vendredi 28 octobre 2011

Le Lake Tekapo, un petit coin de paradis...

Je profite d’une bonne connexion wifi (ce qui est difficile à trouver gratuitement) pour vous donner quelques nouvelles de Nouvelle-Zélande.
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Eva est donc partie samedi dernier, snif et je suis restée 3 jours à Christchurch pour me reposer, vous donner des nouvelles, papoter avec des voyageurs et bien sûr, regarder la finale de la coupe du monde de rugby. J’ai été voir celle-ci dans une brasserie remplie de Kiwis où la seule couleur de rigueur était le All Black. Beaucoup de stress pendant le match, avec un score très serré mais quand l’arbitre siffle la fin du match, c’est la délivrance de tout un peuple qui attendait ce nouveau sacre depuis 24 ans. Verdict final : NZ 8 – France 7, sorry les Bleus et bravo les All Blacks !

Finale de la coupe du monde de rugby à Auckland
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Mardi matin, j’embarque dans le train TranzAlpine, qui traverse toute l’île du Sud dans sa largeur, de Christchurch à Greymouth. Après les plaines de Canterbury, on entre dans les Alpes du Sud, et plus particulièrement le Arthur’s Pass. On longe des gorges étroites, avec des montagnes enneigées en ligne de mire. Tunnels, ponts, le voyage est vraiment beau – dommage que le temps était un peu couvert pour apprécier toute la beauté du paysage.

TranzAlpine dans le Arthur's Pass National Park

4h30 plus tard, je me retrouve à Greymouth, une petite ville de la West Coast, qu’on avait juste traversé avec Eva. Typique de la West Coast, je renoue aussi avec la pluie. Heureusement, le lendemain, ça se dégage et je pars découvrir cette petite ville en vélo prêté par l’auberge. Une parenthèse en passant : si un jour vous décidez vous aussi de voyager en NZ seul, je vous conseille vivement les auberges de jeunesse, il y en a partout, elles sont toujours très bien équipées et sympas. L’absence de wifi ou d’internet gratuit permet de renouer avec les échanges entre voyageurs, ce qui n’est vraiment pas désagréable. Même quand je me « réjouis » de passer une soirée peinard à trier mes photos ou faire mon blog, il y a toujours un ou plusieurs voyageurs sympas avec qui je finis par entamer la discussion et ça finit souvent tard, emballés par nos échanges d’expériences ! Bref, à recommander et fin de la parenthèse.

Les vagues agitées à Greymouth

 Greymouth est la ville où je prends possession de Tilda, ma nouvelle compagne de voyage pour les 3 prochaines semaines. Spacieuse et confortable, c’est un plaisir de conduire à 110 km/h après les pénibles 90km/h en descente de Tacky Tacot.

Je vous présente Tilda !
Grand dilemme : par où aller ? J’ai envie de voir d’autres endroits de l’île du Sud, qu’on a zappé avec Eva mais ils se trouvent évidemment partout. Bref, le sort (pile ou face) décide pour moi : j’irais d’abord vers le Sud. Jeudi matin, je reprends donc la route de l’Arthur’s Pass. J’ai de la chance : le temps est meilleur, la route un peu différente et je me sens vraiment en plein décor du « Seigneur des Anneaux ».

La route à travers le Arthur's Pass
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Après les montagnes, des kilomètres dans les plaines (peu intéressantes) et après un enième col, je débouche sur un plateau où le soleil brille et les montagnes scintillent de leurs neiges éternelles. Le clou du spectacle est mon arrivée sur le lac Tekapo, une étendue turquoise au pied des Alpes. WOAW ! Après mon installation à l’auberge, je décide d’aller grimper sur le Mt Saint John, d’où il paraît qu’on a une vue imprenable sur la région.

Premier aperçu du Lake Tekapo

Cette ballade sera certainement un clou de mon voyage. Malgré la montée ardue (où je cours presque, de peur de rater le coucher du soleil), mes efforts sont mille fois récompensés à l’arrivée. D’abord, l’endroit est désert et la vue est tout simplement à couper le souffle. Vers l’ouest, le soleil se couche derrière des montagnes, au nord deux lacs devant d’autres chaînes de monts enneigés, au sud des plaines immenses et à l’est, le lac Tekapo et son fond turquoise (résidus de glaciers). Je tombe amoureuse ! La descente est tout aussi spectaculaire, le ciel se colore en rose et les reflets sur le lac sont somptueux.

En haut du Mt St John

Je suis tellement sous le charme que je décide de rester une nuit de plus, le Mt Cook m’attendra ! Aujourd’hui, j’ai donc exploré les rives du lac, enchantée par son scintillement. Je remonte en voiture au Mt St John et refait la ballade du sommet. Je marche le long du lac, je m'arrête pour profiter de la vue, je lis au soleil... Bref je profite de ce décor exceptionnel à mon aise ! Allez, j’arrête, je crois que vous aurez compris que cet endroit est un de mes préférés…

Au bord du Lake Tekapo
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La suite du programme : le Mt Cook et le Milford Sound.
Les photos sont ici (pas de retouche, même si le turquoise a l’air presque faux !!)

samedi 22 octobre 2011

L'île du Sud - fin du séjour avec Eva et cie


C'est assise dans une cabine téléphonique au milieu de la ville dévastée de Christchurch que je vous envoie ces nouvelles de la fin de mon séjour sur l'île du Sud avec Eva, Tacky Tacot et cie. Enjoy !
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Après l’adrénaline de Queenstown, rien de tel qu’un petit séjour près d’un lac pour se ressourcer. On choisit le lac de Manapouri et sa proximité avec le Doubtful Sound. Un « Sound » n’est pas un fjord mais ça y ressemble méchamment. Il y a aussi le Milford Sound mais qui est (selon les échos de voyageurs), beaucoup plus touristique que son voisin Doubtful. Qui s’appelle « Incertain » selon Captain Cook qui n’était pas sûr qu’il y ait assez de vent pour en sortir quand il a visité la région. Nous voulions le visiter en kayak mais pas de bol, comme ce n’est pas la saison touristique, il manquait deux autres personnes pour que la compagnie sorte ses kayaks. On a donc dû se rabattre sur la croisière. Double croisière faudrait-il dire car avant d’arriver dans le Sound lui-même, il faut traverser le Lac Manapouri, débarquer à terre, puis prendre un bus qui traverse un col de montagne avant de monter dans un autre bateau pour la visite du Sound. 

Lake Manapouri
 Il ne faisait pas magnifique quand on est partis mais c’est une des régions de NZ qui reçoit le plus de pluie par an. Et l’atmosphère du Sound avec de la brume et des nuages accrochés aux cîmes des montagnes environnantes est tout simplement magique. Après la traversée du Lac Manapouri, on visite la Manapouri Power Station, une centrale hydro-électrique enterrée à 200 mètres sous terre. Petite prouesse d’ingéniérie, sa visite est fascinante car dans les années 60, il a fallu creuser un tunnel de 2 km à travers une des roches les plus épaisses au monde, à coup de dynamite. 

La centrale électrique de Manapouri
 Lors de la croisière sur le Sound, on croise des Blue pinguins (manchots pygmées), de nombreuses cascades et surtout du silence. Vu son inaccessibilité, le Sound est peu visité. Quelques bateaux de croisière viennent bien y faire un tour de temps en temps mais sinon, ce sont juste des terres inviolées et intouchées. 
Le Doubtful Sound
 
Après notre croisière qui a duré toute la journée, on se pose le long du Lac Monowai, encore un havre de paix reculé, où seuls des chasseurs partent en bateau dans les huttes pour essayer de débarrasser le pays des cerfs importés qui sont devenus une nuisance pour la faune locale.

La solitude du Lac Monowai
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L’étape suivante de notre voyage nous emmène dans les Catlins, une superbe région tout au sud du pays, pleine de collines verdoyantes remplies de moutons et vaches et d’une côte déchiquetée que se partagent les vagues rugissantes, les plages immaculées et les falaises abruptes. On se pose d’abord à Slope Point, le point le plus au sud de l’île du Sud, dans une ferme où on va aider à donner à manger aux veaux et aux agneaux esseulés. Très sympa !
Slope Point
 On fait la route à notre aise, aidées par un magnifique soleil. Après le phare de Waipapa Point et ses phoques, nous voilà à Curio Bay, où, à marée basse, on voit apparaître les vestiges d’une forêt fossilisée vieille de 180 millions d’année. Assez curieux de se retrouver près d’un vieux tronc figé dans la pierre, avec des vagues immenses à quelques mètres. Curio Bay était le premier endroit de notre liste pour voir des yellow-eyed pinguins (pingouins aux yeux jaunes ou, pour le nom scientifique, des manchots antipodes). Pas de chance, ils n’étaient pas dans le coin pendant notre visite. Dans la baie voisine, on est sensé voir des dauphins en été mais comme ce n’est encore que le début du printemps…

Curio Bay
 On visite quelques belles petites chutes le long de la route, qu’on atteint après une petite marche dans la forêt humide. Après la plage déserte de Cannibal Bay, on arrive à Nugget Point. Pour atteindre le phare, il faut emprunter un chemin spectaculaire qui plonge de chaque côté dans le vide. Tout en bas, sur les rochers, des phoques se prélassent au milieu des mouettes, cormorans et autres oiseaux marins. La vue sur la mer est tout simplement splendide !
Le phare de Nugget Point
 On s’arrête pour la nuit à Kaka Point, où on passe la soirée dans le seul pub local, pour voir les All Blacks battre les Wallabies en demi-finale de la Coupe du monde de rugby. 

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Dunedin est la deuxième ville de l’île du Sud et nous charme tout de suite par ses maisons victoriennes, sa place octogonale, sa vieille gare et son atmosphère estudiantine (Dunedin est le siège de l’université d’Otago). On se prélasse au soleil dans les jardins botaniques avant de prendre la direction de la péninsule d’Otago. 

Relax dans le jardin botanique de Dunedin
 Après avoir établi notre camp de base à Portobello, on met le cap sur Sandfly Bay, où on peut observer des manchots antipodes revenir sur la plage après leur journée de pêche en mer. On descend dans les dunes où on observe des lions de mer jouer sur la plage et dans les vagues. Pas l’ombre d’un manchot mais il faut dire que ces pingouins sont très timides et ne sortent pas de l’eau s’il y a des humains en vue. Et comme par hasard, nous ne sommes pas les seules à avoir eu l’idée de venir les observer. Chou blanc pour les pingouins mais vue magnifique avec l’orage qui approche.

Sandfly Bay
 
L’  « orage » durera 24h… Une journée entière de tempête : vent à décorner les bœufs et pluie battante. Bref, à notre réveil, on décide quand même d’aller au Penguin Place, une réserve privée qui fournit un habitat aux manchots antipodes et offre des visites guidées par un système de tranchées pour aller observer ces petites bêtes de plus près. On a la chance d’en observer 7 dans des positions différentes : en train de couver, en train de marcher sous la pluie battante (ça ne les dérange visiblement pas du tout), en train de se baigner dans une mare ou en train de taper la converse avec un gros phoque. 

Un manchot antipode alias yellow-eyed pinguin
 Après s’être presque envolées à la pointe de la péninsule dans l’espoir d’apercevoir la colonie d’albatros royaux (et eux non plus n’aiment pas la tempête), on retourne à Dunedin pour finir l’après-midi au cinéma… 

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On continue notre remontée vers le nord et on s’arrête à Moeraki, célèbre pour ses « boulders », des rochers tous ronds éparpillés sur la plage. Observables uniquement à marée basse et il faut quand même se mouiller les pieds pour les atteindre mais ce phénomène géologique nous amuse beaucoup. Au bout de la péninsule de Moeraki, on fait une très chouette ballade jusqu’au phare de Katiki Point, où on observe de nombreux phoques et même un manchot antipode en train de couver. 

Moeraki Boulders
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Oamaru est la ville du pingouin. Elle possède une grande colonies de manchos pygmées (qu’on ne verra pas – non merci la transformation de la vue des pingouins en phénomène de foire)  et de manchots antipodes. Après la visite du quartier historique de Oamaru, on ira observer ces derniers sur la plage et on en verra deux, de très loin, sortir de la mer pour rentrer dans leur nid. Au final, on aura vu 10 pingouins aux yeux jaunes, pas mal vu qu’il en reste à peine 900…
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 Grosse route pas très intéressante entre Oamaru et Christchurch, on décide de passer notre dernière nuit dans Tacky Tacot sur la péninsule de Banks. Plus particulièrement à Akaroa, une petite colonie de pêcheurs où s’étaient installés un groupe de colons français au milieu du 19ème siècle. Après la visite du village, on s’installe pour notre dernière soirée : apéro au soleil, vue sur la baie et steaks grillés – que demander de plus ?

Le port d'Akaroa
On rentre à Christchurch par le chemin des écoliers, une route toute sinueuse sur les crêtes et dans les nuages. Magnifiques points de vue avant de redescendre sur Christchurch. 

Péninsule de Banks - Summit Road
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Au plus on se rapproche du centre de Christchurch, au plus on peut voir les dégâts laissés par le terrible tremblement de terre de 6,3 sur l’échelle de Richter, qui a détruit la ville le 22 février dernier. Après avoir déposé nos affaires dans une charmante petite auberge à quelques mètres de la Red Zone, on va rendre Tacky Tacot (snif, il nous a quand même été bien fidèle, la seule aventure qu’il nous ait causé ayant été notre faute : notre embourbement à Otaki). Bizarre de se retrouver à pied après ces 23 jours avec notre vieux tacot. On rentre à l’auberge par des chemins détournés. Détournés car de nombreuses rues sont fermées et le centre de la ville est un no man’s land où seuls travaillent les grues de démolition. Vraiment triste de voir ça de nos propres yeux, tous ces dommages causés par ce sursaut de la croûte terrestre. 

Le centre de Christchurch dévasté
 On passe notre dernière soirée ensemble… au pub ! Ce soir, c’est la « petite finale » entre Wales et l’Australie. Les Wallabies gagnent et nous on se fait des potes, qui nous explique certaines subtilités du jeu.

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Voilà, ce matin à 5h30, Eva est repartie vers la Belgique et j’en profite au passage pour la remercier d’être venue m’accompagner pour un bout de chemin au bout du monde, ce furent 3 semaines vraiment inoubliables !

De mon côté, je vais rester quelques jours à Christchurch, histoire de planifier un peu la suite de mon séjour, car j’ai encore 3 semaines pour poursuivre la découverte de ce pays magnifique.
Les photos sont ICI

jeudi 13 octobre 2011

L'île du Sud - part 1

Résumé de notre première semaine sur l’île du Sud en quelques mots clés : marche, soleil, pluie, mer, plages, montagnes enneigées, glacier et saut à l’élastique !
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Après une traversée un peu agitée du Cook Strait, nous avons débarqué dans l’île du Sud à Picton. Petite ville de passage qui ne nous verra que le temps d’un lunch, nous commençons notre périple au sud par la Queen Charlotte Drive, qui offre de magnifiques vues sur les Malborough Sounds. 
Queen Charlotte Drive

Nous passons la nuit dans un camping du DOC (Department of Conservation) à Pelarus Bridge, où on fait une chouette balade le long de la rivière pour aller admirer deux belles petites cascades au milieu de la forêt.
Cascade à Pelarus Bridge

Le lendemain, nous arrivons à Nelson d’où on a une magnifique vue sur les montagnes du parc national d’Abel Tasman. Parce qu’il faut faire des choix, on fait une croix sur ce dernier et décidons de nous diriger vers son voisin, Nelson Lakes, beaucoup moins fréquenté. Il pleut à verse toute la nuit mais la lumière sur le lac Rotoiti est magique au coucher du soleil. 

Lac Rotoiti - Nelson Lakes NP
 La randonnée du jour consiste à escalader le « Gros Robert », surnom affectueux du Mont Robert, au bord du lac. Après une montée raide dans les arbres couverts de lichens, on arrive dans la neige pour des vues à 360° sur les montagnes et le lac. La descente est tout aussi raide mais offre des panoramas de toute beauté sur Rotoiti.  FA-BU-LE-UX !

En haut du Mont Robert
 La journée continuera sur des panoramas fabuleux le long de la West Coast. La route serpente entre la côte déchiquetée où viennent s’écraser des vagues immenses et les forêts humides du massif de Paparoa. On passe la soirée à Punakaiki dans un pub bondé de supporters gallois, anglais et français pour les premiers quarts de finale de la Coupe du monde de Rugby. Bref, une journée parfaite ! 

West Coast entre Westport et Greymouth
 A Punakaiki, on visite les fameux « Pancake Rocks », des roches calcaires érodées formant des couches ressemblant à une pile de pancakes. Les « blowholes », des geysers maritimes, nous aspergent avec le fracas des vagues à marée haute. Très impressionnant.

Les fameux "Pancake Rocks" à Punakaiki
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L’étape suivante sur la West Coast sera pour les glaciers Franz Josef et Fox, qui sont très accessibles, étant situés à moins de 15km de la côte. Première nuit au Franz Josef car le lendemain, on embarque dans un groupe guidé pour aller marcher sur le glacier. C’est LA grosse activité du coin, si on fait abstraction du balai des hélicoptères et autres avions pour des « scenic flights », héliski ou ice-climbing (pour les portefeuilles plus garnis !). 

Sur/dans le glacier Franz Josef

On est parties pleines d’appréhension car la seule agence agréée pour guider des randonnées sur le glacier nous avait un peu fait peur sur le niveau de difficulté de la journée. Donc, à retenir : faites le full day sur le glacier ! Nous, on a fait la demi-journée, et on a trouvé ça un peu trop facile. Cela dit, le temps passé à marcher en crampons sur le glacier, à travers des crevasses étroites, était vraiment magique et restera un souvenir inoubliable.
Le lendemain, le copain Fox nous fait de l’œil, sous la brume matinale. Une heure de marche pour aller l’admirer de plus près et on revient complètement trempées par un crachin infernal. Mais la vue en valait la peine !
Sous la pluie à Fox Glacier

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Après quelques discussions sur la suite de l’itinéraire, on décide de passer une nuit à Wanaka plutôt que de se rendre directement à Queenstown. Quelle bonne inspiration ! La route pour y arriver, qui longe le lac Hawea, est splendide et on se dégotte un excellent camping avec vue imprenable sur le lac Wanaka et les montagnes enneigées. Sur les conseils d’une ranger du DOC, on fait une randonnée autour de Diamond Lake, qui grimpe ensuite jusqu’à Rocky Mountain pour des vues époustouflantes sur le lac et les montagnes. 

Le lac Wanaka vu du sommet de Rocky Mountain
 
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Queenstown se targue d’être la capitale mondiale du sport d’aventure et d’adrénaline. Toutes les activités sportives extrêmes possibles et imaginables sont offertes aux nombreux touristes attirés par cette station de ski hors de prix. Depuis très longtemps, j’avais envie de tenter le saut à l’élastique et le Kawarau Bridge, premier site de bungee au monde, m’a semblé l’endroit idéal pour sauter dans le vide. Mes impressions : 43m, c’est quand même haut et le plus « difficile » est de se lancer (même si j’y ai été les pieds en avant). Le plus chouette : quand l’élastique rebondit et vous fait admirer le magnifique décor (ici : une rivière et des falaises). En gros, très chouette expérience ! Je tenterais bien le Nevis Highwire (134m) mais mon budget est plutôt serré. Alors, si ça vous tente de me sponsoriser pour sauter dans le vide, il suffirait que tous les lecteurs de ce blog me filent 2€ (ou plus)… Pour les donations : mon numéro de compte BE52 7323 1500 3309 :-)

Un petit souvenir de mon saut dans le vide...
 Comme déjà dit plus haut, Queenstown est hyper touristique. Les rues sont pleines d’échoppes de souvenirs, de boutiques de location de ski ou d’agences d’activités sportives. Sans compter les bars et les restos. Nous nous laissons tenter par les Fergburger, délicieux, avant de nous enfuir de cette ville too much pour nous.
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La suite du programme : toujours plus au sud avec Eva, avant de remonter vers Christchurch par la côte est.
Les photos sont ici !


jeudi 6 octobre 2011

L'île du Nord avec Eva, Dumpy, Edgar et Tacky Tacot

Une nouvelle aventure a commencé ce jeudi 29 septembre, avec l'arrivée d'Eva. Pour ceux qui ne la connaissent pas, Eva est une de mes meilleures amies avec qui j’ai étudié la criminologie, fait un échange à Montréal et qui a été ma colocataire pendant 3 ans après nos études. Je la retrouve à l’aéroport d’Auckland avec des petits yeux mais une grande satisfaction d'être enfin arrivée après un très long voyage de 30h. Je ne lui laisse pas (encore) le temps de souffler car on a rendez-vous avec notre "Wicked" campervan. Lors de nos recherches d'un van aménagé sur le net, on avait adoré l'esprit un peu hippie de ces camionnettes japonaises taguées et décorées. Wicked avait des prix imbattables et comme pendant la Coupe du monde de rugby, les prix ont tendance à tripler, l'affaire a été rapidement conclue.

Eva et Tacky Tacot

Il fallait se douter qu'il y aurait un twist. Pour être bref, disons que notre Nissan Vanette  aux couleurs de « Reservoir Dogs » n’est pas de la première jeunesse. 12 ans d’âge et 250 000 km au compteur, de la rouille et de la moisissure dans tous les coins, un changement de vitesse plus que capricieux, un moteur fatigué qui chauffe rapidement, un équipement loin d’être neuf et très bringuebalant, on ne peut pas dire qu’on est gagnantes sur le rapport qualité/prix !
 
Après un fish ‘n chips et quelques provisions, on se lance sur la route, direction la péninsule de Coromandel. On s’arrête vite dans un camping à Thames pour faire le grand nettoyage du campervan (la literie fournie est loin d’être propre, idem pour la vaisselle et l’intérieur) et permettre à Eva de prendre une douche et d’aller au lit tôt.
La péninsule de Coromandel
 Rien de tel qu’une bonne nuit de sommeil pour se requinquer et partir à la découverte de la péninsule sous un magnifique soleil. Très beaux paysages vallonnés avec vue sur la mer, petites îles rocheuses perdues dans les flots bleus, belles plages de sable blanc, c’est superbe. On déjeune à Hot Water Beach, une plage où, à marée basse, on peut creuser un trou dans le sable et disposer de son propre bain d’eau thermale chaude.
Dodo à Matata, derrière une dune, en prévision d’une excursion à White Island, le seul volcan marin de NZ. Pas de bol, le lendemain matin, le temps se gâte et notre excursion est annulée à cause de la mer démontée. On décide de se diriger vers le plateau central et le fameux Tongariro National Park.

Hot Water Beach
 
En chemin, on s’arrête à Wai-O-Tapu Thermal Reserve, un parc rempli de geysers et autres piscines de boue et lacs d’eau chaude. Un paysage qui ressemble très fort à ce que j’ai déjà vu dans le Yellowstone NP aux USA. A 10h15 précises, le geyser Lady Knox crache son eau bouillante : il suffit de jeter quelques morceaux de savon dans sa cheminée pour qu’une réaction chimique se produise et que le geyser entre en éruption.  Petite mention spéciale pour le Devil’s Bath, un lac d’eau vert fluo.

Wai-O-Tapu Thermal reserve
 Notre prochaine étape, Rotorua, est sensée être la capitale des sports de sensation de l’île du Nord. Nous découvrons une bourgade un peu endormie dans la brume. Après avoir déambulé dans ses rues vides, on terminera la journée à se prélasser dans des bains d’eau chaude à Waitike.

Bain dans les sources d'eau chaude

Après notre nuit aux sources chaudes, la météo ne s’améliore toujours pas. Après avoir re-mariné dans l’eau à 42°, on reprend la route, direction Taupo. Cette petite ville est située au bord du lac du même nom, le plus grand de NZ. Après un lunch de moules locales, on va dans un pub pour  regarder le dernier match de poule des All Blacks contre le Canada. Inutile de dire que les pauvres Canadiens n’offre pas de grande résistance face aux colosses néo-zélandais.
Petit cidre dans un pub pour regarder les All Blacks

Lundi sera notre journée de déception. Le temps est vraiment exécrable et au fur et à mesure qu’on longe le lac Taupo et qu’on se rapproche du Tongariro National Park, l’espoir de pouvoir grimper sur ses volcans s’amenuise. On grimpe quand même jusqu’à Whakapapa Village, où se trouve le Visitor Center et une station de ski. La ranger nous confirme ce qu’on craignait : pas d’amélioration du temps prévue avant 5 jours et impossible de faire le Tongariro Alpine Crossing, considéré comme la plus belle randonnée d’une journée de NZ. De plus, si le temps s’éclaircit, il faut encore faire appel à une agence pour avoir un guide car l’usage de crampons et de piolets est encore indispensable sur certaines portions du chemin. La mort dans l’âme, on décide de quitter la région et de continuer vers le sud, sans avoir vu l’ombre d’un volcan…

Le temps MAGNIFIQUE au Tongariro National Park

 C’était la meilleure chose à faire car le temps s’est dégagé sur la ravissante petite route vers Wanganui. Plein de moutons sur des collines toutes vertes, avant de longer une belle rivière qui nous amène à la mer de Tasman. Wanganui est une petite ville avec quelques vestiges coloniaux mais on installe notre camp à quelques kilomètres de la ville, dans un parc vide près d’un joli petit lac.

Edgar et Dumpy sur les routes NZ
 
Avant-dernière journée dans l’île du Nord et après tous ces kilomètres, nos jambes sont un peu engourdies, il est temps de les mettre un peu à l’épreuve ! On roule jusqu’à Tararua National Forest sous un beau ciel dégagé. A la recherche de l’emplacement parfait à l’abri du vent, on s’embourbe dans la prairie du camping. Il faudra 4 paires de bras tombées du ciel pour nous dégager ! Un de nos sauveurs nous invite à prendre le thé dans sa caravane, un exemple de l’hospitalité et de la gentillesse des kiwis. Avec tout ça, notre randonnée est remise à demain, cette petite aventure nous a fait perdre du temps…

Tararua National Forest

Le lendemain, le beau temps se maintient et on va faire une randonnée de 2h dans le bush. Clématites sauvages, fougères et magnifique vue sur la vallée de l’Otaki, très chouette. On reprend la route et nous arrêtons dans la banlieue de Wellington. Le temps a complètement changé : il tombe un crachin dru et il y a un vent à décorner les bœufs. On décide de se poser dans un camping à la lisière de la ville et d’aller explorer la capitale néo-zélandaise en train. Enfin, explorer est un grand mot. Il fait tellement immonde qu’on ne voit pas grand-chose mais on se balade le long de l’avenue commerçante, on grimpe en haut de la colline en cable car, on traverse le Jardin botanique où les tulipes sont en fleur et on s’envole le long du Waterfront. Pas eu le temps de visiter le Parlement ou les nombreux musées gratuits car ils étaient tous fermés à 16h. On est fourbues et trempées quand on rentre au camping, heureusement qu’il y a des douches pour se réchauffer !

Vue brumeuse sur Wellington, en haut du Jardin Botanique

Notre temps sur l’île du Nord se termine, ce matin, on a embarqué dans un énorme ferry pour traverser le Cook Strait et arriver à Picton, sur l’île du Sud. Pas de belle vue du détroit, la mer est déchaînée par des vents du sud et on doit se concentrer pour ne pas être malades…
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Conclusion : espérons que le temps soit meilleur (même s’il sera plus froid) dans l’île du Sud et qu’il ne nous empêchera plus de faire des activités !!

PS Eva est super et les photos sont ICI