mardi 9 août 2011

A la découverte d’Anchorage et de Valdez

L’Alaska, the last frontier… Première définition d’une région indéfinissable. Tous les qualificatifs de grandeur et de beauté s’y appliquent : immense, sauvage, magnifique, splendide, superbe. Au fil des routes, toutes plus belles les unes que les autres, on ne s’est jamais lassé de la beauté des paysages. Pour ceux qui veulent un résumé, il tient en un mot : WOAW ! Pour les autres, bienvenue au pays du démesuré…

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J’ai retrouvé Marine et Ben à l’aéroport de Seattle, après un très long voyage pour tous : eux l’avion depuis Montréal et moi le bus depuis Vancouver. Pour fêter nos retrouvailles, on va prendre notre première bière Alaskan en attendant notre avion, petit avant-goût de notre voyage. 4h plus tard, on atterrit à Anchorage, AK dans un noir pas tout à fait complet, c’est assez bizarre. Notre RV (Recreational Vehicle, Camping-car en français dans le texte) nous attend sur le parking de Great Alaskan Holidays. Notre première nuit sera courte car le lendemain, il faut remplir différents papiers et surtout visionner une petite vidéo sur le fonctionnement de notre motorhome avant de pouvoir partir. 

Notre beau RV

Notre première journée en Alaska est donc réservée à la prise en main de notre RV (Marine et moi sommes les deux conductrices du « Gros », petit surnom affectueux de notre RV), au remplissage de ses armoires (vive le Walmart) et à récupérer (vive la sieste dans nos nouveaux lits et la séance de ciné). 
Courses au Walmart
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Le lendemain, on part visiter le centre d’Anchorage en bus. La plus grande ville d’Alaska ne compte que 250 000 habitants mais c’est la moitié de la population de l’Etat. La ville n’est pas très intéressante, mais j’aime assez leurs peintures murales un peu partout. On est très déçu de ne pas voir de saumons à Ship Creek ou de caribous dans la ville. A part quelques mouettes, notre compteur « wildlife » reste à zéro…  

Anchorage

Une mention spéciale pour le musée d’Anchorage, qui offre un très bel aperçu de l’histoire de l’Alaska et rend hommage aux peuples natifs de la région, les premiers hommes d’Amérique. J’ai adoré leurs parkas en intestin de morse ou de baleine – GoreTex n’a rien inventé !

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On passe notre première nuit hors d’Anchorage le long d’une petite route, avec l’Eagle River en contre bas et la forêt tout autour. C’est ça qui est génial ici : on peut se garer et camper où on veut en Alaska. Avec notre maison sur roues, on est super autonomes une fois nos réservoirs d’eau et d’essence remplis.

Après Eagle River, on prend la route vers le Nord. Palmer, célèbre pour ses légumes géants et la seule région agricole d’Alaska, ne nous verra le temps que d’un stop pic-nic. On bifurque vers l’est et la Glenn Highway où les paysages de montagnes, de toundras et de forêts se succèdent. On est tous fous de voir notre premier glacier, le Matanuska, à quelques miles de la route. On dort dans un camping pour faire le remplissage et dumping du RV, où on est les seuls campeurs. Dans le genre trou perdu…

Le long de la Glenn Highway
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Après une bonne nuit de sommeil où on est réveillés par la pluie (petite parenthèse : je ne parle même pas du temps, vous verrez bien sur les photos mais disons simplement que c’était ce à quoi on s’attendait : beaucoup de pluie – d’où l’option RV qu’on n’a pas regretté une seule seconde, it was worth every penny of it !), on reprend la route. A Glenallen, on descend vers le sud à travers de belles forêts et autres montagnes par la Richardson Highway. Au Thompson Pass (record du monde du niveau de neige il y a quelques années : 25m), on redescend vers le Keystone Canyon pour débarquer à Valdez.

Valdez est célèbre pour le naufrage du pétrolier Exxon Valdez en 1989 qui a produit des dommages irréparables à la faune et la flore du coin et 25 ans plus tôt pour avoir été entièrement détruite lors du tremblement de terre du Vendredi saint (9.2 sur l’échelle de Richter quand même…). Personnellement, j’éviterais le coin le vendredi saint 2014, qui sait ce qui frappera la ville ?

Mais pour nous, Valdez restera un excellent souvenir. Non pas pour la ville (quelconque) mais pour son décor : au bord de l’eau, elle est entourée d’un cirque de montagnes enneigées où s’accrochent des nuages. On a décidé de fuir les RV Parks en ville où les véhicules sont entassés comme des sardines pour un bel endroit au bord de l’eau. Après le repas, petite balade digestive jusqu’au Solomon Gutch Hatchery, où les saumons roses remontent la rivière pour venir pondre à leur endroit de naissance. Ils sont des milliers à tenter de passer l’échelle et souvent à y mourir. Les mouettes se régalent et les ours aussi ! A quelques mètres de nous, un ours noir débarque de la forêt et vient se servir au buffet de saumons : il n’a qu’à tendre la patte pour se régaler ! Une maman et ses deux petits essayeront aussi de venir manger mais ils seront chassés par les touristes irrespectueux qui les aveuglent avec leurs flashs crépitant. Nous serons les seuls chanceux à les revoir près de notre campement, quand ils traversent la route pour aller dans la baie où la mer s’est retirée.

Notre premier ours noir

Mais Valdez, c’est aussi le Prince William Sound et une région pleine de glaciers. On hésite sur la meilleure option pour partir à leur découverte : kayak ou bateau de croisière ? C’est finalement la première option qui l’emporte. On décide de visiter le Glacier Valdez en kayak. On sera un groupe de 6, avec un couple de scientifiques polonais qui habitent aux States, et la guide originaire de Philadelphie et qui passe son premier été en Alaska. 

Valdez
 
On pagaie sur le lac formé par le glacier, au milieu d’énormes icebergs qui se sont détachés du géant de glace. La différence avec du kayak de mer, c’est qu’on peut approcher le glacier de très près, puisqu’on monte dessus pour pique-niquer et marcher le long des trous et crevasses. L’après-midi est consacré à la visite de caves naturelles dans les icebergs sur le lac. C’est complètement magique de rentrer dans ces grottes transparentes et bleues avec le kayak. La dernière partie du trip est plus difficile car il se met à pleuvoir et à venter alors qu’on a eu une journée magnifique jusqu’à présent. Mais le temps en Alaska…


 Les photos sont ICI

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