Affichage des articles dont le libellé est NZ. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est NZ. Afficher tous les articles
mardi 15 novembre 2011
lundi 14 novembre 2011
Bye bye New Zealand !
La fin de mon séjour en Nouvelle-Zélande a été un peu ternie par une bête racine... Profitant d'un moment d'inattention de ma part, ce minuscule morceau de bois a réussi à me fouler la cheville et à gâcher ma Great Walk néo-zélandaise. Mais commençons par reprendre le fil de mon récit là où je vous avais laissés la dernière fois.
Après le magnifique coucher de soleil sur Gillespies Beach, j'ai continué ma route vers le nord sans m'arrêter (ou presque). J'ai établi mon camp de base à Motueka, dans une charmante auberge au milieu des vergers et à quelques kilomètres du Abel Tasman National Park. Je me suis donc décidée : je vais faire le Abel Tasman Coast Track, une randonnée de 5 jours où je vais dormir dans des refuges. Il faut donc porter son sac de couchage, sa nourriture, son bec à gaz et tout ce qui peut être nécessaire à une rando de 5 jours.
Bref, je prends 2 jours pour préparer mon sac à dos (location du matériel, imperméabiliser toutes mes affaires, achat de vivres "légers" mais assez énergétiques).
J'en profite aussi pour aller visiter en voiture Takaka et la Golden Bay. Une route de montagne très sinueuse qui donne des points de vue splendides sur la région. Petit arrêt aux Pupu Springs, les sources les plus pures d'Australasie. Comme vous pouvez le constater, au vu des paysages, je me réjouis déjà d'approfondir tout ça pendant 5 jours...
Lundi, c'est le jour du grand départ. Je prends un water taxi à Marahau et il m'emmène jusqu'au nord du parc Abel Tasman, à Totaranui. La ballade est déjà très agréable : on s'arrête pour regarder les otaries, le skipper nous explique l'histoire des différentes baies... A 11h, je suis débarquée sur la plage et je commence à marcher. 3-4h de marche pour rallier ma première hutte, ça devrait être une bonne mise en jambe pour un premier jour.
A 11h50, je croise le chemin de cette racine évoquée plus haut et je me retrouve les 4 fers en l'air au milieu du chemin. Je me fais un bandage de fortune et essaie de continuer mais après 5 minutes, j'ai bien compris que c'est terminé pour moi. Les arbres m'ont entendu jurer jusqu'à la plage mais je sais que c'est la seule décision à prendre : j'ai assez eu de foulures à la cheville pour savoir qu'il ne faut pas traiter ce genre d'accident à la légère.
Je marche donc pendant une heure en m'appuyant sur un bâton pour revenir à Totaranui où il y a un téléphone. De là, j'appelle un water taxi qui vient me chercher une vingtaine de minutes plus tard. Comme je suis toute seule dans le bateau, le skipper fait des petits détours... On retourne observer les otaries, on s'arrête pour des blue penguins, on regarde les oiseaux se gaver dans un banc de poissons. Une consolation : j'aurais bien vu le parc du côté "mer".
Retour à Marahau, je récupère ma voiture et je conduis tant bien que mal jusqu'à Motueka (à 10 minutes) pour aller chez le médecin. Le verdict est sans appel : R-I-C-E (Rest Ice Compression Elevation). Traduction : je dois rester au moins 48h le pied en l'air, avec un bandage sur lequel je dois mettre de la glace. Heureusement que l'auberge et mes hôtes sont très sympas car je me retrouve "coincée" là pendant 3 jours de plus. J'en profite pour revoir la trilogie du Seigneur des Anneaux - c'était l'occasion rêvée !
3 jours à ne rien faire, je commence à devenir folle et je décide d'aller au moins jusqu'à Nelson, histoire de changer d'air ! Pas grand chose à y faire, juste changer d'endroit car je n'ose pas encore marcher trop longtemps. Après cette étape, je fais une grosse journée de route (plus de 450 km), pour traverser toute l'île et me retrouver à Kaikoura. La route est magnifique, à travers le Lewis Pass. Des montagnes couvertes de genêts, des vallées avec des rivières toutes bleues qui coulent paisiblement, des champs de moutons...
L'arrivée sur Kaikoura est très impressionnante car cette baie magnifique est complètement entourée par les montagnes. Je m'installe dans une auberge avec une belle vue sur la baie et je vais continuer à la jouer relax. La NZ quand on ne peut pas trop marcher, ça perd un peu de sa saveur !
Je profite de mon séjour dans la ville pour ranger mes affaires (trier ce qui doit être renvoyé), m'occuper des papiers de mon assurance, aller chez le coiffeur (première fois chez un pro en 6 mois !), préparer mon séjour en Australie (je vais passer 10 jours en Tasmanie) et faire une petite excursion en voiture jusqu'à Ohau Point. Une colonie de fur seals (les otaries à fourrure) y a élu domicile et la particularité de l'endroit, c'est que les bébés otaries jouent dans une petite rivière et sous une belle cascade. Un moment vraiment extraordinaire que de voir environ 40 bébés otaries sauter sous des trombes d'eau ! (je vous ai mis une petite vidéo dans les photos)
Je me promène aussi sur la péninsule de Kaikoura, qui offre (encore et toujours) des vues somptueuses sur la mer déchaînée et les rochers.
Pour mon dernier jour en NZ, j'ai rendez-vous à 7h15 pour une croisière "whale watching". En raison d'un canyon de plus de 1600 mètres de profondeur à quelques encâblures de la baie, Kaikoura est célèbre pour ses baleines, plus particulièrement la "sperm whale", le bon vieux cachalot de Moby Dick. On verra un seul spécimen de ces géants des mer mais c'est toujours aussi impressionnant de les voir respirer avec des jets à plusieurs mètres et puis s'enfoncer dans les profondeurs des mers !
Un bon point de cette croisière : j'ai vu mes premiers albatros en vol. Avec leur envergure de 3m de moyenne, ils sont simplement majestueux et fascinants à observer.
En attendant, les photos sont ICI !
****
Après le magnifique coucher de soleil sur Gillespies Beach, j'ai continué ma route vers le nord sans m'arrêter (ou presque). J'ai établi mon camp de base à Motueka, dans une charmante auberge au milieu des vergers et à quelques kilomètres du Abel Tasman National Park. Je me suis donc décidée : je vais faire le Abel Tasman Coast Track, une randonnée de 5 jours où je vais dormir dans des refuges. Il faut donc porter son sac de couchage, sa nourriture, son bec à gaz et tout ce qui peut être nécessaire à une rando de 5 jours.
Bref, je prends 2 jours pour préparer mon sac à dos (location du matériel, imperméabiliser toutes mes affaires, achat de vivres "légers" mais assez énergétiques).
![]() |
| Kaiteriteri Beach |
J'en profite aussi pour aller visiter en voiture Takaka et la Golden Bay. Une route de montagne très sinueuse qui donne des points de vue splendides sur la région. Petit arrêt aux Pupu Springs, les sources les plus pures d'Australasie. Comme vous pouvez le constater, au vu des paysages, je me réjouis déjà d'approfondir tout ça pendant 5 jours...
![]() |
| Pupu Springs |
*****
![]() |
| C'est parti pour l'Abel Tasman Coast Track ! |
![]() | ||||
| Bandage de fortune... |
Je marche donc pendant une heure en m'appuyant sur un bâton pour revenir à Totaranui où il y a un téléphone. De là, j'appelle un water taxi qui vient me chercher une vingtaine de minutes plus tard. Comme je suis toute seule dans le bateau, le skipper fait des petits détours... On retourne observer les otaries, on s'arrête pour des blue penguins, on regarde les oiseaux se gaver dans un banc de poissons. Une consolation : j'aurais bien vu le parc du côté "mer".
![]() |
| Abel Tasman NP vu de la mer |
Retour à Marahau, je récupère ma voiture et je conduis tant bien que mal jusqu'à Motueka (à 10 minutes) pour aller chez le médecin. Le verdict est sans appel : R-I-C-E (Rest Ice Compression Elevation). Traduction : je dois rester au moins 48h le pied en l'air, avec un bandage sur lequel je dois mettre de la glace. Heureusement que l'auberge et mes hôtes sont très sympas car je me retrouve "coincée" là pendant 3 jours de plus. J'en profite pour revoir la trilogie du Seigneur des Anneaux - c'était l'occasion rêvée !
![]() |
| RICE devant le Seigneur des Anneaux |
![]() |
| Lewis Pass |
****
| Kaikoura lookout |
![]() |
| Les otaries dans la cascade |
![]() | ||
| Kean Point - Kaikoura Peninsula |
****
Pour mon dernier jour en NZ, j'ai rendez-vous à 7h15 pour une croisière "whale watching". En raison d'un canyon de plus de 1600 mètres de profondeur à quelques encâblures de la baie, Kaikoura est célèbre pour ses baleines, plus particulièrement la "sperm whale", le bon vieux cachalot de Moby Dick. On verra un seul spécimen de ces géants des mer mais c'est toujours aussi impressionnant de les voir respirer avec des jets à plusieurs mètres et puis s'enfoncer dans les profondeurs des mers !
![]() |
| Cachalot à Kaikoura |
![]() |
| Albatros hurleur |
***
Je suis revenue à Christchurch cet après-midi car demain matin, je prends mon vol vers Sydney, l'Australie et surtout de nombreuses retrouvailles au programme ! Je suis triste de quitter la Nouvelle-Zélande car j'ai vraiment été conquise par ce pays si différent, si sauvage et si splendide. Je vous ai concocté un petit résumé de mon séjour, il sera très vite en ligne !En attendant, les photos sont ICI !
vendredi 4 novembre 2011
Nouvelles découvertes sur l'île du Sud
Déjà une semaine de passée et alors que vous devez profiter de vos vacances de Toussaint ou du train-train métro-boulot-dodo, je continue mon bout de chemin à l’autre bout du monde. Voici la suite de mes aventures…
***
J’ai quitté à regret le magnifique Lac Tekapo pour me diriger vers un monument néo-zélandais, le fameux Mont Cook, le plus haut sommet d’Australasie. La route pour y mener est de nouveau splendide sous le soleil : je longe le canal Tekapo (la version canal turquoise du lac du même nom) avant de déboucher sur le lac Pukaki, un autre exemple de lac proglaciaire magnifique.
Comme le mont Cook culmine à 3754 mètres, il est souvent dans les nuages… Mais j’ai quand même pu apercevoir sa pointe majestueuse lors de mes 2 jours passés dans le parc. Au programme : quelques balades pour apercevoir les nombreux glaciers du coin. Tasman Glacier est particulièrement impressionnant, il y a 20 ans, un lac s’est formé à sa base et est désormais rempli d’icebergs…
![]() |
| Lake Pukaki |
![]() |
| Les icebergs sur Tasman Lake |
***
Je quitte le Mt Cook pour me diriger vers Wanaka, une ville déjà visitée avec Eva, dont j’avais particulièrement apprécié les alentours : montagnes enneigées et lacs scintillants. Un cadre idyllique pour réaliser un vieux rêve : sauter en parachute ! Ci-dessous, la vidéo de ce moment d’anthologie :
En bref, je dirais que c’est très différent du saut à l’élastique, bien plus chouette car la chute libre dure plus longtemps et on a vraiment l’impression de voler, même si c’est à 200km/h… Pas eu le temps d’avoir peur, je n’ai rien dû faire – à part me mettre en position à la porte de l’avion !
***
L’étape suivante m’amène au bord du lac Te Anau, pour une visite du Milford Sound. On l’avait écarté avec Eva car trop touristique et avions préféré le Doubtful Sound. Je continuerais à conseiller d’aller au Doubtful Sound en kayak mais la route entre Te Anau et Milford vaut vraiment la peine d’être suivie. Montagnes, lacs, (oui, je sais c’est toujours le même refrain !), cascades et forêt tropicale, je profite de petites ballades dans ces endroits fabuleux.
![]() |
| Mirror Lakes (avec les gouttes de pluie en prime) |
La croisière sur le Sound (qui est en fait un fjord) ressemble beaucoup à celle de Doubtful, sauf qu’on voit mieux les Fiordland crested penguins. Et plus de touristes bien sûr. Il y a plein de bateaux dans le port, prêts à embarquer les hordes débarquées des cars en provenance de Queenstown. Heureusement, j’y suis allée très tôt et notre bateau était loin d’être rempli.
![]() |
| Milford Sound |
****
Depuis 2 jours, j’ai pris la route du nord. Le but est de remonter jusqu’à Abel Tasman NP et passer quelques jours dans le coin. En sortant de Te Anau, je suis restée coincée derrière une course cycliste, le Tour of Southland, qui empruntait exactement ma route. Après une heure derrière ces lambins à 50km/h, j’ai réussi à les dépasser en prenant les deux côtés du triangle et à tracer vers Queenstown, Wanaka, Haast et finalement Fox Glacier. Tous ces endroits avaient déjà été visités avec Eva donc je ne me suis pas attardée, à part pour faire des petites marches « dérouilllons-nous les jambes » dans Haast Pass. C’était quand même différent de faire cette route sous un temps relativement clément !
![]() |
| Les reflets de Lake Matheson |
Mon étape à Fox Glacier restera mémorable pour l’auberge de jeunesse pourrie et surtout pour un coucher de soleil incroyable sur Gillespies Beach. Après avoir admiré le Mt Cook et le Mt Tasman se réfléchir dans le Lake Matheson, j’ai refait les « pires 12 km de ma vie »* pour admirer le coucher de soleil sur la plage. Entre le soleil descendant entre les nuages, les vagues rugissantes, la plage remplie d’arbres morts, la vue sur les montagnes, l’orage qui m’a trempé et le magnifique arc-en-ciel, je ne savais plus où donner de la tête !
*selon Eva
*selon Eva
![]() |
| Coucher de soleil sur Gillespies Beach |
***
Ce matin j’ai continué ma remontée vers le nord, encore plus de 400 km au compteur le long de la West Coast (et sous la pluie). A bientôt, pour la fin de mon magnifique séjour en Nouvelle-Zélande…
Les photos sont ici (et de nouveau, aucune retouche !)
vendredi 28 octobre 2011
Le Lake Tekapo, un petit coin de paradis...
Je profite d’une bonne connexion wifi (ce qui est difficile à trouver gratuitement) pour vous donner quelques nouvelles de Nouvelle-Zélande.
Mardi matin, j’embarque dans le train TranzAlpine, qui traverse toute l’île du Sud dans sa largeur, de Christchurch à Greymouth. Après les plaines de Canterbury, on entre dans les Alpes du Sud, et plus particulièrement le Arthur’s Pass. On longe des gorges étroites, avec des montagnes enneigées en ligne de mire. Tunnels, ponts, le voyage est vraiment beau – dommage que le temps était un peu couvert pour apprécier toute la beauté du paysage.
4h30 plus tard, je me retrouve à Greymouth, une petite ville de la West Coast, qu’on avait juste traversé avec Eva. Typique de la West Coast, je renoue aussi avec la pluie. Heureusement, le lendemain, ça se dégage et je pars découvrir cette petite ville en vélo prêté par l’auberge. Une parenthèse en passant : si un jour vous décidez vous aussi de voyager en NZ seul, je vous conseille vivement les auberges de jeunesse, il y en a partout, elles sont toujours très bien équipées et sympas. L’absence de wifi ou d’internet gratuit permet de renouer avec les échanges entre voyageurs, ce qui n’est vraiment pas désagréable. Même quand je me « réjouis » de passer une soirée peinard à trier mes photos ou faire mon blog, il y a toujours un ou plusieurs voyageurs sympas avec qui je finis par entamer la discussion et ça finit souvent tard, emballés par nos échanges d’expériences ! Bref, à recommander et fin de la parenthèse.
Greymouth est la ville où je prends possession de Tilda, ma nouvelle compagne de voyage pour les 3 prochaines semaines. Spacieuse et confortable, c’est un plaisir de conduire à 110 km/h après les pénibles 90km/h en descente de Tacky Tacot.
Grand dilemme : par où aller ? J’ai envie de voir d’autres endroits de l’île du Sud, qu’on a zappé avec Eva mais ils se trouvent évidemment partout. Bref, le sort (pile ou face) décide pour moi : j’irais d’abord vers le Sud. Jeudi matin, je reprends donc la route de l’Arthur’s Pass. J’ai de la chance : le temps est meilleur, la route un peu différente et je me sens vraiment en plein décor du « Seigneur des Anneaux ».
Cette ballade sera certainement un clou de mon voyage. Malgré la montée ardue (où je cours presque, de peur de rater le coucher du soleil), mes efforts sont mille fois récompensés à l’arrivée. D’abord, l’endroit est désert et la vue est tout simplement à couper le souffle. Vers l’ouest, le soleil se couche derrière des montagnes, au nord deux lacs devant d’autres chaînes de monts enneigés, au sud des plaines immenses et à l’est, le lac Tekapo et son fond turquoise (résidus de glaciers). Je tombe amoureuse ! La descente est tout aussi spectaculaire, le ciel se colore en rose et les reflets sur le lac sont somptueux.
Je suis tellement sous le charme que je décide de rester une nuit de plus, le Mt Cook m’attendra ! Aujourd’hui, j’ai donc exploré les rives du lac, enchantée par son scintillement. Je remonte en voiture au Mt St John et refait la ballade du sommet. Je marche le long du lac, je m'arrête pour profiter de la vue, je lis au soleil... Bref je profite de ce décor exceptionnel à mon aise ! Allez, j’arrête, je crois que vous aurez compris que cet endroit est un de mes préférés…
La suite du programme : le Mt Cook et le Milford Sound.
Les photos sont ici (pas de retouche, même si le turquoise a l’air presque faux !!)
***
Eva est donc partie samedi dernier, snif et je suis restée 3 jours à Christchurch pour me reposer, vous donner des nouvelles, papoter avec des voyageurs et bien sûr, regarder la finale de la coupe du monde de rugby. J’ai été voir celle-ci dans une brasserie remplie de Kiwis où la seule couleur de rigueur était le All Black. Beaucoup de stress pendant le match, avec un score très serré mais quand l’arbitre siffle la fin du match, c’est la délivrance de tout un peuple qui attendait ce nouveau sacre depuis 24 ans. Verdict final : NZ 8 – France 7, sorry les Bleus et bravo les All Blacks !![]() |
| Finale de la coupe du monde de rugby à Auckland |
****
Mardi matin, j’embarque dans le train TranzAlpine, qui traverse toute l’île du Sud dans sa largeur, de Christchurch à Greymouth. Après les plaines de Canterbury, on entre dans les Alpes du Sud, et plus particulièrement le Arthur’s Pass. On longe des gorges étroites, avec des montagnes enneigées en ligne de mire. Tunnels, ponts, le voyage est vraiment beau – dommage que le temps était un peu couvert pour apprécier toute la beauté du paysage.
![]() |
| TranzAlpine dans le Arthur's Pass National Park |
4h30 plus tard, je me retrouve à Greymouth, une petite ville de la West Coast, qu’on avait juste traversé avec Eva. Typique de la West Coast, je renoue aussi avec la pluie. Heureusement, le lendemain, ça se dégage et je pars découvrir cette petite ville en vélo prêté par l’auberge. Une parenthèse en passant : si un jour vous décidez vous aussi de voyager en NZ seul, je vous conseille vivement les auberges de jeunesse, il y en a partout, elles sont toujours très bien équipées et sympas. L’absence de wifi ou d’internet gratuit permet de renouer avec les échanges entre voyageurs, ce qui n’est vraiment pas désagréable. Même quand je me « réjouis » de passer une soirée peinard à trier mes photos ou faire mon blog, il y a toujours un ou plusieurs voyageurs sympas avec qui je finis par entamer la discussion et ça finit souvent tard, emballés par nos échanges d’expériences ! Bref, à recommander et fin de la parenthèse.
![]() |
| Les vagues agitées à Greymouth |
Greymouth est la ville où je prends possession de Tilda, ma nouvelle compagne de voyage pour les 3 prochaines semaines. Spacieuse et confortable, c’est un plaisir de conduire à 110 km/h après les pénibles 90km/h en descente de Tacky Tacot.
| Je vous présente Tilda ! |
![]() |
| La route à travers le Arthur's Pass |
****
Après les montagnes, des kilomètres dans les plaines (peu intéressantes) et après un enième col, je débouche sur un plateau où le soleil brille et les montagnes scintillent de leurs neiges éternelles. Le clou du spectacle est mon arrivée sur le lac Tekapo, une étendue turquoise au pied des Alpes. WOAW ! Après mon installation à l’auberge, je décide d’aller grimper sur le Mt Saint John, d’où il paraît qu’on a une vue imprenable sur la région.![]() |
| Premier aperçu du Lake Tekapo |
Cette ballade sera certainement un clou de mon voyage. Malgré la montée ardue (où je cours presque, de peur de rater le coucher du soleil), mes efforts sont mille fois récompensés à l’arrivée. D’abord, l’endroit est désert et la vue est tout simplement à couper le souffle. Vers l’ouest, le soleil se couche derrière des montagnes, au nord deux lacs devant d’autres chaînes de monts enneigés, au sud des plaines immenses et à l’est, le lac Tekapo et son fond turquoise (résidus de glaciers). Je tombe amoureuse ! La descente est tout aussi spectaculaire, le ciel se colore en rose et les reflets sur le lac sont somptueux.
![]() |
| En haut du Mt St John |
Je suis tellement sous le charme que je décide de rester une nuit de plus, le Mt Cook m’attendra ! Aujourd’hui, j’ai donc exploré les rives du lac, enchantée par son scintillement. Je remonte en voiture au Mt St John et refait la ballade du sommet. Je marche le long du lac, je m'arrête pour profiter de la vue, je lis au soleil... Bref je profite de ce décor exceptionnel à mon aise ! Allez, j’arrête, je crois que vous aurez compris que cet endroit est un de mes préférés…
![]() |
| Au bord du Lake Tekapo |
****
La suite du programme : le Mt Cook et le Milford Sound.
Les photos sont ici (pas de retouche, même si le turquoise a l’air presque faux !!)
mardi 25 octobre 2011
samedi 22 octobre 2011
L'île du Sud - fin du séjour avec Eva et cie
C'est assise dans une cabine téléphonique au milieu de la ville dévastée de Christchurch que je vous envoie ces nouvelles de la fin de mon séjour sur l'île du Sud avec Eva, Tacky Tacot et cie. Enjoy !
****
Après l’adrénaline de Queenstown, rien de tel qu’un petit séjour près d’un lac pour se ressourcer. On choisit le lac de Manapouri et sa proximité avec le Doubtful Sound. Un « Sound » n’est pas un fjord mais ça y ressemble méchamment. Il y a aussi le Milford Sound mais qui est (selon les échos de voyageurs), beaucoup plus touristique que son voisin Doubtful. Qui s’appelle « Incertain » selon Captain Cook qui n’était pas sûr qu’il y ait assez de vent pour en sortir quand il a visité la région. Nous voulions le visiter en kayak mais pas de bol, comme ce n’est pas la saison touristique, il manquait deux autres personnes pour que la compagnie sorte ses kayaks. On a donc dû se rabattre sur la croisière. Double croisière faudrait-il dire car avant d’arriver dans le Sound lui-même, il faut traverser le Lac Manapouri, débarquer à terre, puis prendre un bus qui traverse un col de montagne avant de monter dans un autre bateau pour la visite du Sound.
![]() |
| Lake Manapouri |
Il ne faisait pas magnifique quand on est partis mais c’est une des régions de NZ qui reçoit le plus de pluie par an. Et l’atmosphère du Sound avec de la brume et des nuages accrochés aux cîmes des montagnes environnantes est tout simplement magique. Après la traversée du Lac Manapouri, on visite la Manapouri Power Station, une centrale hydro-électrique enterrée à 200 mètres sous terre. Petite prouesse d’ingéniérie, sa visite est fascinante car dans les années 60, il a fallu creuser un tunnel de 2 km à travers une des roches les plus épaisses au monde, à coup de dynamite.
![]() |
| La centrale électrique de Manapouri |
Lors de la croisière sur le Sound, on croise des Blue pinguins (manchots pygmées), de nombreuses cascades et surtout du silence. Vu son inaccessibilité, le Sound est peu visité. Quelques bateaux de croisière viennent bien y faire un tour de temps en temps mais sinon, ce sont juste des terres inviolées et intouchées.
![]() |
| Le Doubtful Sound |
Après notre croisière qui a duré toute la journée, on se pose le long du Lac Monowai, encore un havre de paix reculé, où seuls des chasseurs partent en bateau dans les huttes pour essayer de débarrasser le pays des cerfs importés qui sont devenus une nuisance pour la faune locale.
![]() |
| La solitude du Lac Monowai |
****
L’étape suivante de notre voyage nous emmène dans les Catlins, une superbe région tout au sud du pays, pleine de collines verdoyantes remplies de moutons et vaches et d’une côte déchiquetée que se partagent les vagues rugissantes, les plages immaculées et les falaises abruptes. On se pose d’abord à Slope Point, le point le plus au sud de l’île du Sud, dans une ferme où on va aider à donner à manger aux veaux et aux agneaux esseulés. Très sympa !
![]() | |
| Slope Point |
On fait la route à notre aise, aidées par un magnifique soleil. Après le phare de Waipapa Point et ses phoques, nous voilà à Curio Bay, où, à marée basse, on voit apparaître les vestiges d’une forêt fossilisée vieille de 180 millions d’année. Assez curieux de se retrouver près d’un vieux tronc figé dans la pierre, avec des vagues immenses à quelques mètres. Curio Bay était le premier endroit de notre liste pour voir des yellow-eyed pinguins (pingouins aux yeux jaunes ou, pour le nom scientifique, des manchots antipodes). Pas de chance, ils n’étaient pas dans le coin pendant notre visite. Dans la baie voisine, on est sensé voir des dauphins en été mais comme ce n’est encore que le début du printemps…
![]() |
| Curio Bay |
On visite quelques belles petites chutes le long de la route, qu’on atteint après une petite marche dans la forêt humide. Après la plage déserte de Cannibal Bay, on arrive à Nugget Point. Pour atteindre le phare, il faut emprunter un chemin spectaculaire qui plonge de chaque côté dans le vide. Tout en bas, sur les rochers, des phoques se prélassent au milieu des mouettes, cormorans et autres oiseaux marins. La vue sur la mer est tout simplement splendide !
![]() |
| Le phare de Nugget Point |
On s’arrête pour la nuit à Kaka Point, où on passe la soirée dans le seul pub local, pour voir les All Blacks battre les Wallabies en demi-finale de la Coupe du monde de rugby.
****
Dunedin est la deuxième ville de l’île du Sud et nous charme tout de suite par ses maisons victoriennes, sa place octogonale, sa vieille gare et son atmosphère estudiantine (Dunedin est le siège de l’université d’Otago). On se prélasse au soleil dans les jardins botaniques avant de prendre la direction de la péninsule d’Otago.
![]() |
| Relax dans le jardin botanique de Dunedin |
Après avoir établi notre camp de base à Portobello, on met le cap sur Sandfly Bay, où on peut observer des manchots antipodes revenir sur la plage après leur journée de pêche en mer. On descend dans les dunes où on observe des lions de mer jouer sur la plage et dans les vagues. Pas l’ombre d’un manchot mais il faut dire que ces pingouins sont très timides et ne sortent pas de l’eau s’il y a des humains en vue. Et comme par hasard, nous ne sommes pas les seules à avoir eu l’idée de venir les observer. Chou blanc pour les pingouins mais vue magnifique avec l’orage qui approche.
![]() |
| Sandfly Bay |
L’ « orage » durera 24h… Une journée entière de tempête : vent à décorner les bœufs et pluie battante. Bref, à notre réveil, on décide quand même d’aller au Penguin Place, une réserve privée qui fournit un habitat aux manchots antipodes et offre des visites guidées par un système de tranchées pour aller observer ces petites bêtes de plus près. On a la chance d’en observer 7 dans des positions différentes : en train de couver, en train de marcher sous la pluie battante (ça ne les dérange visiblement pas du tout), en train de se baigner dans une mare ou en train de taper la converse avec un gros phoque.
![]() |
| Un manchot antipode alias yellow-eyed pinguin |
Après s’être presque envolées à la pointe de la péninsule dans l’espoir d’apercevoir la colonie d’albatros royaux (et eux non plus n’aiment pas la tempête), on retourne à Dunedin pour finir l’après-midi au cinéma…
****
On continue notre remontée vers le nord et on s’arrête à Moeraki, célèbre pour ses « boulders », des rochers tous ronds éparpillés sur la plage. Observables uniquement à marée basse et il faut quand même se mouiller les pieds pour les atteindre mais ce phénomène géologique nous amuse beaucoup. Au bout de la péninsule de Moeraki, on fait une très chouette ballade jusqu’au phare de Katiki Point, où on observe de nombreux phoques et même un manchot antipode en train de couver.
![]() |
| Moeraki Boulders |
***
Oamaru est la ville du pingouin. Elle possède une grande colonies de manchos pygmées (qu’on ne verra pas – non merci la transformation de la vue des pingouins en phénomène de foire) et de manchots antipodes. Après la visite du quartier historique de Oamaru, on ira observer ces derniers sur la plage et on en verra deux, de très loin, sortir de la mer pour rentrer dans leur nid. Au final, on aura vu 10 pingouins aux yeux jaunes, pas mal vu qu’il en reste à peine 900…
****
Grosse route pas très intéressante entre Oamaru et Christchurch, on décide de passer notre dernière nuit dans Tacky Tacot sur la péninsule de Banks. Plus particulièrement à Akaroa, une petite colonie de pêcheurs où s’étaient installés un groupe de colons français au milieu du 19ème siècle. Après la visite du village, on s’installe pour notre dernière soirée : apéro au soleil, vue sur la baie et steaks grillés – que demander de plus ?
![]() |
| Le port d'Akaroa |
On rentre à Christchurch par le chemin des écoliers, une route toute sinueuse sur les crêtes et dans les nuages. Magnifiques points de vue avant de redescendre sur Christchurch.
![]() |
| Péninsule de Banks - Summit Road |
*****
Au plus on se rapproche du centre de Christchurch, au plus on peut voir les dégâts laissés par le terrible tremblement de terre de 6,3 sur l’échelle de Richter, qui a détruit la ville le 22 février dernier. Après avoir déposé nos affaires dans une charmante petite auberge à quelques mètres de la Red Zone, on va rendre Tacky Tacot (snif, il nous a quand même été bien fidèle, la seule aventure qu’il nous ait causé ayant été notre faute : notre embourbement à Otaki). Bizarre de se retrouver à pied après ces 23 jours avec notre vieux tacot. On rentre à l’auberge par des chemins détournés. Détournés car de nombreuses rues sont fermées et le centre de la ville est un no man’s land où seuls travaillent les grues de démolition. Vraiment triste de voir ça de nos propres yeux, tous ces dommages causés par ce sursaut de la croûte terrestre.
![]() |
| Le centre de Christchurch dévasté |
On passe notre dernière soirée ensemble… au pub ! Ce soir, c’est la « petite finale » entre Wales et l’Australie. Les Wallabies gagnent et nous on se fait des potes, qui nous explique certaines subtilités du jeu.
***
Voilà, ce matin à 5h30, Eva est repartie vers la Belgique et j’en profite au passage pour la remercier d’être venue m’accompagner pour un bout de chemin au bout du monde, ce furent 3 semaines vraiment inoubliables !
De mon côté, je vais rester quelques jours à Christchurch, histoire de planifier un peu la suite de mon séjour, car j’ai encore 3 semaines pour poursuivre la découverte de ce pays magnifique.
Les photos sont ICI
jeudi 13 octobre 2011
L'île du Sud - part 1
Résumé de notre première semaine sur l’île du Sud en quelques mots clés : marche, soleil, pluie, mer, plages, montagnes enneigées, glacier et saut à l’élastique !
*****
Après une traversée un peu agitée du Cook Strait, nous avons débarqué dans l’île du Sud à Picton. Petite ville de passage qui ne nous verra que le temps d’un lunch, nous commençons notre périple au sud par la Queen Charlotte Drive, qui offre de magnifiques vues sur les Malborough Sounds.
![]() |
| Queen Charlotte Drive |
Nous passons la nuit dans un camping du DOC (Department of Conservation) à Pelarus Bridge, où on fait une chouette balade le long de la rivière pour aller admirer deux belles petites cascades au milieu de la forêt.
Le lendemain, nous arrivons à Nelson d’où on a une magnifique vue sur les montagnes du parc national d’Abel Tasman. Parce qu’il faut faire des choix, on fait une croix sur ce dernier et décidons de nous diriger vers son voisin, Nelson Lakes, beaucoup moins fréquenté. Il pleut à verse toute la nuit mais la lumière sur le lac Rotoiti est magique au coucher du soleil.
![]() |
| Lac Rotoiti - Nelson Lakes NP |
La randonnée du jour consiste à escalader le « Gros Robert », surnom affectueux du Mont Robert, au bord du lac. Après une montée raide dans les arbres couverts de lichens, on arrive dans la neige pour des vues à 360° sur les montagnes et le lac. La descente est tout aussi raide mais offre des panoramas de toute beauté sur Rotoiti. FA-BU-LE-UX !
![]() |
| En haut du Mont Robert |
La journée continuera sur des panoramas fabuleux le long de la West Coast. La route serpente entre la côte déchiquetée où viennent s’écraser des vagues immenses et les forêts humides du massif de Paparoa. On passe la soirée à Punakaiki dans un pub bondé de supporters gallois, anglais et français pour les premiers quarts de finale de la Coupe du monde de Rugby. Bref, une journée parfaite !
![]() |
| West Coast entre Westport et Greymouth |
A Punakaiki, on visite les fameux « Pancake Rocks », des roches calcaires érodées formant des couches ressemblant à une pile de pancakes. Les « blowholes », des geysers maritimes, nous aspergent avec le fracas des vagues à marée haute. Très impressionnant.
![]() |
| Les fameux "Pancake Rocks" à Punakaiki |
****
L’étape suivante sur la West Coast sera pour les glaciers Franz Josef et Fox, qui sont très accessibles, étant situés à moins de 15km de la côte. Première nuit au Franz Josef car le lendemain, on embarque dans un groupe guidé pour aller marcher sur le glacier. C’est LA grosse activité du coin, si on fait abstraction du balai des hélicoptères et autres avions pour des « scenic flights », héliski ou ice-climbing (pour les portefeuilles plus garnis !).
![]() |
| Sur/dans le glacier Franz Josef |
On est parties pleines d’appréhension car la seule agence agréée pour guider des randonnées sur le glacier nous avait un peu fait peur sur le niveau de difficulté de la journée. Donc, à retenir : faites le full day sur le glacier ! Nous, on a fait la demi-journée, et on a trouvé ça un peu trop facile. Cela dit, le temps passé à marcher en crampons sur le glacier, à travers des crevasses étroites, était vraiment magique et restera un souvenir inoubliable.
Le lendemain, le copain Fox nous fait de l’œil, sous la brume matinale. Une heure de marche pour aller l’admirer de plus près et on revient complètement trempées par un crachin infernal. Mais la vue en valait la peine !
![]() |
| Sous la pluie à Fox Glacier |
***
Après quelques discussions sur la suite de l’itinéraire, on décide de passer une nuit à Wanaka plutôt que de se rendre directement à Queenstown. Quelle bonne inspiration ! La route pour y arriver, qui longe le lac Hawea, est splendide et on se dégotte un excellent camping avec vue imprenable sur le lac Wanaka et les montagnes enneigées. Sur les conseils d’une ranger du DOC, on fait une randonnée autour de Diamond Lake, qui grimpe ensuite jusqu’à Rocky Mountain pour des vues époustouflantes sur le lac et les montagnes.
![]() |
| Le lac Wanaka vu du sommet de Rocky Mountain |
****
Queenstown se targue d’être la capitale mondiale du sport d’aventure et d’adrénaline. Toutes les activités sportives extrêmes possibles et imaginables sont offertes aux nombreux touristes attirés par cette station de ski hors de prix. Depuis très longtemps, j’avais envie de tenter le saut à l’élastique et le Kawarau Bridge, premier site de bungee au monde, m’a semblé l’endroit idéal pour sauter dans le vide. Mes impressions : 43m, c’est quand même haut et le plus « difficile » est de se lancer (même si j’y ai été les pieds en avant). Le plus chouette : quand l’élastique rebondit et vous fait admirer le magnifique décor (ici : une rivière et des falaises). En gros, très chouette expérience ! Je tenterais bien le Nevis Highwire (134m) mais mon budget est plutôt serré. Alors, si ça vous tente de me sponsoriser pour sauter dans le vide, il suffirait que tous les lecteurs de ce blog me filent 2€ (ou plus)… Pour les donations : mon numéro de compte BE52 7323 1500 3309 :-)
![]() |
Un petit souvenir de mon saut dans le vide... |
Comme déjà dit plus haut, Queenstown est hyper touristique. Les rues sont pleines d’échoppes de souvenirs, de boutiques de location de ski ou d’agences d’activités sportives. Sans compter les bars et les restos. Nous nous laissons tenter par les Fergburger, délicieux, avant de nous enfuir de cette ville too much pour nous.
****
La suite du programme : toujours plus au sud avec Eva, avant de remonter vers Christchurch par la côte est.
Les photos sont ici !
Libellés :
campervan,
Edgar,
NZ,
South Island
Pays/territoire :
South Island, Canterbury, Nouvelle-Zélande
Inscription à :
Articles (Atom)


















































