samedi 22 octobre 2011

L'île du Sud - fin du séjour avec Eva et cie


C'est assise dans une cabine téléphonique au milieu de la ville dévastée de Christchurch que je vous envoie ces nouvelles de la fin de mon séjour sur l'île du Sud avec Eva, Tacky Tacot et cie. Enjoy !
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Après l’adrénaline de Queenstown, rien de tel qu’un petit séjour près d’un lac pour se ressourcer. On choisit le lac de Manapouri et sa proximité avec le Doubtful Sound. Un « Sound » n’est pas un fjord mais ça y ressemble méchamment. Il y a aussi le Milford Sound mais qui est (selon les échos de voyageurs), beaucoup plus touristique que son voisin Doubtful. Qui s’appelle « Incertain » selon Captain Cook qui n’était pas sûr qu’il y ait assez de vent pour en sortir quand il a visité la région. Nous voulions le visiter en kayak mais pas de bol, comme ce n’est pas la saison touristique, il manquait deux autres personnes pour que la compagnie sorte ses kayaks. On a donc dû se rabattre sur la croisière. Double croisière faudrait-il dire car avant d’arriver dans le Sound lui-même, il faut traverser le Lac Manapouri, débarquer à terre, puis prendre un bus qui traverse un col de montagne avant de monter dans un autre bateau pour la visite du Sound. 

Lake Manapouri
 Il ne faisait pas magnifique quand on est partis mais c’est une des régions de NZ qui reçoit le plus de pluie par an. Et l’atmosphère du Sound avec de la brume et des nuages accrochés aux cîmes des montagnes environnantes est tout simplement magique. Après la traversée du Lac Manapouri, on visite la Manapouri Power Station, une centrale hydro-électrique enterrée à 200 mètres sous terre. Petite prouesse d’ingéniérie, sa visite est fascinante car dans les années 60, il a fallu creuser un tunnel de 2 km à travers une des roches les plus épaisses au monde, à coup de dynamite. 

La centrale électrique de Manapouri
 Lors de la croisière sur le Sound, on croise des Blue pinguins (manchots pygmées), de nombreuses cascades et surtout du silence. Vu son inaccessibilité, le Sound est peu visité. Quelques bateaux de croisière viennent bien y faire un tour de temps en temps mais sinon, ce sont juste des terres inviolées et intouchées. 
Le Doubtful Sound
 
Après notre croisière qui a duré toute la journée, on se pose le long du Lac Monowai, encore un havre de paix reculé, où seuls des chasseurs partent en bateau dans les huttes pour essayer de débarrasser le pays des cerfs importés qui sont devenus une nuisance pour la faune locale.

La solitude du Lac Monowai
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L’étape suivante de notre voyage nous emmène dans les Catlins, une superbe région tout au sud du pays, pleine de collines verdoyantes remplies de moutons et vaches et d’une côte déchiquetée que se partagent les vagues rugissantes, les plages immaculées et les falaises abruptes. On se pose d’abord à Slope Point, le point le plus au sud de l’île du Sud, dans une ferme où on va aider à donner à manger aux veaux et aux agneaux esseulés. Très sympa !
Slope Point
 On fait la route à notre aise, aidées par un magnifique soleil. Après le phare de Waipapa Point et ses phoques, nous voilà à Curio Bay, où, à marée basse, on voit apparaître les vestiges d’une forêt fossilisée vieille de 180 millions d’année. Assez curieux de se retrouver près d’un vieux tronc figé dans la pierre, avec des vagues immenses à quelques mètres. Curio Bay était le premier endroit de notre liste pour voir des yellow-eyed pinguins (pingouins aux yeux jaunes ou, pour le nom scientifique, des manchots antipodes). Pas de chance, ils n’étaient pas dans le coin pendant notre visite. Dans la baie voisine, on est sensé voir des dauphins en été mais comme ce n’est encore que le début du printemps…

Curio Bay
 On visite quelques belles petites chutes le long de la route, qu’on atteint après une petite marche dans la forêt humide. Après la plage déserte de Cannibal Bay, on arrive à Nugget Point. Pour atteindre le phare, il faut emprunter un chemin spectaculaire qui plonge de chaque côté dans le vide. Tout en bas, sur les rochers, des phoques se prélassent au milieu des mouettes, cormorans et autres oiseaux marins. La vue sur la mer est tout simplement splendide !
Le phare de Nugget Point
 On s’arrête pour la nuit à Kaka Point, où on passe la soirée dans le seul pub local, pour voir les All Blacks battre les Wallabies en demi-finale de la Coupe du monde de rugby. 

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Dunedin est la deuxième ville de l’île du Sud et nous charme tout de suite par ses maisons victoriennes, sa place octogonale, sa vieille gare et son atmosphère estudiantine (Dunedin est le siège de l’université d’Otago). On se prélasse au soleil dans les jardins botaniques avant de prendre la direction de la péninsule d’Otago. 

Relax dans le jardin botanique de Dunedin
 Après avoir établi notre camp de base à Portobello, on met le cap sur Sandfly Bay, où on peut observer des manchots antipodes revenir sur la plage après leur journée de pêche en mer. On descend dans les dunes où on observe des lions de mer jouer sur la plage et dans les vagues. Pas l’ombre d’un manchot mais il faut dire que ces pingouins sont très timides et ne sortent pas de l’eau s’il y a des humains en vue. Et comme par hasard, nous ne sommes pas les seules à avoir eu l’idée de venir les observer. Chou blanc pour les pingouins mais vue magnifique avec l’orage qui approche.

Sandfly Bay
 
L’  « orage » durera 24h… Une journée entière de tempête : vent à décorner les bœufs et pluie battante. Bref, à notre réveil, on décide quand même d’aller au Penguin Place, une réserve privée qui fournit un habitat aux manchots antipodes et offre des visites guidées par un système de tranchées pour aller observer ces petites bêtes de plus près. On a la chance d’en observer 7 dans des positions différentes : en train de couver, en train de marcher sous la pluie battante (ça ne les dérange visiblement pas du tout), en train de se baigner dans une mare ou en train de taper la converse avec un gros phoque. 

Un manchot antipode alias yellow-eyed pinguin
 Après s’être presque envolées à la pointe de la péninsule dans l’espoir d’apercevoir la colonie d’albatros royaux (et eux non plus n’aiment pas la tempête), on retourne à Dunedin pour finir l’après-midi au cinéma… 

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On continue notre remontée vers le nord et on s’arrête à Moeraki, célèbre pour ses « boulders », des rochers tous ronds éparpillés sur la plage. Observables uniquement à marée basse et il faut quand même se mouiller les pieds pour les atteindre mais ce phénomène géologique nous amuse beaucoup. Au bout de la péninsule de Moeraki, on fait une très chouette ballade jusqu’au phare de Katiki Point, où on observe de nombreux phoques et même un manchot antipode en train de couver. 

Moeraki Boulders
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Oamaru est la ville du pingouin. Elle possède une grande colonies de manchos pygmées (qu’on ne verra pas – non merci la transformation de la vue des pingouins en phénomène de foire)  et de manchots antipodes. Après la visite du quartier historique de Oamaru, on ira observer ces derniers sur la plage et on en verra deux, de très loin, sortir de la mer pour rentrer dans leur nid. Au final, on aura vu 10 pingouins aux yeux jaunes, pas mal vu qu’il en reste à peine 900…
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 Grosse route pas très intéressante entre Oamaru et Christchurch, on décide de passer notre dernière nuit dans Tacky Tacot sur la péninsule de Banks. Plus particulièrement à Akaroa, une petite colonie de pêcheurs où s’étaient installés un groupe de colons français au milieu du 19ème siècle. Après la visite du village, on s’installe pour notre dernière soirée : apéro au soleil, vue sur la baie et steaks grillés – que demander de plus ?

Le port d'Akaroa
On rentre à Christchurch par le chemin des écoliers, une route toute sinueuse sur les crêtes et dans les nuages. Magnifiques points de vue avant de redescendre sur Christchurch. 

Péninsule de Banks - Summit Road
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Au plus on se rapproche du centre de Christchurch, au plus on peut voir les dégâts laissés par le terrible tremblement de terre de 6,3 sur l’échelle de Richter, qui a détruit la ville le 22 février dernier. Après avoir déposé nos affaires dans une charmante petite auberge à quelques mètres de la Red Zone, on va rendre Tacky Tacot (snif, il nous a quand même été bien fidèle, la seule aventure qu’il nous ait causé ayant été notre faute : notre embourbement à Otaki). Bizarre de se retrouver à pied après ces 23 jours avec notre vieux tacot. On rentre à l’auberge par des chemins détournés. Détournés car de nombreuses rues sont fermées et le centre de la ville est un no man’s land où seuls travaillent les grues de démolition. Vraiment triste de voir ça de nos propres yeux, tous ces dommages causés par ce sursaut de la croûte terrestre. 

Le centre de Christchurch dévasté
 On passe notre dernière soirée ensemble… au pub ! Ce soir, c’est la « petite finale » entre Wales et l’Australie. Les Wallabies gagnent et nous on se fait des potes, qui nous explique certaines subtilités du jeu.

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Voilà, ce matin à 5h30, Eva est repartie vers la Belgique et j’en profite au passage pour la remercier d’être venue m’accompagner pour un bout de chemin au bout du monde, ce furent 3 semaines vraiment inoubliables !

De mon côté, je vais rester quelques jours à Christchurch, histoire de planifier un peu la suite de mon séjour, car j’ai encore 3 semaines pour poursuivre la découverte de ce pays magnifique.
Les photos sont ICI

3 commentaires:

brigitte a dit…

A nouveau, superbe...
Ces "boulders" sont vraiment impressionnants ....
Bonne continuation

Anonyme a dit…

Waauw les nanas, ça avait vraiment l'air magnifique!! Bon retour à Eva et bonne suite à toi Ju ! Kiss
Isa L.

Anonyme a dit…

Quels espaces, ça donne des envies d'évasion... J'adore la photo du dernier rayon de soleil, tu as capté L'instant!! C'est un peu comme dans le lagon bleu ou Pirates des Carabides, on attend que ça chante ou qu'il y ait un flash vert qui nous emmène de l'autre côté... Bravo!
kiss, A.