samedi 3 décembre 2011

Mon séjour en Tasmanie

Déjà 2 semaines sans nouvelles, j'espère que vous n'étiez pas trop impatients... J'ai une bonne excuse : Mon ordi est malencontreusement tombé par terre et certaines touches ne fonctionnent plus. J'ai donc du attendre de me retrouver à Melbourne pour acheter un clavier portable (pas très pratique mais mieux que rien!) Me voilà donc à Melbourne pour vous raconter mon magnifique séjour en Tasmanie, un Etat australien très particulier. En voici le récit et pour suivre le trajet sur une carte, n’hésitez pas à aller voir la page Itinéraire.

Jour 1:  Launceston – St Helens (201 km)

Je récupère mon nouveau compagnon de route, une Holden Barina que je surnomme Dumbo car elle barrit dans les côtes. Mon premier arrêt est au Visitor Center car j’ai besoin d’inspiration pour mon programme. Comme d’habitude, je ressors avec plein de brochures et une idée plus précise des choses à voir et à faire dans la région. Je suis aussi enchantée d’apprendre qu’en 12 jours, j’aurai le temps de faire le tour de l’île.

Lilydale Falls
Je visite les gorges de Launceston avant de suivre les prédictions météo et partir d’abord vers l’Est. Après quelques kilomètres, je me sens enfin en Australie : forêts d’eucalyptus, cascades, terre rouge, kookaburras et kangourous, plages de sable blanc, végétation luxuriante… Je passe ma première nuit à St Helens, un petit bled charmant.

St Helens
 Jour 2:  St Helens – Coles Bay (195 km)
Je passe la matinée à explorer la Bay of Fires toute proche de St Helens. Il parait que ce nom ne vient pas des algues rouges sur les rochers mais des nombreux feux allumés dans la baie par les Aborigènes quand les premiers Européens sont arrivés dans le coin… Le résultat, c’est plutôt magnifique : grosses boules rouges avec une mer transparente et une plage de sable blanc. Plus loin ce sont des dunes immenses face à la mer déchaînée.
Binalong Bay
Toute la route est superbe, les plages immenses succèdent à de petites baies, puis la route serpente dans des forêts mi-tropicales. J’arrive finalement à ma destination du jour : Freycinet NP. Ce parc est célèbre pour sa magnifique vue sur Wineglass Bay. L’occasion est trop belle, je décide donc de tester ma cheville et de faire la ballade d’1h30 jusqu’au lookout. Vu les photos, disons que je ne l’ai pas regretté ! (et ma cheville a tenu le coup)
Wineglass Bay Lookout
Je fais d’autres petites ballades dans le parc, au Cap Tourville pour aller voir le phare et à Sleepy Bay où la mer de Tasman est tout sauf sleepy !

Sleepy Bay
 Jour 3:  Coles Bay – Hobart (411 km)

Après un dernier arrêt dans le parc de Freycinet pour admirer les kilomètres des Friendly Beaches, je me dirige vers la péninsule de Tasman et Port Arthur. Port Arthur est célèbre car elle a été fondée pour abriter l’une des plus importantes colonies pénitentiaires de l’Empire britannique au début du 19ème siècle. Pour ceux qui ne le savent pas, la Tasmanie a d’abord été peuplée par des taulards… 

Port Arthur
En arrivant sur place à 16h (voilà ce qui m’apprendra à faire la sympa et prendre des jeunes en stop), je ne m’attendais pas à trouver un site énorme avec de nombreuses ruines à visiter. Mais la visite en fin de journée se révèle moins bondée et tout aussi spéciale. Un retour en arrière dans mes cours de criminologie, surtout avec la visite de la « Separate Prison ». Cette dernière été bâtie selon les plans, révolutionnaires à l’époque, de Jeremy Bentham. Celui-ci pensait que pour réformer l’esprit criminel, les prisonniers devaient être isolés de tous contacts et sous constante observation, passant toute leur peine dans une mini cellule où ils n’avaient que la lecture de la Bible comme distraction. Inutile de préciser que ces pauvres bougres devenaient lentement fous sous pareille torture mentale !
Separate Prison
Les prisonniers travaillaient à Port Arthur et il y avait une cathédrale, une caserne, un port, un gouverneur… Le site est très bien mis en valeur et j’aurai aimé pouvoir y rester plus longtemps mais comme je n’ai pas trouvé de logement dans la limite de mes modestes moyens, j’ai mis les voiles et roulé jusqu’à Hobart, la capitale de l’Etat.

Jour 4:  Hobart – Tahune – Hobart (276 km)

Ce matin, j’embarque Marieke et Linda, deux Néerlandaises rencontrées à l’auberge, et on part faire un tour dans les environs de la ville. Mes roues nous emmènent à Tahune Forest reserve où on peut marcher « dans les arbres ». Des passerelles et des ponts suspendus sont aménagés pour une ballade à 20m du sol, extra ! 
Tahune Airwalk
Après un retour à Hobart par le chemin des écoliers, on déguste ensemble un fish’n chips sur le port. Cette magnifique journée se termine en haut du Mont Wellington, le sommet de 1200m qui domine la ville. Vue à 360° pour un superbe coucher de soleil, avec une mer de nuages à droite et la ville d’Hobart à gauche.

Sunset sur Mont Wellington
  Jour 5:  Hobart (25 km)
Journée pluvieuse mais heureusement le ciel ne commence à se déchaîner qu’après ma visite au Salamanca Market, le marché artisanal local où fripes, légumes, bijoux et autres souvenirs se côtoient dans les étals. 
Salamanca market
Qui dit pluie dit journée parfaite pour aller visiter le MONA (Museum of Old and New Art). Cette immense collection privée possède à la fois des anciennes momies égyptiennes et le dernier Cloaca de notre Wim Delvoye national. Autrement dit, une sélection originale et éclectique que j’ai énormément appréciée. La visite guidée se faisait avec un iPod Touch qui enregistrait mes préférences (+ love x hate), que j’ai pu retrouver sur internet le soir venu. Merveilleuse technologie…

La machine à crottes de Wim Delvoye
 Jour 6:  Hobart – Bruny Island
Journée de croisière au programme. J’embarque dans un bus à destination de Kettering, on prend le ferry pour la magnifique petite île de Bruny Island. Les routes de l’île ne sont pas toutes asphaltées et interdites aux voitures de location – d’où l’idée de la croisière. Après un « morning tea » très aussie (thé et muffin), on embarque dans des petits bateaux pneumatiques. La mer est très agitée et certaines personnes sont vite malades. On longe la côte et le parc national de South Bruny. Hautes falaises, grottes et arches dans la roche, caves souterraines, c’est très beau.

Bruny Island
Le but de l’excursion est d’aller voir les otaries à fourrure, version australienne. Ils sont plusieurs dizaines à se prélasser sur les rochers. Au retour, quelques dauphins viennent jouer devant la proue du bateau mais pas de baleines (le bateau 15 minutes derrière nous en verra 4 !).

Otaries à fourrure
Jour 7:  Hobart – Strahan (333 km) 

Journée de route pour rallier l’est de l’île et la petite ville de Strahan. Je m’arrête à Derwent Bridge pour admirer « The Wall », un mur de bois où un artiste local a sculpté des scènes de travail dans la forêt. Magnifique ! Je continue jusqu’au Lake St Clair, un autre parc national à quelques kilomètres. Une bonne occasion pour se dérouiller les jambes et tenter d’apercevoir des platypus (ornithorynques).

La route continue ensuite à travers le parc Franklin Gordon, très sauvage. Superbes cascades à Nelson Falls et magnifique lac Burbury. 
Lac Burbury
Jour 8:  Strahan  
Encore une croisière, cette fois sur la Gordon River et dans un luxueux catamaran. On navigue jusqu’à l’embouchure, appelée Hell’s Gate par les détenus qui arrivaient à Sarah Island, une colonie pénitentiaire qui se situe plus haut sur la rivière. Le passage est plutôt étroit…

On longe des cultures de saumons avant de débarquer sur la fameuse Sarah Island, où les ruines de la fameuse prison nous sont commentées par une excellente guide. Les détenus envoyés ici étaient des multirécidivistes et les conditions de travail étaient extrêmement dures (coups de fouets, froid, isolation, peu de nourriture). Très intéressant comme visite et surtout guide extra.
Les ruines de Sarah Island
Après cette chouette visite à Sarah Island on remonte la rivière Gordon jusqu’à un petit boardwalk dans la forêt tropicale. Les fameux Huon pine poussent dans le coin ; ce sont des arbres souvent millénaires dont le bois est hyper résistant et qui constituait un matériau de choix pour les constructeurs de bateaux. Les prisonniers ont d'ailleurs construit environ 200 bateaux pendant les 12 ans de la colonie, le plus important shipyard de l'hémisphère sud à l'époque.
La rainforest











Jour 9 : Strahan - Stanley (311 km)

Le lendemain matin, il pleut comme vache qui pisse et plutôt que d'aller voir le fameux parc de Cradle Mountain sous la flotte, je décide de rouler jusqu'à la côte nord et plus particulièrement Stanley, un petit village sur une péninsule. J'ai bien fait de suivre mon instinct car le temps est dégagé à la côte et je grimpe sur The Nut, un gros rocher qui ressemble à un cake tout rond, d'où on a une vue splendide sur la mer et la région. 
The Nut
 Le temps est très changeant et donne des lumières magnifiques sur la campagne et la mer, avec des arcs-en-ciel, de la pluie et du soleil. Le coucher de soleil est tout simplement magique.

Jour 10 : Stanley - Cradle Mountain (190 km)

Je décide finalement d'aller à Cradle Moutain, le parc le plus célèbre de Tasmanie. Je suis assez surprise de voir que la montagne est couverte de neige alors qu’on est officiellement le premier jour de l’été ! Je décide d'aller faire le tour de Dove Lake, un beau lac au pied de Cradle Mountain (qui ressemble à un berceau, d'où son nom). Super chouette marche de 2h autour du lac, dans la forêt et au bord de l'eau. 

Neige sur Cradle Mountain

Le soir, j'ai rendez-vous avec une icône de Tasmanie, ses fameux diables. Ces petits marsupiaux ont été longtemps victime de leur image (appelés diables à cause de leurs cris perçants) et parfois exterminés. Aujourd'hui, c'est un cancer très rare et unique à leur espèce qui a éliminé 80% de la population. Je visite un centre où ils sont protégés et qui possède un programme de reproduction pour tenter d'enrayer la maladie.

Feeding time pour les diables de Tasmanie

Jour 11 : Cradle Mountain - Launceston (159 km)

Dernière journée en Tasmanie, je décide de refaire une ballade dans le parc, il fait superbe aujourd'hui. Je décide de grimper jusqu'au Marion's Lookout pour une vue à couper le souffle sur la montagne et les lacs environnants. La grimpette est raide mais la cheville tient le coup et la vue vaut le détour. Au retour, je croise une maman wombat et son petit, adorable! 


Maman wombat et son petit (clin d'oeil à William....!)
Je quitte le parc avec une petite pointe de déception : j'aurais bien aimé y rester un peu plus longtemps ! Sur la route de Launceston, je visite les King Solomon's caves, des grottes magnifiques où des cristaux apparaissent sur les stalactites quand le temps est sec. Superbe !

King Solomon's caves
Jour 12: Launceston (16 km)

Ce matin j'ai été rendre Dumbo et puis je me suis installée dans l'aéroport pour attendre mon vol en direction de Melbourne, qui n'était qu'en fin de journée. 
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La conclusion du voyage : 2125 km parcourus et la Tasmanie est une île splendide, différente du reste du continent australien (qui aurait cru qu"il peut neiger en Australie???) mais en même temps avec des touches très aussies. Une flore et une faune unique, un climat beaucoup plus frais (pas plus mal pour la transition...) et toujours des paysages sauvages et magnifiques. Un vrai coup de coeur !

Pour s'en mettre plein les yeux, c'est par ici (photos)

mardi 22 novembre 2011

Sydney

Me revoilà dans mon pays d’accueil, l’Australie… Mon séjour Down Under a commencé par un magnifique atterrissage à Sydney, après avoir survolé toute la ville. Sydney ne m’avait pas laissé une impression fameuse lors de mon dernier passage en 1998 car il avait plu et fait gris. Cette fois-ci, le soleil et la chaleur sont de rigueur pour m’accueillir. 
Survol du centre de Sydney

Je loge chez Fiona, une amie d’école. Vous allez entendre souvent parler de mes potes de St Lukes, l’école de Bundaberg où j’ai passé un an d’échange… Bref, Fiona est la première à m’accueillir dans son « shoebox » appartement. Inutile de dire que mon premier jour à Sydney se passe à papoter et se raconter nos vies, d’abord chez elle puis à Glebe et à Newtown devant une bière…

Retrouvailles avec Fiona

Le lendemain Fiona part travailler et moi je me repose. Ma cheville était en effet encore fort gonflée après l’avion et la marche de la veille. Bref, repos pendant 2 jours et j’en profite pour avaler le dernier Ken Follett (La Chute des Géants). Vendredi, Fiona part à Melbourne pour le boulot (elle travaille comme manager dans un centre d’aide juridique aux artistes) et moi je pars à la découverte de la ville. Premiers arrêts à George St, l’artère commerçante principale de la ville et puis les jardins botaniques. Mes pas me mènent naturellement à l’Opera House, cette icône de la ville et de l’Australie. Toujours aussi impressionnant !

Sydney Opera House
 
Repos de nouveau pendant 1 jour et demi (cette fichue cheville commence à m’énerver) et lundi, je décide de faire le tour de la ville en bus « Sightseeing » puisque je ne peux pas trop marcher… Au moins, je vois les principaux points de Sydney, ponctué par un tour à Bondi Beach. Bondi, c’est LA plus fameuse plage de Sydney, où 35 000 personnes se retrouvent parfois les dimanches  d’été.  Ca tombe bien, car en ce moment c’est aussi « Sculpture by the Sea », une expo de sculptures le long de la mer. Très chouette ballade avec des vues splendides sur les différentes baies et plages du coin.

Bondi Beach
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Mardi matin, je me suis envolée vers la Tasmanie, avec clairement un goût de trop peu par rapport à ma visite de Sydney. Déjà 2 semaines que je me suis foulé la cheville en NZ et même si ça va beaucoup mieux, elle est toujours un peu gonflée et sensible. La bonne nouvelle, c’est que je reviendrai quelques jours à Sydney avant de m’envoler vers l’Asie et Fiona a déjà accepté de me servir de guide…

En attendant, les quelques photos de cette première visite sont ICI

lundi 14 novembre 2011

Bye bye New Zealand !

La fin de mon séjour en Nouvelle-Zélande a été un peu ternie par une bête racine... Profitant d'un moment d'inattention de ma part, ce minuscule morceau de bois a réussi à me fouler la cheville et à gâcher ma Great Walk néo-zélandaise. Mais commençons par reprendre le fil de mon récit là où je vous avais laissés la dernière fois.

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Après le magnifique coucher de soleil sur Gillespies Beach, j'ai continué ma route vers le nord sans m'arrêter (ou presque). J'ai établi mon camp de base à Motueka, dans une charmante auberge au milieu des vergers et à quelques kilomètres du Abel Tasman National Park. Je me suis donc décidée : je vais faire le Abel Tasman Coast Track, une randonnée de 5 jours où je vais dormir dans des refuges. Il faut donc porter son sac de couchage, sa nourriture, son bec à gaz et tout ce qui peut être nécessaire à une rando de 5 jours.
Bref, je prends 2 jours pour préparer mon sac à dos (location du matériel, imperméabiliser toutes mes affaires, achat de vivres "légers" mais assez énergétiques).

Kaiteriteri Beach

J'en profite aussi pour aller visiter en voiture Takaka et la Golden Bay. Une route de montagne très sinueuse qui donne des points de vue splendides sur la région. Petit arrêt aux Pupu Springs, les sources les plus pures d'Australasie. Comme vous pouvez le constater, au vu des paysages, je me réjouis déjà d'approfondir tout ça pendant 5 jours...

Pupu Springs
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Lundi, c'est le jour du grand départ. Je prends un water taxi à Marahau et il m'emmène jusqu'au nord du parc Abel Tasman, à Totaranui. La ballade est déjà très agréable : on s'arrête pour regarder les otaries, le skipper nous explique l'histoire des différentes baies... A 11h, je suis débarquée sur la plage et je commence à marcher. 3-4h de marche pour rallier ma première hutte, ça devrait être une bonne mise en jambe pour un premier jour.

C'est parti pour l'Abel Tasman Coast Track !
A 11h50, je croise le chemin de cette racine évoquée plus haut et je me retrouve les 4 fers en l'air au milieu du chemin. Je me fais un bandage de fortune et essaie de continuer mais après 5 minutes, j'ai bien compris que c'est terminé pour moi. Les arbres m'ont entendu jurer jusqu'à la plage mais je sais que c'est la seule décision à prendre : j'ai assez eu de foulures à la cheville pour savoir qu'il ne faut pas traiter ce genre d'accident à la légère.

Bandage de fortune...    

Je marche donc pendant une heure en m'appuyant sur un bâton pour revenir à Totaranui où il y a un téléphone. De là, j'appelle un water taxi qui vient me chercher une vingtaine de minutes plus tard. Comme je suis toute seule dans le bateau, le skipper fait des petits détours... On retourne observer les otaries, on s'arrête pour des blue penguins, on regarde les oiseaux se gaver dans un banc de poissons. Une consolation : j'aurais bien vu le parc du côté "mer".

Abel Tasman NP vu de la mer

Retour à Marahau, je récupère ma voiture et je conduis tant bien que mal jusqu'à Motueka (à 10 minutes) pour aller chez le médecin. Le verdict est sans appel : R-I-C-E (Rest Ice Compression Elevation). Traduction : je dois rester au moins 48h le pied en l'air, avec un bandage sur lequel je dois mettre de la glace. Heureusement que l'auberge et mes hôtes sont très sympas car je me retrouve "coincée" là pendant 3 jours de plus. J'en profite pour revoir la trilogie du Seigneur des Anneaux - c'était l'occasion rêvée !

RICE devant le Seigneur des Anneaux
3 jours à ne rien faire, je commence à devenir folle et je décide d'aller au moins jusqu'à Nelson, histoire de changer d'air ! Pas grand chose à y faire, juste changer d'endroit car je n'ose pas encore marcher trop longtemps. Après cette étape, je fais une grosse journée de route (plus de 450 km), pour traverser toute l'île et me retrouver à Kaikoura. La route est magnifique, à travers le Lewis Pass. Des montagnes couvertes de genêts, des vallées avec des rivières toutes bleues qui coulent paisiblement, des champs de moutons...


Lewis Pass
L'arrivée sur Kaikoura est très impressionnante car cette baie magnifique est complètement entourée par les montagnes. Je m'installe dans une auberge avec une belle vue sur la baie et je vais continuer à la jouer relax. La NZ quand on ne peut pas trop marcher, ça perd un peu de sa saveur !

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Kaikoura lookout
Je profite de mon séjour dans la ville pour ranger mes affaires (trier ce qui doit être renvoyé), m'occuper des papiers de mon assurance, aller chez le coiffeur (première fois chez un pro en 6 mois !), préparer mon séjour en Australie (je vais passer 10 jours en Tasmanie) et faire une petite excursion en voiture jusqu'à Ohau Point. Une colonie de fur seals (les otaries à fourrure) y a élu domicile et la particularité de l'endroit, c'est que les bébés otaries jouent dans une petite rivière et sous une belle cascade. Un moment vraiment extraordinaire que de voir environ 40 bébés otaries sauter sous des trombes d'eau ! (je vous ai mis une petite vidéo dans les photos)

Les otaries dans la cascade
Je me promène aussi sur la péninsule de Kaikoura, qui offre (encore et toujours) des vues somptueuses sur la mer déchaînée et les rochers.

Kean Point - Kaikoura Peninsula

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Pour mon dernier jour en NZ, j'ai rendez-vous à 7h15 pour une croisière "whale watching". En raison d'un canyon de plus de 1600 mètres de profondeur à quelques encâblures de la baie, Kaikoura est célèbre pour ses baleines, plus particulièrement la "sperm whale", le bon vieux cachalot de Moby Dick. On verra un seul spécimen de ces géants des mer mais c'est toujours aussi impressionnant de les voir respirer avec des jets à plusieurs mètres et puis s'enfoncer dans les profondeurs des mers !

Cachalot à Kaikoura
 Un bon point de cette croisière : j'ai vu mes premiers albatros en vol. Avec leur envergure de 3m de moyenne, ils sont simplement majestueux et fascinants à observer.

Albatros hurleur
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Je suis revenue à Christchurch cet après-midi car demain matin, je prends mon vol vers Sydney, l'Australie et surtout de nombreuses retrouvailles au programme ! Je suis triste de quitter la Nouvelle-Zélande car j'ai vraiment été conquise par ce pays si différent, si sauvage et si splendide. Je vous ai concocté un petit résumé de mon séjour, il sera très vite en ligne !

En attendant, les photos sont ICI !

vendredi 4 novembre 2011

Nouvelles découvertes sur l'île du Sud

Déjà une semaine de passée et alors que vous devez profiter de vos vacances de Toussaint ou du train-train métro-boulot-dodo, je continue mon bout de chemin à l’autre bout du monde. Voici la suite de mes aventures…
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J’ai quitté à regret le magnifique Lac Tekapo pour me diriger vers un monument néo-zélandais, le fameux Mont Cook, le plus haut sommet d’Australasie. La route pour y mener est de nouveau splendide sous le soleil : je longe le canal Tekapo (la version canal turquoise du lac du même nom) avant de déboucher sur le lac Pukaki, un autre exemple de lac proglaciaire magnifique.

Lake Pukaki
 Comme le mont Cook culmine à 3754 mètres, il est souvent dans les nuages… Mais j’ai quand même pu apercevoir sa pointe majestueuse lors de mes 2 jours passés dans le parc. Au programme : quelques balades pour apercevoir les nombreux glaciers du coin. Tasman Glacier est particulièrement impressionnant, il y a 20 ans, un lac s’est formé à sa base et est désormais rempli d’icebergs…

Les icebergs sur Tasman Lake
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Je quitte le Mt Cook pour me diriger vers Wanaka, une ville déjà visitée avec Eva, dont j’avais particulièrement apprécié les alentours : montagnes enneigées et lacs scintillants. Un cadre idyllique pour réaliser un vieux rêve : sauter en parachute ! Ci-dessous, la vidéo de ce moment d’anthologie :




En bref, je dirais que c’est très différent du saut à l’élastique, bien plus chouette car la chute libre dure plus longtemps et on a vraiment l’impression de voler, même si c’est à 200km/h… Pas eu le temps d’avoir peur, je n’ai rien dû faire – à part me mettre en position à la porte de l’avion !

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L’étape suivante m’amène au bord du lac Te Anau, pour une visite du Milford Sound. On l’avait écarté avec Eva car trop touristique et avions préféré le Doubtful Sound. Je continuerais à conseiller d’aller au Doubtful Sound en kayak mais la route entre Te Anau et Milford vaut vraiment la peine d’être suivie. Montagnes, lacs, (oui, je sais c’est toujours le même refrain !), cascades et forêt tropicale, je profite de petites ballades dans ces endroits fabuleux.

Mirror Lakes (avec les gouttes de pluie en prime)
La croisière sur le Sound (qui est en fait un fjord) ressemble beaucoup à celle de Doubtful, sauf qu’on voit mieux les Fiordland crested penguins. Et plus de touristes bien sûr. Il y a plein de bateaux dans le port, prêts à embarquer les hordes débarquées des cars en provenance de Queenstown. Heureusement, j’y suis allée très tôt et notre bateau était loin d’être rempli.

Milford Sound
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Depuis 2 jours, j’ai pris la route du nord. Le but est de remonter jusqu’à Abel Tasman NP et passer quelques jours dans le coin. En sortant de Te Anau, je suis restée coincée derrière une course cycliste, le Tour of Southland, qui empruntait exactement ma route. Après une heure derrière ces lambins à 50km/h, j’ai réussi à les dépasser en prenant les deux côtés du triangle et à tracer vers Queenstown, Wanaka, Haast et finalement Fox Glacier. Tous ces endroits avaient déjà été visités avec Eva donc je ne me suis pas attardée, à part pour faire des petites marches « dérouilllons-nous les jambes » dans Haast Pass. C’était quand même différent de faire cette route sous un temps relativement clément !

Les reflets de Lake Matheson
Mon étape à Fox Glacier restera mémorable pour l’auberge de jeunesse pourrie et surtout pour un coucher de soleil incroyable sur Gillespies Beach. Après avoir admiré le Mt Cook et le Mt Tasman se réfléchir dans le Lake Matheson, j’ai refait les « pires 12 km de ma vie »* pour admirer le coucher de soleil sur la plage. Entre le soleil descendant entre les nuages, les vagues rugissantes, la plage remplie d’arbres morts, la vue sur les montagnes, l’orage qui m’a trempé et le magnifique arc-en-ciel, je ne savais plus où donner de la tête !

*selon Eva
Coucher de soleil sur Gillespies Beach
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Ce matin j’ai continué ma remontée vers le nord, encore plus de 400 km au compteur le long de la West Coast (et sous la pluie). A bientôt, pour la fin de mon magnifique séjour en Nouvelle-Zélande…
Les photos sont ici (et de nouveau, aucune retouche !)