lundi 22 août 2011

Back on the road...

Après une nuit de 3h30 dans l'avion (où bien sûr je n'ai pas fermé l'oeil), je suis arrivée à Seattle à l'aube. A peine le temps de se remettre avec un bon thé et je prenais possession de mon nouveau compagnon de voyage. Blanc comme Marguerite, "Ace" se prend pour un king alors qu'il a 4 roues, un volant, l'AC et un moteur. Bon, c'est vrai, il m'indique la température extérieure, mais franchement, je préférais la petite taille et le moteur moins gourmand de Marguerite. Soit.

Ace the King of the road
 Après les provisions d'usage au Walmart, je prends la route du nord et m'arrête à Everett, le siège de la compagnie Boeing. La visite guidée est intéressante et impressionnante (sorry no photos allowed) : c'est quelque chose de fabriquer des 777, 747 et autres 787 à la chaîne dans un immense hangar de 40 hectares... J'ai trouvé que la visite manquait un peu d'âme ou bien, c'est que mon cerveau en manque de sommeil était perdu dans tous ces chiffres ânonnés à la va-vite.

Le fameux Dreamliner qui sert à transporter les pièces de 787

Je continue un peu la route jusqu'à Monroe, un patelin sans charme, pour m'écrouler dans un motel afin de reprendre des forces pour la suite. Alors que j'avais trouvé que la route manquait vraiment de charme (surtout après 3 semaines en Alaska..), j'ai été servie par un changement total de panorama. Après avoir dépassé un col montagneux, je me retrouve dans le désert... Après quelques dizaines de kilomètres, je grimpe sur un plateau et ce sont des champs de blés à perte de vue ! Assez impressionnant.

Les champs de l'état de Washington


J'ai un peu de difficultés à trouver un camping en ce vendredi soir, tous les Américains sont de sortie pour camper ce week-end on dirait... Mais je trouve mon bonheur dans un petit camping du Lake Roosevelt National Recreation Area (encore un lac artificiel pour les fous de bateaux et autres sports d'eaux) où je passe une très chouette soirée avec Mike, Paul, Julie et Ken, frères et soeurs en vacances familiales pour la semaine.

Une biche et ses petits à l'arrivée au camping de Hawk Creek

Le lendemain je visite Fort Spokane, un ancien fort de l'armée US qui a servi de tampon entre les colons et les Indiens à la fin du 19ème siècle. Les Américains ont une courte histoire mais une chose est certaine, ils savent la mettre en valeur. Je suis impressionnée par leurs petits musées, expositions et autres panneaux didactiques pour se souvenir du passé. Chapeau !

L'entrée à Fort Spokane

Après le fort, je visite la ville de Spokane, qui est la 2ème ville de l'Etat de Washington. Je suis étonnée par cette charmante halte sur le temps de midi : rivière, chutes d'eau et parc très familial, fleuri et apaisant. Un bon petit arrêt avant les kilomètres qui m'attendent.

Le Riverfront Park de Spokane
 Je traverse le nord de l'Idaho puis rentre au Montana. J'ai "dû" prendre l'autoroute, histoire d'avancer un peu et elle peut être bien monotone mais dès que je sors, c'est de nouveau des petites routes magnifiques, bordées de larges rivières et de petites montagnes. Je passe la nuit dans un camping de la Lolo National Forest.

Et au milieu coule une rivière...

Après une nuit sans ours (et oui, je suis de nouveau en "bear country"), je prends un départ matinal, jusqu'à ce que je me rende compte que le Montana est sur Moutain Time, et que je suis en retard d'une heure... Pas étonnant que le soleil se soit couché si vite hier soir... Je traverse de nouveau des paysages impressionnants, les fameuses prairies... Énormément de bétail et de chevaux. Après Flathead Lake j'arrive enfin à Glacier NP.

Champs du Montana


Glacier NP, comme son nom l'indique, compte un grand nombre de glaciers (26 aujourd'hui mais il y en avait 150 en 1850 - les scientifiques estiment qu'ils auront totalement disparu en 2030). Après tous les glaciers vus en Alaska, je dois dire que le petit glacier alpin que je vois de loin ne m'impressionne guère. Par contre, le parc est magnifique car toutes les montagnes ont été formées par des anciens glaciers, ce qui leur donne des formes particulières.

Lake McDonald à Glacier NP


Je m'installe au camping d'Avalanche Creek à environ 30 km de l'entrée du parc et je profite de l'après-midi pour faire le Avalanche Trail. Comme je disais, je suis de nouveau en "bear country" et il est conseillé de ne pas se promener seul... Bref, je me retrouve à chanter sur le chemin, et même avec mon pepper spray à portée de main, je ne suis pas méga rassurée. Je décide donc de suivre à la trace un jeune couple anglo-italien qui se révèle super sympa. Ils m'ont donné plein de bons tuyaux pour mon séjour à Yellowstone et Grand Teton.

Avalanche Lake

 Ce matin, je me lève à l'aube pour prendre la Going-to-the-Sun Road, cette route qui traverse le parc et dont le point culminant est Logan Pass. Bien échu d'être partie avant les hordes de touristes, je croise un ours noir sur la route, puis des mouflons. Au Logan Pass, j'emprunte le Hidden Lake Trail, qui est encore à moitié recouvert de neige, où j'aperçois des chèvres de montagnes, des écureuils et une marmotte. Le chemin s'arrête brutalement à la vue sur le Hidden Lake, trop de "bear activity" dans le coin...


Hidden Lake



Je sors du parc et me retrouve sur une magnifique route de prairies dorées, où paissent vaches et chevaux, superbe ! Ce soir, je suis à Great Falls, dans un camping type "Sun Parks" (avec wifi, douche, laundry, piscine, eau et électricité, quel luxe !). Ça change des campements rustiques des parcs nationaux...


Les photos sont ICI



jeudi 18 août 2011

Derniers jours en Alaska : Homer et les volcans

Notre séjour en Alaska touche à sa fin et comme pour nous laisser emporter encore un peu plus par la magie des lieux, le temps est magnifique pour notre dernière semaine dans la péninsule du Kenai. Après Seward, on remonte vers le Turnagain Arm et emprunter la Sterling Highway, qui descend jusqu'à Homer "where the roads ends". Comme d'hab, très beaux paysages de montagnes et de rivières à saumon toutes bleues (Kenai Lake).

Kenai Lake
On s'arrête d'abord à Clam Gulch pour la nuit. Jolie vue sur le Cook Inlet, on essaye de distinguer les volcans de l'autre côté, après en avoir beaucoup entendu parler par Annie, une volontaire du Visitor Center de Sodoltna. Malheureusement, le ciel s'est assombri de nuages... La plage est déserte et un peu glauque le soir mais le lendemain matin, elle se remplit de pêcheurs de palourdes, qui viennent arpenter les mètres de sable mis à nu par la marée basse.

Clam Gulch et l'ombre d'un volcan derrière

On arrive à Homer, la capitale mondiale de la pêche au "halibut" (= flétan en français). D'ailleurs la péninsule de Kenai est le paradis des pêcheurs tout court, surtout pour le saumon évidemment. Mais ici à Homer, on parle de gros calibre. Le halibut fait en moyenne 15 kg mais le plus gros jamais pêché pesait 330 kg... On observe donc les pêcheurs un peu partout, ils pullulent le long des fishing holes et autres rivières. Mais ce n'est pas la pêche qui nous attire à Homer.

Homer Spit

Cette communauté d'artistes possède un "spit", une longue bande de sable qui s'avance dans la mer. C'est en fait une moraine d'un ancien glacier, qui a failli disparaître lors du tremblement de 1964. Un peu touristique et plein de RVs (comme à Seward d'ailleurs où les locaux appellent ces rangs de RV leur "tsunami barrier") mais sympa. On s'y ballade avec plaisir, pour aller découvrir les lieux renseignés par Annie et manger un délicieux fish 'n chips (d'halibut car à défaut d'en pêcher, autant le déguster).

Homer Spit


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Après une journée de découvertes à Homer (musée, ballade au Spit, exposition sur l'Océan...), on part refaire un tour en bateau, cette fois-ci direction Seldovia. Cette petite ville accessible seulement par bateau était autrefois plus importante qu'Homer, avec de nombreuses conserveries de poisson. Mais le tremblement de terre de 1964 a de nouveau joué un rôle prédominant dans l'histoire de cette communauté...

Le port de Seldovia

Seldovia à marée haute
On passe 3 heures paisibles dans cette petite communauté :  concert de trombone et trompette au bord de la rivière, visite de la petite église orthodoxe, pic-nic avec vue sur le port... Relax et vraiment sympa, surtout quand le soleil se met à chauffer. Dans le bateau du retour vers Homer, c'est la récompense ultime : on observe 2 baleines à bosse non loin du bateau. Maman plonge vers les profondeurs pour se nourrir pendant que bébé batifole à la surface. Extra !

Maman et bébé baleine à bosse
Cette magnifique journée se termine devant un panorama grandiose. On se gare pour la nuit dans un camping le long d'une plage de galets. Face à nous, Mt Augustine, Mt Iliamna, Mt Redoubt et Mt Spurr, les fameux volcans s'étalent devant nous alors que le soleil se couche. Déguster une petite bière et un morceau de steak au BBQ face à ça, difficile de faire mieux...

Mt Iliamna (gauche) et Mt Redoubt (droite)
Ces volcans nous accompagnent tout au long de notre route jusqu'à la petite ville de Kenai, une dernière étape avant le retour sur Anchorage. On visite la petite église orthodoxe russe, son presbytère, sa chapelle. Quelques restes de la présence russe dans cette péninsule de Kenai, comme on avait déjà pu l'observer à Ninilchik. Ce sont les Russes qui ont été les premiers colons au 18ème siècle avant de vendre l'Alaska aux Etats-Unis en 1867.

Les photos sont ICI
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Voilà, je suis à l'aéroport d'Anchorage, en train d'attendre mon vol pour Seattle. Difficile de faire le bilan sur un voyage fabuleux, qui sera définitivement un TOP de mon tour du monde. Merci à Marine et Ben, c'était génial de pouvoir partager ces moments, ces paysages, ces fous rires et cette expérience en camping car avec eux !

Au programme des prochains 18 jours : un nouveau road trip, à travers le Northwest et le Midwest, avec comme but le parc national de Yellowstone.

samedi 13 août 2011

Glaciers et baleines

Après le parc de Denali, on a repris la route de la péninsule du Kenai. Premier arrêt pour le remplissage des armoires dans le fief de Sarah Palin (Wasilla) et puis un stop à Anchorage pour trouver un nouveau chargeur pour mon ordi (pas de ma faute si Asus fait des embouts minuscules qui se cassent en le branchant...).

On emprunte alors le fameux Turnagain Arm, un bras de mer qui a la particularité de se retirer presque entièrement à marée basse. Le décor est comme toujours, grandiose, surtout avec un rayon de soleil.

Marée basse au Turnagain Arm
Après avoir passé la nuit dans la brume, on se lève sous le soleil. Notre destination du jour : Seward. Cette petite ville au bord de la mer était la porte d'entrée des chercheurs d'or en Alaska à la fin du 19ème siècle. Aujourd'hui, elle est surtout le point de départ d'excursions en bateau pour le Kenai Fjords National Park. On trouve un camping au bord de l'eau, au milieu des montagnes, que demander de plus ?

Camping au bord de l'eau à Seward
La visite du Parc national se fait uniquement par des croisières affrétées par des opérateurs privés. Grâce aux bonnes pré-recherches de Marine, on choisit une compagnie de croisières qui a des places réservées, boissons chaudes à volonté et surtout c'est un ranger du National Park qui commente la visite. A recommander chaudement ! Ranger Jim nous donnera milles explications sur la géologie des glaciers, sur la faune ou la flore de l'endroit et racontera quelques petites anecdotes locales amusantes. Le but de la croisière est d'aller voir un glacier mais aussi de voir des mammifères marins. On a vite de la chance : des marsouins de Dall jouent devant la proue du bateau alors qu'on admire le paysage...

Marsouins de Dall

Quelques minutes plus tard, ce sont nos premières baleines à bosse qui pointent le bout de leur queue à l'horizon. Ensuite, ce seront des macareux, des lions de mer et autres otaries, le tout dans un décor magnifique de montagne, de mer bleu profond, de montagnes et de glaciers. Woaw !

Le "blow" de la baleine

Le glacier Aialik
Le clou de la croisière est l'arrivée au pied du glacier Aialik, un glacier en mouvement perpétuel, qui craque et qui perd de gigantesques icebergs dans la mer. Impressionnant et magnifique !

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Notre dernière activité dans la région de Seward sera une visite au Exit Glacier. Exit peut-être parce qu'il fond à très grande vitesse. Une petite marche permet de l'approcher de très près mais le plus impressionnant, ce sont sans doute les plaques qui montrent l'emplacement du glacier en 1917, 1951, 1997, etc. Un bel exemple concret de réchauffement climatique..

Exit Glacier

Dommage qu'on a pas eu le temps de faire la randonnée jusqu'au Harding Icefield mais il faut faire des choix dans un pays où il y a tant à voir. On peut déjà s'estimer très heureux de nos 18 jours sur place, la plupart des gens qu'on rencontre restent entre 7 et 12 jours...

Les photos de Seward et environs sont ICI

mercredi 10 août 2011

Somptueuse région de Denali



Denali, c’est le nom athabascan pour « The Great One ». Le mont Denali (ou Mont Mc Kinley) est le plus haut sommet d’Amérique du Nord, avec 6193m. Le Parc National de Denali est LA destination des touristes en Alaska, le must see. 

Le Mt Mc Kinley
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Notre découverte de cette région commence par la Denali Highway. Cette route de 136 miles entre les petits villages de Paxson et Cantwell n’est ouverte qu’en été et on comprend vite pourquoi : non pavée, elle a mille nids de poule et autres effets de tôle ondulée. Pas question d’aller plus vite que 25mph (interdit par la compagnie de location) et en fait, on sera plus souvent à 10-15mph.  

Denali Hwy - McLaren Summit

Bref, après un rapide petit calcul, vous aurez compris qu’on a passé du temps sur cette route ! Mais cette allure d’escargot ne nous a pas du tout dérangé car les paysages étaient à couper le souffle et on se sentait vraiment into the wild. Entre l’Alaska Range et les montagnes de Cantwell, entre la toundra et la taiga, entre les artic ground squirrels et les bandes de caribous, entre les glaciers et les rivières, on ne savait où donner de la tête ! On a donc passé deux nuits sur la Highway, à se garer au milieu de la nature pour dormir, avec vue sur les montagnes et leur termination dust (la première neige qui annonce le début de l’hiver). Splendide !

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Après cette « étape » de 2 jours le long de la Highway, on arrive finalement au Denali National Park. Le reste de la journée passera très vite avec l’installation au camping, la visite aux rangers du Visitor Center (comme vous vous en souvenez, un must do à l’arrivée de chaque parc national), la lessive, la réservation de tickets de bus, le surf sur internet, le barbecue et nos premiers vrais s’mors !

Premier BBQ

Sauf autorisation spéciale, les véhicules privés sont interdits dans Denali. Il faut s’arranger avec un système (payant) de navettes de bus, souvent pris d’assaut. D’ailleurs, on n’arrive pas à réserver 3 billets dans le même bus pour un départ matinal. Mais avec un peu d’astuce, il y a toujours moyen de se débrouiller : Marine et Ben sont venus avec moi à 7h30, se sont mis sur une liste d’attente et comme le bus n’était pas entièrement rempli, ils ont pu embarquer. On dit que Denali NP is the cheapest safari on earth et c’est vrai : 11 grizzlys, plein de caribous, des moutons de Dall et un renard de retour de la chasse, notre palmarès « wildlife » s’est bien étoffé. 

Grizzlys brothers

Red fox

Caribou
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Il y a l’aspect « animaux » mais il ne faut pas négliger l’aspect « paysage ». Magnifiques routes entre la taiga, la toundra, l’Alaska Range et le Outer Range, les glaciers et les rivières, le Polychrome Pass (montagnes de toutes les couleurs saupoudrées de termination dust) et le clou du spectacle : le Mont Mc Kinley dans toute sa splendeur. On peut dire qu’on a eu une chance incroyable : on avait à peine 10% de chance de l’apercevoir aussi bien au mois d’août !

Le Mont Denali (Mc Kinley)

Les bus du parc
 Le but de notre excursion dans le parc était le Eielson Visitor Center, où on fait une petite marche avec un ranger qui nous explique plein de choses intéressantes sur les facultés d’adaptation de la faune et de la flore dans une région aussi hostile (en hiver, les températures peuvent descendre jusqu’à -50°). 

Bref, le parc Denali est à recommander mais quand il fait beau : on a eu une chance incroyable de voir autant d’animaux, le mont Mc Kinley et les paysages. On n’aurait sans doute pas autant profité s’il avait fait complètement bouché, pluvieux et sans doute sans animaux…

Près de Polychrome Pass

Les photos sont ICI

mardi 9 août 2011

A la découverte d’Anchorage et de Valdez

L’Alaska, the last frontier… Première définition d’une région indéfinissable. Tous les qualificatifs de grandeur et de beauté s’y appliquent : immense, sauvage, magnifique, splendide, superbe. Au fil des routes, toutes plus belles les unes que les autres, on ne s’est jamais lassé de la beauté des paysages. Pour ceux qui veulent un résumé, il tient en un mot : WOAW ! Pour les autres, bienvenue au pays du démesuré…

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J’ai retrouvé Marine et Ben à l’aéroport de Seattle, après un très long voyage pour tous : eux l’avion depuis Montréal et moi le bus depuis Vancouver. Pour fêter nos retrouvailles, on va prendre notre première bière Alaskan en attendant notre avion, petit avant-goût de notre voyage. 4h plus tard, on atterrit à Anchorage, AK dans un noir pas tout à fait complet, c’est assez bizarre. Notre RV (Recreational Vehicle, Camping-car en français dans le texte) nous attend sur le parking de Great Alaskan Holidays. Notre première nuit sera courte car le lendemain, il faut remplir différents papiers et surtout visionner une petite vidéo sur le fonctionnement de notre motorhome avant de pouvoir partir. 

Notre beau RV

Notre première journée en Alaska est donc réservée à la prise en main de notre RV (Marine et moi sommes les deux conductrices du « Gros », petit surnom affectueux de notre RV), au remplissage de ses armoires (vive le Walmart) et à récupérer (vive la sieste dans nos nouveaux lits et la séance de ciné). 
Courses au Walmart
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Le lendemain, on part visiter le centre d’Anchorage en bus. La plus grande ville d’Alaska ne compte que 250 000 habitants mais c’est la moitié de la population de l’Etat. La ville n’est pas très intéressante, mais j’aime assez leurs peintures murales un peu partout. On est très déçu de ne pas voir de saumons à Ship Creek ou de caribous dans la ville. A part quelques mouettes, notre compteur « wildlife » reste à zéro…  

Anchorage

Une mention spéciale pour le musée d’Anchorage, qui offre un très bel aperçu de l’histoire de l’Alaska et rend hommage aux peuples natifs de la région, les premiers hommes d’Amérique. J’ai adoré leurs parkas en intestin de morse ou de baleine – GoreTex n’a rien inventé !

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On passe notre première nuit hors d’Anchorage le long d’une petite route, avec l’Eagle River en contre bas et la forêt tout autour. C’est ça qui est génial ici : on peut se garer et camper où on veut en Alaska. Avec notre maison sur roues, on est super autonomes une fois nos réservoirs d’eau et d’essence remplis.

Après Eagle River, on prend la route vers le Nord. Palmer, célèbre pour ses légumes géants et la seule région agricole d’Alaska, ne nous verra le temps que d’un stop pic-nic. On bifurque vers l’est et la Glenn Highway où les paysages de montagnes, de toundras et de forêts se succèdent. On est tous fous de voir notre premier glacier, le Matanuska, à quelques miles de la route. On dort dans un camping pour faire le remplissage et dumping du RV, où on est les seuls campeurs. Dans le genre trou perdu…

Le long de la Glenn Highway
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Après une bonne nuit de sommeil où on est réveillés par la pluie (petite parenthèse : je ne parle même pas du temps, vous verrez bien sur les photos mais disons simplement que c’était ce à quoi on s’attendait : beaucoup de pluie – d’où l’option RV qu’on n’a pas regretté une seule seconde, it was worth every penny of it !), on reprend la route. A Glenallen, on descend vers le sud à travers de belles forêts et autres montagnes par la Richardson Highway. Au Thompson Pass (record du monde du niveau de neige il y a quelques années : 25m), on redescend vers le Keystone Canyon pour débarquer à Valdez.

Valdez est célèbre pour le naufrage du pétrolier Exxon Valdez en 1989 qui a produit des dommages irréparables à la faune et la flore du coin et 25 ans plus tôt pour avoir été entièrement détruite lors du tremblement de terre du Vendredi saint (9.2 sur l’échelle de Richter quand même…). Personnellement, j’éviterais le coin le vendredi saint 2014, qui sait ce qui frappera la ville ?

Mais pour nous, Valdez restera un excellent souvenir. Non pas pour la ville (quelconque) mais pour son décor : au bord de l’eau, elle est entourée d’un cirque de montagnes enneigées où s’accrochent des nuages. On a décidé de fuir les RV Parks en ville où les véhicules sont entassés comme des sardines pour un bel endroit au bord de l’eau. Après le repas, petite balade digestive jusqu’au Solomon Gutch Hatchery, où les saumons roses remontent la rivière pour venir pondre à leur endroit de naissance. Ils sont des milliers à tenter de passer l’échelle et souvent à y mourir. Les mouettes se régalent et les ours aussi ! A quelques mètres de nous, un ours noir débarque de la forêt et vient se servir au buffet de saumons : il n’a qu’à tendre la patte pour se régaler ! Une maman et ses deux petits essayeront aussi de venir manger mais ils seront chassés par les touristes irrespectueux qui les aveuglent avec leurs flashs crépitant. Nous serons les seuls chanceux à les revoir près de notre campement, quand ils traversent la route pour aller dans la baie où la mer s’est retirée.

Notre premier ours noir

Mais Valdez, c’est aussi le Prince William Sound et une région pleine de glaciers. On hésite sur la meilleure option pour partir à leur découverte : kayak ou bateau de croisière ? C’est finalement la première option qui l’emporte. On décide de visiter le Glacier Valdez en kayak. On sera un groupe de 6, avec un couple de scientifiques polonais qui habitent aux States, et la guide originaire de Philadelphie et qui passe son premier été en Alaska. 

Valdez
 
On pagaie sur le lac formé par le glacier, au milieu d’énormes icebergs qui se sont détachés du géant de glace. La différence avec du kayak de mer, c’est qu’on peut approcher le glacier de très près, puisqu’on monte dessus pour pique-niquer et marcher le long des trous et crevasses. L’après-midi est consacré à la visite de caves naturelles dans les icebergs sur le lac. C’est complètement magique de rentrer dans ces grottes transparentes et bleues avec le kayak. La dernière partie du trip est plus difficile car il se met à pleuvoir et à venter alors qu’on a eu une journée magnifique jusqu’à présent. Mais le temps en Alaska…


 Les photos sont ICI