ballade dans le parc, il fait superbe aujourd'hui. Je décide de grimper jusqu'au Marion's Lookout pour une vue à couper le souffle sur la montagne et les lacs environnants. La grimpette est raide mais la cheville tient le coup et la vue vaut le détour. Au retour, je croise une maman wombat et son petit, adorable! 


Maman wombat et son petit (clin d'oeil à William....!)
Je quitte le parc avec une petite pointe de déception : j'aurais bien aimé y rester un peu plus longtemps ! Sur la route de Launceston, je visite les King Solomon's caves, des grottes magnifiques où des cristaux apparaissent sur les stalactites quand le temps est sec. Superbe !

King Solomon's caves
Jour 12: Launceston (16 km)

Ce matin j'ai été rendre Dumbo et puis je me suis installée dans l'aéroport pour attendre mon vol en direction de Melbourne, qui n'était qu'en fin de journée. 
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La conclusion du voyage : 2125 km parcourus et la Tasmanie est une île splendide, différente du reste du continent australien (qui aurait cru qu"il peut neiger en Australie???) mais en même temps avec des touches très aussies. Une flore et une faune unique, un climat beaucoup plus frais (pas plus mal pour la transition...) et toujours des paysages sauvages et magnifiques. Un vrai coup de coeur !

Pour s'en mettre plein les yeux, c'est par ici (photos)