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lundi 19 mars 2012

L'Asie en 4 minutes 30...

Voici un petit résumé en vidéo de mon séjour de 2 mois en Asie du Sud-Est.
Enjoy !

https://youtu.be/RSWBYhypHUE


mercredi 15 février 2012

Brouillard et pluie dans le Nord du Viêt Nam

Ma première impression du Viêt Nam n'a pas été excellente. D'abord, tous ces récits de voyageurs sur le fait qu'il y a énormément de touristes, qu'on se fait harceler très souvent et arnaquer fréquemment. Je ne partais donc pas avec les meilleurs préjugés, qui ont malheureusement été confortés dans les premières heures de mon séjour à Hanoi.

A l'aéroport d'Hanoi, pas un sourire; à l'auberge de jeunesse, je paie et on me laisse en plan sans me dire que ma chambre ne sera prête qu'à 12h30; dans une agence de voyage, on ne veut pas m'expliquer les différentes options pour une croisière sur la baie d'Halong ("Same same" - ceux qui ont déjà voyagé en Asie connaissent ce leitmotiv). Non, ce n'est pas "same same" d'aller visiter la baie sur un bateau archi plein, avec des rats et un moteur défaillant ou sur une jonque tranquille, sans moteur, avec un chef et un buffet délicieux (ah oui, le prix n'est pas "same same" non plus...)
Welcome to Hanoi

C'est sans doute mes 4 petites heures de sommeil qui étaient en cause. La nouveauté d'un pays où je n'ai encore jamais mis les pieds. Le brouillard, le froid et la pluie après les 35° de Bangkok Le bruit et l'agitation du Vieux quartier d'Hanoi où on manque de se faire écraser par une moto à chaque pas. Le côté "backpacker cool" de mon auberge qui est remplie de petits jeunes qui veulent faire la fête et boire trop de bière à petit prix.

Après une bonne sieste, une grande ballade dans les rues, un "no thank you" poli à chaque mètre où je me fais aborder pour acheter des ananas et ma première pho (soupe vietnamienne), tout va beaucoup mieux !



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Hanoi est une ville grouillante. De piétons, de motos, de taxis, de klaxons, de marchands, de badauds... En marchant dans la rue, j'ai parfois des difficultés à enregistrer tout ce que je vois devant moi. C'est surtout vrai dans le vieux quartier, où les rues sont étroites, les trottoirs envahis de motos garées et l'agitation constante.
Le lac Hoan Kiem

En bonne criminologue, je vais visiter la prison de Hoa Lo. Construite par les Français à la fin du XIXème siècle, elle accueillait les réfractaires au régime colonial ("les héros de l'indépendance" selon les différents panneaux). Pendant la guerre du Viêt Nam, elle a également hébergé des prisonniers de guerre américains.
Prison de Hoa Lo

Je trouve la visite fascinante. D'abord par les panneaux explicatifs : dans la première partie, c'est "les méchants Français qui ont torturé et persécuté les héros de la patrie". Je ne conteste certainement pas le fait que la politique coloniale française pouvait être injuste, cruelle ou inhumaine. C'est seulement la façon de présenter les choses - on est en pleine propagande !


Après avoir observé comment les méchants Français traitaient les pauvres habitants, la deuxième partie est consacrée à la façon dont les gentils Vietnamiens traitaient leurs prisonniers de guerre lors de la guerre du Vietnam. Hoa Lo était sarcastiquement appelée "Hanoi Hilton" par les pilotes US. J'ai dit sarcastiquement. Or, sur les documents présentés, on ne voit que des prisonniers américains qui mangent bien, qui travaillent dans la cour, jouent au volley-ball, reçoivent des paquets de leur famille, sont soignés à l'hôpital... Rien, bien sûr, sur les tortures et sévices endurés par ces PoW pendant leur capture.
John Mc Cain a été emprisonné à Hoa Lo
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Pour continuer dans le rayon "glorification de l'état", je vais visiter le site du mausolée d'Ho Chi Minh. "Oncle Ho" est toujours idolâtré aux 4 coins du pays, plus de 40 ans après la mort du père de la patrie. Le mausolée est fermé quand j'y passe mais j'en profite pour visiter le musée, qui contient une reconstitution de l'histoire du pays au 20ème siècle à travers la personne et la personnalité d'Ho Chi Minh. Très intéressant.



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Après la visite d'Hanoi, j'embarque dans un train de nuit, direction le nord du pays. Je vais visiter le marché de Bac Ha, le plus grand marché Hmong de la région. J'y débarque vers 8h, avec Hanna et George, deux filles rencontrées dans le bus. Profusion de couleurs dans ce marché où les femmes Hmong fleuries portent des tenues multicolores. Fruits, légumes, poisson, tabac, plastique made in China, viande, animaux (et les chiens ne sont pas vendus comme animaux de compagnie..), artisanat, il y a vraiment de tout.
Les Hmong fleuries au marché de Bac Ha


Après le marché, je vais à Sapa, la "capitale" du trekking dans le nord du Viêt Nam. On débarque à 1600m d'altitude, dans le brouillard. Le village a d'ailleurs des allures de ville fantôme, surtout quand il y a une panne d'électricité. On ne voit pas à 20m...
Le brouillard monte (ou descend) dans la vallée

Le lendemain matin, avec mes deux compagnes de routes (Hanna et George), on décide de partir à la découverte des villages aux alentours sans l'aide d'un guide local ou d'un tour organisé.Quelle bonne idée !! On se retrouve seules (touristes) au milieu des rizières et des montagnes. On croise les villageois qui reviennent du marché ou les enfants qui s'en vont à l'école, les sourires en prime. Bref, une excellente journée de marche !
Rizières en terrasse près de Sapa
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Après être rentrée à Hanoi par le train de nuit, me voilà réembarquée dans un bus, cette fois-ci direction la Baie d'Halong. Tout le monde connaît ces paysages de pics rocheux majestueux qui émergent de la mer de Chine. Mais je dois dire que même sous un ciel gris, c'est WOAW ! Et quand, après une heure de navigation sur notre jonque, le soleil troue la couche de nuages pour nous offrir un panorama fabuleux, c'est double-WOAW !
La baie d'Halong au soleil
Mais la baie avait encore des trésors à nous révéler. On part en kayak pour visiter une grotte immense et au retour, le soleil se couche, derrière la brume qui se forme sur la baie. Triple-WOAW !

Coucher de soleil dans la brume

Le dernier jour, nous allons visiter un village flottant de pêcheurs, où ils font de l'ostréiculture. Très intéressant mais on a l'impression d'être dans les bateaux de "It's a small world" à Disneyland,qui se suivent pour regarder les différents tableaux...

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Je file prendre mon train pour Hué, le centre du Viet Nam et un peu de soleil j'espère ! A très bientôt !
Les photos sont ici

samedi 4 février 2012

Liveaboard - une autre expérience de la plongée

J'ai décidé de passer mon brevet de Open Water (premier niveau de plongée) parce que Daisy et Thomas sont dernièrement devenus passionnés de plongée et voulaient découvrir de nouveaux sites lors de leur passage en Asie. Si vous avez suivi mes aventures, vous savez donc que j'ai passé mon brevet à Bundaberg en Australie et que j'ai également plongé sur une épave au large de la Sunshine Coast.

Plongée en Australie

La Thaïlande est un petit paradis pour les plongeurs et après de nombreuses recherches, nous avons décidé d'aller plonger dans la mer d'Andaman. Les îles Similan sont réputées comme un des meilleurs sites de plongée au monde. Pour découvrir cet endroit, nous avons choisi l'option "liveaboard" : 3 jours sur un bateau avec 10 plongées, voilà pour l'alléchant programme.

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Après une journée de trajet qui nous a vu faire Yangon - Bangkok - Phuket en avion, Phuket - Khao Lak en taxi, nous avons embarqué sur le MV Vilai Samut, le bateau de Liquid Adventure. Après un briefing et un délicieux repas, tout le monde s'installe pour la nuit. On a de la chance, on est seulement 10 plongeurs (alors que le bateau peut en accueillir plus d'une vingtaine) pendant ce trip. Se rajoutent Lukas, Chris et Fran (les 3 guides de plongée), le capitaine et sa femme la cuisinière, et 4 membres d'équipage. 

Pas trop difficile de se lever devant un spectacle pareil
La première nuit est un peu agitée à cause du roulis sur le bateau mais quand on se lève à 6h30 pour découvrir les îles Similan, la fatigue s'efface devant la beauté du site et l'excitation de la première plongée. On se dépêche de s'harnacher et hop, on saute à l'eau, impatients de découvrir la richesse des fonds marins...

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La vie à bord : une journée sur le bateau peut se résumer comme suit : 
6h30 réveil - toasts - plongée #1 - breakfast - sieste
10h30 réveil - plongée #2 - lunch - sieste
14h30 réveil - plongée #3 - goûter - sieste
18h30 réveil - plongée #4 (de nuit) - dîner - dodo !

En gros, on ne faisait rien d'autre que plonger, manger et dormir. On a très bien mangé d'ailleurs, la cuisinière nous gavait de bons petits plats. Le meilleur : les pains perdus, les frites, le curry aux noix de cajou... D'autres activités impliquaient le remplissage du carnet de plongée, la lecture d'ouvrages sur la faune sous-marine et bien sûr des discussions très sympas avec les autres plongeurs.

Thom remplit consciencieusement son carnet de plongée
Siesta time pour Daisy et Thom
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La vie sous l'eau : on a plongé aux îles Similan (2), à Koh Bon (1), à Koh Tachai (1), à Richelieu Rock (2), aux îles Surin (2) et sur l'épave de Boonsung (2). On a vu des myriades de poissons de toutes les couleurs, une raie manta à Koh Bon, une pieuvre à Surin, un requin lors de la plongée de nuit à Surin, des bancs de barracudas, des coraux mous ou durs, des crabes, des langoustes, des crevettes géantes ou dansantes.. Bref, une pléthore de vie marine !

Avec Daisy

Le bateau - première plongée de la journée

Boonsung wreck
Ma plongée préférée était la dernière, sur Boonsung Wreck, lorsqu'on était entourés de milliers de poissons. On nageait paisiblement au milieu de ces profusions de couleurs et d'éclats argentés (baraccudas, snappers). Pour vous donner une idée : voilà une petite vidéo : (à la fin, c'est une honeycomb moray eel - une grosse murène toute tachetée)


Ce séjour de plongée restera parmi l'un de mes plus beaux souvenirs du Friendly Tour...

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Pour se remettre de toutes ces émotions, nous avons passé les deux dernières nuits de Daisy et Thom en Thaïlande  à la plage. On avait dégoté un restaurant qui louait des paillottes sur Sunset Beach, un peu à l'écart de Khao Lak. PLus de bungalow pour moi la première nuit donc j'ai eu la chance de dormir sous une moustiquaire sur la plage ! Le lendemain, farniente, baignades dans l'eau à 29°, lectures et massage sur la plage. Relax, quoi !

 Relax @ Sunset Beach
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Thom et Daisy sont donc rentrés dans la vague de froid samedi et moi, j'ai repris mes quartiers à Bangkok. Email, blog, tri des photos, préparation de la suite, le tout entrecoupé de quelques sorties dans la ville. Prochaine étape : le Vietnam...

Toutes les photos de la plongée, du bateau et de la plage sont ICI

lundi 30 janvier 2012

Myanmar à touristes et Birmanie du sourire - deux facettes d'un pays splendide

Ceux qui ont déjà voyagé en Birmanie comprendront aisément que tenir son blog à jour relève de la gageure dans un pays où le trafic internet est encore très contrôlé. Les connexions sont d'une lenteur exaspérante et parfois on n'a carrément pas accès à Blogger ou Hotmail. L'accès internet a donc été réduit à lire quelques emails et envoyer de courts messages. Voilà qui explique le "retard" de mon récit sur la Birmanie. 

Introduction

On avait 13 jours en Birmanie, ce qui est relativement court pour découvrir un pays grand comme la France. Certaines régions ne sont pas accessibles aux touristes, même si le pays a connu une ouverture ces dernières semaines avec la signature d'un accord de paix avec le peuple karen, un relâchement de la censure de la presse, la libération de prisonniers politiques, la visite d'Hillary Clinton ou d'Alain Juppé et l'annonce de la réouverture de l'ambassade américaine. Tout le monde connaît le combat d'Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la Paix et figure de l'opposition non violente à la dictature militaire.

Le premier chapitre de tous les guides de voyage sur la Birmanie commence à peu près comme ceci : "Pour ou contre : faut-il aller en Birmanie ?" Le gouvernement a longtemps contrôlé le tourisme en organisant des voyages de groupe mais ces dernières années, de plus en plus de voyageurs indépendants ont pu se rendre dans le pays. En logeant dans des guesthouses, en mangeant dans la rue ou dans des restaurants locaux, en utilisant les transports en commun ou des taxis privés, on peut s'assurer que tout l'argent dépensé dans ce pays ne revient pas directement dans les poches de la junte mais profite à la population.

Cela dit, j'ai été très étonnée du nombre important de touristes croisés lors de nos pérégrinations. La plupart du temps, on n'a pas pu rester loger dans les hôtels qu'on avait sélectionné car tout était complet, même 2 jours avant. Mais tout s'explique : 1. Janvier est la meilleure saison, 2. On est restés dans le circuit classique, 3. Le léger assouplissement du régime a fortement encouragé les touristes à venir en Birmanie. Bref, pour ceux qui projettent un voyage dans ce beau pays, je conseillerais d'y venir plus tôt (fin novembre, début décembre), de rester plus longtemps et d'essayer de sortir du circuit classique !

Pour terminer cette petite introduction, je tiens à souligner que la Birmanie est vraiment un pays magnifique et où les contacts avec la population sont constants et très chaleureux. Même les "petits marchands du temple" sont souriants, jamais agressifs, posent des questions et aiment discuter avec les étrangers (même si on n'achète rien !). On a souvent dû poser avec des locaux, à leur demande...

Notre parcours a suivi le "diamant" classique : Yangon, Mandalay, Bagan, lac Inle et retour à Yangon.


Mandalay et sa région

Suite à un couac avec l'agence birmane pour la réservation d'un vol intérieur, on a failli ne pas arriver à Mandalay le premier jour. Mais ici, il suffit de se présenter à l'aéroport, de remettre une liasse de dollars bien propres et craquants au préposé de la compagnie aérienne et on reçoit un magnifique billet encore écrit à la main (idem pour le boarding pass).

Arrivée dans les rizières autour de Mandalay

Mandalay est une ancienne capitale du royaume birman et trois anciennes capitales se trouvent aussi dans un rayon de 15km. On loue les services d'un chauffeur pour la journée et il nous emmène visiter ces cités anciennes. Notre première étape est au monastère d'Amarapura. L'attraction principale est de venir observer le déjeuner des moines (qui ne mangent que 2 fois par jour, le matin et avant midi). Avant l'arrivée de la foule des touristes, on se ballade dans ce grand centre d'enseignement en observant les moines se préparer pour le repas. On fuit une fois qu'ils se mettent en file pour recevoir leur assiette de riz car l'endroit est envahi de touristes un peu sans gêne.

Déjeuner des moines à Amarapura


Win San nous emmène ensuite à Sagaing, une colline remplie de temples et stupas dorés. La grimpette jusqu'en haut de la pagode principale nous évite le prix de l'entrée (qui va dans les poches du gouvernement) et on profite d'une belle vue sur le fleuve et les temples.

Daisy et un touriste local

Les collines de Sagaing
Après un lunch dans une petite gargote au bord de la rivière, on prend un bateau pour aller à Inwa. De l'autre coté, il faut louer une calèche pour visiter les principaux sites. On ne rentre pas dans les 2 principaux temples (où il faut de nouveau payer...) mais la ballade dans la campagne est vraiment paisible et intéressante.

Inwa
En calèche à Inwa

La journée se termine au pont d'U Bein, le plus long pont en teck du monde. Deux kilomètres pour relier la ville et la campagne. Le coucher de soleil est magique, entre les touristes et les locaux qui empruntent le pont pour rentrer du travail. Les moines sont aussi de sortie, c'est leur heure de détente de la journée...

Coucher de soleil au pont d'U Bein


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Le lendemain, on repart avec Win San, direction Monywa. Cette petite ville à 3h de route de Mandalay abrite le site du deuxième plus grand Bouddha debout au monde. Haut d'environ 130 mètres, on peut grimper à l'intérieur. Des salles sont aménagées avec des fresques représentant les différentes étapes de l'enfer. Les représentations de diables découpant des gens en morceaux, les rôtissant à la broche ou leur coupant la langue sont très réalistes !
Devant le grand Bouddha avec des villageois qui voient des étrangers pour la première fois

L'enfer version bouddhiste
 Sur le même site, il y a aussi un énorme Bouddha couché et une plaine avec des milliers de Bouddhas. Représenté sous un banyan, avec une ombrelle et en position de méditation, tout un chacun peut faire une donation pour avoir "son" bouddha dans la plaine. Très apprécié des Chinois et des Coréens, il y aurait déjà plus de 9 000 Bouddhas sur les flancs de la colline !




La journée se termine à la pagode de Thanboddhay, une pagode unique en son genre en Birmanie. D'abord, elle est très colorée et à l'intérieur, il y a des milliers de petits Bouddhas (environ 600 000 !!). De nouveau, tout le monde peut faire une donation pour avoir son Bouddha sur les murs du temple. J'ai adoré cette journée parce qu'on a pu observer la campagne et puis aussi car il n'y avait pas de touristes occidentaux - les seuls visiteurs du grand Bouddha étaient des villageois qui voyaient des étrangers pour la première fois !

Paya Thanboddhay

Le soir, on va boire un verre avec Win San, notre chauffeur. Il parle assez bien français et anglais et c'est très intéressant de discuter avec lui, de politique, de la vie de tous les jours, de la culture birmane ou de l'"invasion" chinoise..
Bière avec Win San, notre chauffeur




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Pour rejoindre Bagan, on descend la rivière Irrawaddy sur un bateau. Ce "speedboat" est rempli de touristes mais il permet de rejoindre la plaine des temples de Bagan en 9h, contre 12h minimum pour le slowboat. On profite du soleil sur le pont, on observe la vie du fleuve (péniches, bateaux en tous genre, pêcheurs et paysans).. C'est une agréable façon de se rendre à Bagan, qu'on atteint au coucher du soleil.

Pêcheurs sur le fleuve Irrawaddy
Vendeuses de fruits
Sur le pont du bateau
Les photos de Mandalay et de la région sont ICI

Bagan et ses temples


Tous les temples de Bagan ont été construits lors de l'apogée de la première capitale de l'empire birman, entre le XIème et le XIIIème siècle. Beaucoup ont été détruits par des tremblements de terre et par les crues du fleuve Irrawaddy. Il en reste pourtant des centaines, éparpillés sur la plaine.

Devant le temple Htilominlo

La plaine de Bagan

La meilleure façon de découvrir Bagan, c'est à vélo. Nous en louons près de notre hôtel pour parcourir le site. Il fait très chaud pendant la journée mais c'est un vrai plaisir de rouler sur les petits chemins de terre, et de partir à la découverte de toutes ces splendeurs.


Les enfants grimpent sur mon vélo

Devant les temples les plus importants, on se fait assaillir par des marchands mais toujours de façon très gentille. On dirait qu'ils préfèrent presque papoter quelques instants avec nous plutôt que de conclure une vente à tout prix. Les enfants nous guident sur les toits de certains temples d'où on a une vue magnifique sur tout le site.

Daisy dessine avec un nouveau pote

Assaillis par les enfants
Le coucher du soleil est un grand moment à Bagan. Du haut d'un temple, la vue sur les tours et stupas environnants est magique... Le premier jour nous allons sur le temple le plus prisé par les photographes pour son point de vue. Mais l'endroit est vraiment envahi de touristes et le lendemain, on va sur un temple un peu plus petit mais beaucoup plus tranquille, où on peut s'asseoir pour admirer le spectacle de la course du soleil.

Coucher de soleil sur les temples
 

Bref, le site de Bagan vaut vraiment le détour. Ce que j'ai préféré, c'est la découverte de temples moins connus, au hasard de nos coups de pédale. Dans certains d'entre eux, il reste des fresques magnifiques, qu'on éclaire à la lampe de poche...


Toutes les photos de Bagan sont ICI

Le lac Inle et le trek

De Bagan, on a pris un avion pour Heho. L'idée est d'aller à Kalaw pour ensuite rejoindre le lac Inle par un trek de 2 jours. Une fois arrivés à Pine City (l'autre nom de Kalaw car elle se trouve en altitude, au milieu des sapins), on réserve un trek qui part le lendemain. On passe donc l'après-midi à relaxer, lire, internet et papoter avec Freddy, un Français qui vit en Belgique et qu'on reverra de nombreuses fois pendant le reste du voyage.

La paisible bourgade de Kalaw
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Le jour du départ du trek est arrivé, nos sacs sont partis avant nous sur une mobylette. Quand on se présente à l'agence, on apprend qu'on sera finalement six en plus du guide. Heureusement, nos nouveaux compagnons de voyages sont très sympas et on papote beaucoup sur le chemin.

Sur la route

On suit des petits chemins dans la campagne, qui passent par plusieurs villages de différentes ethnies et qui traversent des rizières, des champs de chili ou de gingembre. Notre guide s'arrête fréquemment pour discuter avec eux et grâce à son intermédiaire, on peut interagir avec eux. On apprend ainsi qu'ils rêvent d'avoir une peau blanche comme la nôtre. C'est l'histoire la plus vieille du monde : l'herbe est toujours plus verte ailleurs..

Récolte de gingembre

Récolte du chili
Après environ 6h de marche, on arrive à Pattapauk, un petit village perdu dans la montagne. On s'arrête dans la gargote du coin car comme dirait Ray (l'Irlandais du groupe), "it's beer o'clock". Après nos bières rafraîchissantes, on va manger dans le monastère qui nous héberge pour la nuit. Il n'y a qu'un vieux moine grabataire de 82 ans et ses deux assistants qui y habitent pour le moment.

beer o'clock

Frites dans le monastère !

On a droit à des frites au dîner, ainsi qu'un délicieux curry de poulet. On se prend quelques fou rires en allant aux toilettes, qui sont squattées par d'immenses araignées. Tout le monde est crevé de cette longue journée et on s'installe bien vite sous nos 3 couvertures, dans la salle commune du monastère. On sent qu'on est en altitude, il fait très froid...


Notre piaule pour la nuit

Au réveil, on se fait bénir par le vieux moine avant de reprendre la route. Après le passage d'un petit col à 1400m, le chemin redescend à 900m, à travers des buissons infestés de serpents. On voit le lac Inle au loin pendant la descente, c'est magnifique.

Femmes qui s'en vont aux champs

Arrivés au lac, on grimpe dans une pirogue à moteur. La journée n'est pas finie puisque notre batelier nous emmène visiter le sud du lac : villages sur pilotis, ateliers de tissage de la soie et de la fibre de lotus, fabrique de cigares birmans, fabrique d'ombrelles en papier, jardins flottants, pagode et monastère du chat sauteur (no comment, une belle arnaque..)

Premières maisons sur le lac

Pagode de Phaung - Daw U

On est enchantés des paysages et des scènes de vie quotidienne qui se déroulent sous nos yeux. Les villages sont entièrement sur pilotis, les rues sont de petits canaux et les habitants se déplacent en barque plate. Les pêcheurs rament avec leur jambe, le spectacle est splendide au coucher du soleil.

Village sur pilotis

Jardin flottant

Pêcheur sur le lac
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Après une journée de repos post-trek et préparatifs de la suite, on embarque de nouveau dans une pirogue à moteur, direction le village de Sankar, à 3h de pirogue de Nyangshwe. En chemin, on s'arrête au marché de Taung Tao, qui a lieu tous les 5 jours et où on peut observer les habitants venir vendre leurs produits.

Marché de Taung Tao

Femme fumant un cigare au marché de Taung Tao

Le village de Sankar est une paisible petite bourgade un peu endormie, où le temps semble s'être arrêté. Des ruines d'une pagode à moitié enfouie sous les eaux nous accueillent. On se promène dans les rues avec notre guide et il nous fait goûter le betlenot, un mélange de chaux, de tabac et de betle, que les Birmans mâchent à tout bout de champ. Partout en Birmanie, le sol est jonché de taches rouges, alias des crachats de jus de cette "drogue douce". Mouais, pas mauvais mais pas terrible non plus !

Stupas dans le lac à Sankar

Préparation du betlenut

Les photos du trek et du lac Inle sont ICI

Yangon

Nos deux derniers jours en Birmanie se déroulent à Yangon (Rangoon). C'est une grande ville, où les rues semblent un peu (seulement un peu) plus ordonnées que dans le reste du pays. Beaucoup de bruit, de pollution et on renoue avec la chaleur après s'être chopés des rhumes au lac Inle. On se ballade dans la ville où il y a quelques bâtiments coloniaux assez intéressants.

Ruelle typique de Yangon

Marché Bonoyoke Aung San


L'attraction majeure de Yangon, c'est la Paya Shwedagon, le site religieux le plus sacré de Birmanie car il contiendrait des reliques de Bouddha. Le stupa en or fait 98m de haut et contiendrait plus d'or que le trésor d'Angleterre... Le haut de la cloche est recouvert de pierres précieuses, dont une émeraude de 76 carats.

Paya Shwedagon
 

On visite le site au coucher du soleil, lorsque le stupa brille de mille feux. La nuit, le site est éclairé et de nombreux pélerins continuent à faire des offrandes dans les nombreux temples du site. Magnifique !

Coucher de soleil sur la Paya Shwedagon

Pélerins priant Bouddha après le coucher du soleil

On passe notre dernière soirée en Birmanie avec Freddy, à boire des bières Myanmar et à discuter avec Too Aung Chow, un Birman marchand de pierres précieuses. Toute une affaire !

Dernier soir en Birmanie
Les photos de Yangon sont ICI
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Conclusion

Il faut aller en Birmanie pour :
- la gentillesse, le sourire et l'accueil des Birmans
- voir ces pagodes toutes dorées
- la beauté des sites naturels et archéologiques

Il ne faut pas aller en Birmanie pour :
- la nourriture (pas mauvaise mais très peu variée)
- payer des entrées de site qui vont dans la poche du gouvernement
- être tout seul car oui, il y a du tourisme !

Toutes les photos sont regroupées ici